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NBA 2K20 : next is now

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
Développeur / Editeur : Visual Concepts 2K Games
Supports : PC / Xbox One / PS4 / Switch
Le calendrier NBA pour la saison 2019/2020 a été dévoilé et le début des hostilités commencera le 22 octobre prochain. Heureusement, NBA 2K20 est déjà sur le terrain depuis début septembre, prêt à se chauffer et à enchaîner les dunks. Entre monnaie virtuelle, draft et matchs serrés, voici ce que vaut la nouvelle version de la simulation de basket de Visual Concepts.
Comme l’an passé, il est de bon ton de faire un petit point sur les différentes versions que proposent 2K Games et Visual Concepts pour son jeu, parce que cela a une incidence sur quelques aspects du jeu. L’an dernier, LeBron James et Giánnis Antetokoúnmpo avaient assuré la promotion, ce qui était un excellent choix puisque le premier est une immense star, tandis que le second a terminé MVP de la saison. Cette année, NBA 2K20 reprend le maillot des Los Angeles Lakers pour sa version standard avec Anthony "The Unibrow" Davis en couverture, mais aussi pour l'édition Digitale Deluxe. Evidemment, 2K Games ne s’arrête pas là et propose une édition Légende avec Dwyane Wade en pochette et ses couleurs très néons pour la vedette du Miami Heat. Toutes ces versions incluent bien entendu plus ou moins de bonus, dont un joli paquet de VC allant de 5 000 à 100 000. Mais ça, on va forcément en reparler plus tard.

NBA 2Kanapé

Après avoir passé l’année 2019 sur NBA 2K19, je me doutais un peu que les ajouts pour cette version ne seraient pas forcément énormes. Pourtant, Visual Concepts a tout de même bossé le sujet, sans pour autant passer à une révolution complète. La présentation et l’interface utilisateur ont un peu changé, mais pas de quoi se retrouver avec une barbe de James Harden du jour au lendemain. On retrouve vite ses petits, notamment les 4 grandes sections du jeu, plus 2K TV et les différentes options. La première section rassemble tout ce qui touche aux matchs amicaux, ceux que l’on peut faire sans risquer de perdre autre chose que son honneur face à son adversaire de canapé.
 
On retrouve donc le mode Jouer, avec les 30 équipes évoluant actuellement en NBA, mais aussi 36 équipes All-Time, 65 équipes classiques, une équipe USA, une autre World et les teams LeBron et Giánnis du All-Stars Game 2019. Sans compter les différentes tenues, avec par exemple 18 pour les Lakers ou 11 pour le Magic. Il est aussi possible de jouer en mode NBA actu, ce qui est la même chose, mais avec les informations de la ligue en temps réel, tout comme le calendrier. Par exemple, il est fort probable que le derby de la première journée opposant les Lakers aux Clippers, voit DeMarcus Cousins sur le banc, puisqu’il s’est encore blessé...

Grosse nouveauté cette année, et il était temps, on retrouve aussi les 12 équipes de la WNBA, le championnat féminin. Tout ce petit monde est modélisé avec les mêmes détails que chez les hommes, mais avec tout de même bien moins de contenu. La ligue ayant été créée en 1996, on aurait tout de même aimé avoir quelques équipes All-Stars, ça n’aurait pas été du luxe. Peut-être pour l’année prochaine, tout comme la possibilité de jouer en ligne avec ces équipes…



Pour le reste, on retrouve le mode en ligne pour affronter des joueurs du monde entier, l’entraînement ultra complet 2KU, mais aussi le bitume en local dans des matchs allant de 1v Vs. 1 à 5 Vs. 5, ou encore tout simplement, jouer avec ses amis en ligne. Du classique, mais de l’efficace et honnêtement, à part faire grossir la partie WNBA ou ajouter des équipes internationales pour se refaire un mondial, je ne vois pas ce que Visual Concepts pourrait rajouter de plus à cette partie.

Quant au contenu, tout est évidemment à jour avec notamment les départs en retraites de Dirk Nowitzki, Dwyane Wade et Tony Parker, ou les nombreux transferts de l’été. C’est donc l’occasion de retrouver Kemba Walker chez les Boston Celtics, de jouer le derby Lakers Vs. Clippers avec d’un côté, le duo Anthony Davis et LeBron James et de l’autre, Kawhi Leonard et Paul George. Ou encore des gros matchs du genre Rockets contre Nets, opposant les paires James Harden et Russell Westbrook à Kevin Durant et Kyrie Irving. Les statistiques ont aussi été mises à jour, avec par exemple la note de 81 pour le rookie Zion Williamson. Bref, c’est encore une fois parfait à ce niveau.

