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Shantae and the Seven Sirens

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : WayForward
Supports : PC / Xbox One / PS4 / Switch / Apple Arcade
Vous êtes friqués, vous êtes clients du service avec abonnement de la marque à la pomme et/ou êtes assez curieux pour dévorer notre rendez-vous bimensuel dédié à l'Apple Arcade animé par Ricardo, vous n'êtes alors donc pas sans savoir que WayForward s'est payé une part de la tarte aux dollars d'Apple et a fait le choix de sortir Shantae and the Seven Sirens, le tout nouvel épisode des aventures de la plus célèbre des demi-génie, en priorité sur la petite plateforme désormais florissante.
Ouais enfin pour être précis, c'est seulement la première partie du jeu qui a été mise à disposition du public, car à la manière d'un accès anticipé, il aura fallu attendre cette fin mai pour voir enfin débouler la version finale. Et cette fois-ci, finis les exclusivités qui fâchent, ce cinquième volet de la saga Shantae s'offre à tout le monde et sur toutes les plateformes, du prolo au milliardaire quoi. Alors oui, un nouveau Shantae c'est un petit évènement, et si le studio californien a pris son temps après un Half-Genie Hero en demi-teinte, c'était pour nous revenir avec quelque chose beaucoup plus proche de l'original, un jeu qu'on peut à nouveau qualifier de metroidvania (et rien que ça, ouf ça fait du bien !). Par contre, comme nous allons le voir, le choix d'une distribution nivelée par la pomme a eu des effets... indésirables sur notre héroïne. Mais commençons par une bonne nouvelle : c'est enfin l'heure du déconfinement pour Shantae et ses amis ! Elle est en effet officiellement invitée à la toute première convention internationale des demi-génies qui se déroule sur une île tropicale au large.

Le genre de proposition qui ne se refuse après avoir passé deux mois et demi enfermée dans son 3 pièces de Scuttle Town. Aussi débarque-t-elle sur ce petit coin de paradis accompagné de Bolo, Sky, son fidèle Wrench et l'oncle Mimic puis fait rapidement connaissance avec les 5 autres demi-génies aux caractères bien trempés qui seront de la partie.



Plus tard, lors de la soirée d'inauguration et alors qu'elle s'apprête à se lancer une danse du ventre endiablée, ses consoeurs sont mystérieusement kidnappées et il va lui falloir partir à leur recherche. Elle comprendra bientôt que l'île n'est que la partie émergée d'une légendaire cité qui s'étend dans des kilomètres de galeries sous la surface. Lors de sa quête, elle rencontrera de vieilles connaissances comme l'infâme pirate Risky Boots et ses sbires, mais également de nouvelles têtes (les Sept Ensorceleuses responsables de l'enlèvement, un groupe de scientifiques paumés, un gentil chien fantôme, etc.). Une histoire simple et efficace comme sait en écrire la bande de Matt Bozon et qui permet d'argumenter le propos 100% aquatique de cet épisode signant un véritable retour aux sources de la série.

Vous Shantae ? j'en suis fort aise. Eh bien dansez maintenant.

Bien entendu, les différentes parties de la cité sous-marine seront reliées par des tunnels et des passages tout d'abord infranchissables avant que notre demi-génie choppe de nous pouvoirs lui permettant d'avancer, et ainsi de suite jusqu'au grand final qui réserve quelques surprises. Shantae, on commence à connaître la formule : l'héroïne débloque diverses transformations en animaux au fur et à mesure du jeu, transmutations qui lui permettront ici de grimper au mur, là de creuser les sols boueux ("comme une taupe en colère" comme le scandaient les commentateurs de Jonah Lomu Rugby, pardon pour la référence) ou encore de foncer dans certains rocs friables. Mais si ce Shantae-là s'affranchit des erreurs du passé, il n'oublie pas de revigorer sa formule en gommant quelques-unes des imperfections reprochées par les joueurs au fil du temps. Ainsi, finies les animations de transformations à n'en plus finir qui faisaient clairement perdre du temps après 15 heures à arpenter Pirate's Curse, chacune des altérations est désormais immédiatement effectuée sans transition à la pression du bouton correspondant.