NBA 2 beau

Dès le premier match lancé pour tester un peu la bête, on se rend compte que le boulot est encore une fois de très haut niveau lorsqu’il s’agit de modéliser les joueurs et joueuses, les terrains et tout ce qui donne l’ambiance d’un match de basket-ball de haut niveau. Les équipes de Visual Concepts se sont encore une fois surpassées pour peaufiner encore un peu plus le travail effectué sur l’épisode précédent. La modélisation de joueurs comme LeBron James, Anthony Davis, Kawhi Leonard, ou encore Michael Jordan et le tout jeune Zion Williamson est criante de réalisme. Du côté des femmes, le résultat est le même et voir Candace Parker, Breanna Stewart, Amaya Valdemoro Madariaga, Maite Cazorla et Elena Delle Donne parfaitement modélisées dans leurs tenues fait plaisir à voir. Au passage, Visual Concepts n’a pas fait l’erreur de rendre les matchs WNBA moins intéressants parce « c’est des femmes, vous comprenez, elles sont plus lentes et moins physiques ». Non, les joueuses se contrôlent parfaitement bien comme leur homologue masculin, ce qui est vraiment un plaisir.

En parlant de contrôle, les possibilités de mouvements sont encore plus réalistes cette année. Ainsi, le poids des joueurs se fait un peu plus sentir et il n’est plus trop possible de partir comme une bombe avec Shaquille O’Neal et ses 136 kg. Le positionnement est donc d’autant plus important et il faudra bien veiller à avoir la bonne posture en défense sous peine de se faire dépasser assez rapidement ou de se péter une cheville sur un crossover de Kyrie Irving. Il faut aussi noter que les développeurs ont ajouté une sorte de jauge sous chaque joueur en possession de la gonfle, permettant de savoir quel est le meilleur moment pour tenter une interception. Assez pratique, mais pas non plus totalement cheaté, puisqu’un bon mouvement de pick and roll à la Stockton / Malone sera toujours plus pratique qu’une isolation. Pour les Kobe en herbe qui aiment croquer, 27 styles de dribbles sont disponibles reposants sur ce qui se fait dans la réalité de la NBA. Même les steps-backs de James Harden sont là, histoire de planter du 3 points dans la tête de l’équipe adverse.



Pour ce qui est du jeu « sans ballon », l’équipe de développement a aussi fait grimper le niveau. Paradoxalement, il n’est pas rare de jouer sans ballon dans les NBA 2K, notamment dans le mode Ma Carrière ou dans les matchs en ligne. Les déplacements sont donc capitaux et cet épisode élève la qualité lorsqu’il s’agit de feintes de corps, de collisions, d’écrans ou tout simplement, de marquage et de positionnement pour la prise de rebonds. C’est vraiment très plaisant même si pour être tout à fait honnête, il faut avoir passé pas mal d’heures sur les autres épisodes pour voir les différences.

Néanmoins, si le gameplay de NBA 2K20 est d’une profondeur ultime et que les graphistes ont encore poussé les potards à fond, le titre souffre encore et toujours des mêmes petits détails gênants. Tout comme un Fifa ou PES, les joueurs sont magnifiques, mais il ne faut pas trop regarder le reste. Le public bouge et chante, mais les détails des animations sont assez pauvres. De même pour les coachs qui mériteraient vraiment un peu plus de taf. La différence est assez visible lorsque LeBron parle à coach Frank Vogel sur le banc… Aussi, je ne peux pas passer à côté des quelques décisions un peu stupides de l’IA : shoot totalement forcé alors qu’il reste 20 secondes sur l’horloge des 24, repli défensif alors qu’on vient d’intercepter, ou encore cette capacité à planter 4 malheureux points en un quart temps lorsqu’on est sur le banc… Des petits problèmes qui devraient se corriger au fil des mois via des mises à jour.


 

La Triforce

Véritable poumon de NBA 2K depuis quelques années, les trois modes de jeu, Mon Equipe, Ma Carrière et Ma Ligue sont clairement les plus joués. Les développeurs le savent, toute la communauté y passe le plus clair de son temps, et pourtant, seul celui de la carrière possède de réelles améliorations. Le mode Mon Equipe (MyTeam), reprend ce qui a été fait depuis son introduction dans la licence. Un peu comme Ultimate Team de Fifa, le but ici est de collectionner un maximum de cartes, que ce soient des joueurs, des logos, des maillots, des coachs, ou des contrats, pour former une équipe et jouer contre le CPU ou en multijoueur. Alors ok, ce mode est blindé de contenu avec par exemple des défis hebdomadaires et c’est très cool de jouer avec des équipes totalement improbables, mais c’est surtout une sorte de gacha mobile maquillé avec son système de monnaie virtuelle proposant non pas une, ni même deux, mais bien trois monnaies : des Jetons, des points MyTeam et des VC. Un énorme bordel, agrémenté d’une section enchères et d’un marché de packs de cartes pour faire dépenser encore un peu plus le joueur frustré de ne pas avoir de cartes rares.

Si vous êtes plutôt du genre manager, c’est vers le mode Ma Ligue (MyGM) qu’il faudra se tourner. Néanmoins, pas de révolution, on retrouve tout comme l’an passé. Alors oui, le discours de 2K est bien mignon avec le fait de virer la partie scénario un peu mal foutue, pour introduire une vision un peu plus moderne, mais l’interface reste toujours un peu austère et les dialogues parfois à côté de la plaque. Cela reste néanmoins un excellent mode, pas basé sur le grind mais bien sur la gestion de budget, de recrutement et de personnel. C’est vraiment passionnant mine de rien, tout comme le fait de se construire son équipe de A à Z en passant par une extension de ligue.

MaCarrière

Autant être clair, il s’agit de mon mode de jeu préféré. Pour cette année, 2K Games est allé voir SpringHill Entertainment afin de nous concocter un petit scénario blindé de stars, nommé « When the lights are brightest ». Cette année, on nous propose de prendre le contrôle d’un joueur (impossible d’incarner une joueuse, malheureusement) qui devra passer par toutes les étapes afin de faire ses premiers pas en NBA. Loin de l’an passé où on prenait le contrôle d’un joueur un peu raté qui devait s’en sortir en passant par le championnat chinois puis la G League, ici, il est question d’un joueur avec un niveau plus que correct pouvant espérer un bon choix de draft. Capitaine de son équipe, sa carrière prend un virage assez serré lorsqu’il prend la défense d’un de ses coéquipiers, gravement blessé lors d’un match, puis poussé à la porte par l’université. C’est à ce moment que tout bascule et, au lieu de filer en finale NCAA puis de passer à la Draft NBA, notre « Che » comme il est surnommé, prendra la décision de ne pas jouer cette finale, par pure conviction et finira au fond du banc.

Un message que l’on peut clairement mettre en comparaison avec celui qui fait grand bruit ces dernières années, à savoir le fait que les joueurs universitaires jouent gratuitement, avec l’objectif de jouer en NBA, au risque de se blesser sans aucune assurance. Une carrière peut-être totalement mise à la poubelle avant même d’avoir commencé, sans avoir d’assurance risque, comme cela aurait pu être le cas pour Zion Williamson (1er choix de Draft cette année, 19 ans, 2,01m pour 129 kg) qui s’était blessé lors d’un match entre Duke et North Carolina en février dernier, parce que sa chaussure n'a pas tenue. Un match avec des places vendues entre 2 000 et 10 000 dollars… A l'époque, des mecs comme Scottie Pippen (6 bagues NBA avec les Bulls) s'était exprimé en interview sur ce sujet, d'autres comme Donovan Mitchell (arrière du Jazz) l'ont fait via Twitter. Et mine de rien, cela a aussi eu un énorme impact pour Nike, puisque la chaussure en question avait une petit virgule sur le côté... Bref, le message est là et lorsque l’on voit que SpringHill Entertainment appartient en partie à LeBron James, qui s'était aussi exprimé sur Twitter, on le comprend encore plus.



Du coup, on n’est pas choqué de voir tout un parterre de stars débarquer dans ce prologue, à commencer évidemment par des joueurs comme Scottie Pippen, Karl-Anthony Towns, Kwahi Leornard, mais aussi beaucoup de joueurs (ou ex) des Lakers comme Lonzo Ball, Brandon Ingram, Kyle Kuzma et Anthony Davis, et évidemment, LeBron James. Pour ce qui du reste du casting, on retrouve les Idris Elba dans le rôle du coach (Heimdall dans les films Marvel, Luther, Mandela : un long chemin vers la liberté), Rosario Dawson dans celui de la conseillère (séries Marvel sur Netflix, Sin City, Men in Black 2, Boulevard de la mort), Thomas Middleditch (Silicon Valley) pour jouer l’agent, mais aussi Ernie Hudson (S.O.S. Fantômes), Lamorne Morris (New Girl), et même Maverick Carter (co proprio de SpringHill Entertainment) et Jerry Lorenzo (créateur de mode) probablement parce que ce sont des potes de LeBron James.