Les iconiques danses sont elles désormais réservées aux pouvoirs des demi-génies sauvées, magies acquises après avoir fusionné avec elles : vague électrique pratique pour remettre en fonction certaines machines, découverte d'objets invisibles, soins appliqués à la demoiselle ou utiles pour épurer des marais empoisonnés, etc. Le jeu ne manque pas de bonus à récolter, de collectibles à dénicher et de magies à acheter chez les marchands ; c'est d'ailleurs les mêmes que dans Half-Genie Hero. Mais en plus de tous ces bidules à débloquer, il introduit un système de cartes à collectionner qui permet de customiser notre avatar en lui rajoutant plusieurs passifs.



En tuant des ennemis, la belle à une chance de récupérer sa Carte de Monstre qui une fois équipée (trois cartes maximum) lui octroie un bonus : réduction du coût de mana pour utiliser telle ou telle magie, régénération de vie automatique, explosion des pots en leur marchant dessus, etc. Il existe même des cartes rares associées aux boss du jeu qui apportent des avantages vraiment non négligeables (surtout une fois le New Game + débloqué), mais on vous laissera découvrir leurs effets et surtout, comment les récupérer !

Card Captor à tout va !

Pour le reste, le combat nerveux (NDLR: et exceptionnel) de la saga n'a pas bougé d'un iota : c'est toujours très fluide, jamais punitif (mais toujours sans grand challenge), un réel plaisir gamepad en main. Pour ne rien gâcher, WayForward s'est payé les services du studio Trigger connu pour son boulot sur des animes comme Kill La Kill, Little Witch Academia, mais aussi le générique du jeu Indivisible. Ils signent ici non seulement l'introduction animée, mais également des petites saynètes d'avant boss du plus bel effet, bien qu'ayant une qualité de trait étonnament variable. Des artifices qui collent parfaitement au look 2D-HD adopté par la série depuis le précédent épisode. On aime ou on déteste, mais ça à le mérite de dépoussiérer les gros pixels de la dernière décennie, Shantae ayant fait ses débuts sur la Game Boy Advance. Par contre on est forcément déçu du traitement graphique des environnements qui manquent de punch, faisant la quasi-impasse sur les animations de parallaxes. On se souvient de la qualité de Pirate's Curse et du soin apporté par les développeurs sur ce point, on comprend d'autant mal ce qui s'est passé ici.

Peut-être une contrainte pour que le framerate ne fasse pas trop de yoyo sur les anciens modèles d'iPad ? C'est en tout cas le seul petit point noir de cette douzaine d'heures d'aventure qui n'entrave toutefois pas le plaisir de jeu. On notera tout de même que le studiio a procédé à une petite refonte de l'interface du jeu avant sa sortie qui tranche un peu avec les "à peu près" graphismes de l'accès anticipé. Enfin, on ne pouvait pas se quitter sans parler de la bande originale du jeu qui fait partie intégrante du côté feel-good de Shantae et surprise, pour la première fois depuis presque 20 ans, Jake Kaufman est aux abonnés absents ! Il est remplacé par un collectif d'artistes de tous bords qui font le job s'inspirant des rythmes funky et musclés du compositeur attitré de WayWorward : Mark Sparling (A Short Hike), le chiptuner Professor Sakamoto, Maddie Lim déjà entendue sur la musique de Vitamin Connection. Mais c'est surtout la petite pépite de Seattle Gavin Allen alias Monomer qui signe avec le morceau The Boiler le pinacle de cette BO, un titre qui fait forcément écho à la géniale bande originale du néanmoins très moyen The Mummy Demastered. En plus de cette composition pour le moins éclectique, on retrouve les doubleurs traditionnels de la série à savoir la résidente Cristina Vee, Karen Strassman et les autres.

A vouloir céder au chant des sirènes d'Apple, on a cru la licence partie sur un navire en perdition, mais c'était mal connaître WayForward qui signe avec Shantae and the Seven Sirens le grand retour de la formule metroidvania qu'on aime tant. Un très bon cru qui aurait presque pu rafler la place de Pirate's Curse sur notre piédestal... s'il ne manquait pas d'un peu de folie dans ses animations d'arrière-plan.

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