Jusque-là, je suis tenté de dire que tout va bien, jusqu’à ce que différents placements produits fassent le forcing. On sent clairement que le budget est énorme et 2K Games a signé pas mal de partenariats. Du coup, on se retrouve avec des dialogues un peu flingués mettant en avant différentes marques d’une manière vraiment pas crédible. Un joueur va par exemple nous venter les mérites de boire du Gatorade (sans qu’on puisse faire un petit 1 Vs. 1 avec lui), un autre va parler de sa super paire d’Under Amour, tandis qu’un autre va mettre en avant Adidas. Le pire étant probablement Jerry Lorenzo débarquant dans un magasin de chaussures pour parler de Nike et de son amour de la marque… C’est dommage, puisque sans ce forcing marketing, le scénario n’est pas si mauvais et nous fait passer par l’université, le NBA Combine, les essais dans 3 équipes de notre choix, la Draft, la Summer League, puis notre première minute sur les parquets NBA. Le seul petit défaut du scénario étant qu’une fois arrivé en NBA, on l’oublie totalement. À part les discussions avec notre agent qui se feront via son bureau pour signer divers contrat pubs, le reste du casting est aux abonnés absents (peut-être que la fin de saison me dira le contraire).

Du temps dans le VC

Mais pour porter le trophée Larry O'Brien, il faut créer son joueur. Grosse différence avec l’an passé, il est cette année question de définir des sortes d’attributs et compétences, qui finiront par établir le potentiel de notre joueur. Cette partie est vraiment bien foutue et très complète, permettant de jongler entre 25 archétypes possibles (5 par poste), afin de coller au mieux avec votre manière de jouer. Envie d’un mur en pivot qui contre tout ce qui bouge et qui écrase le cercle ? C’est possible, en revanche, il faudra dire au revoir à d’autres statistiques. Il s’agit donc de choix cruciaux qui détermineront le reste de votre carrière.

Et sans surprise, on se retrouve avec un joueur à 60 points de note globale (sur 100), qui a donc du mal à tirer, dunker, prendre ne serait-ce qu’un rebond et avec une endurance en mousse. Il faudra donc jouer des matchs, rester concentrer avec le peu de temps de jeu que le coach nous donne au début de carrière et grappiller quelques VC (Virtual Currency) afin de s’acheter quelques points de statistiques ici et là. Le schéma reste donc exactement le même que l’an dernier, avec peut-être un peu plus de VC gagnées lors des matchs, sans pour autant nous faciliter la tâche. La route peut donc être très longue, voir même trop longue pour bon nombre de personnes souhaitant jouer avec un joueur plus fort. Pour cela, pas de secret : il faut jouer, ou sortir les billets. La récolte de VC peut-être vraiment fastidieuse et l’achat des points de compétence est exponentiel, forçant donc au grind et mettant la frustration en plein milieu de l’écran.



C’est donc là qu’entre en jeu le fameux business des VC, si cher à 2K Games qui se félicite de son bon fonctionnement malgré la grogne des joueurs. Besoin de 5 000 VC ? C’est 1,99€. Envie de s’offrir ce pack « le plus populaire » de 75 000 VC ? C’est 19,99€. Quant au pack de 450 000 VC pour être tranquille niveau stats et s’acheter toutes les fringues qu’on veut, c’est 99,99€. Oui, vous avez bien lu. D’ailleurs, le scénario a parfois tendance à vous faire claquer des VC dans des conneries, comme un nouveau costard pour avoir l’air classe. Mais à 10 000 balles l’ensemble, mieux vaut s’abstenir. Si seulement tout cet argent récolté par les baleines était réinvesti dans cet immonde hub qu’est le Quartier, passage obligatoire pour jouer en playground en ligne ou au casino… que l’on oubliera bien vite tant l’écart statistique entre les joueurs jouant normalement et ceux pratiquant le fast pass avec quelques euros est énorme.
Sans aucun doute possible, NBA 2K20 se place sur la première marche du podium concernant les simulations de basket-ball. Magnifique, grisant, extrêmement long, complet et incroyablement profond pour tout fan de NBA, il garde néanmoins son plus gros défaut : sa monnaie virtuelle un peu pénible. Heureusement que tout le reste est parfait.

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