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The Room VR: A Dark Matter

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : Fireproof Games
Supports : PC / Playstation VR / VR / Oculus Quest
S'ils sont peut-être moins connus par une tranche de joueurs biberonnés aux grosses productions PC et consoles, les britanniques de Fireproof Games ont su se tailler au fil de la dernière décennie une sacrée réputation chez les amateurs de jeux mobiles. C'est en effet avec la sortie du The Room originel en 2012 que bon nombre de tapoteurs d'écrans du dimanche ont découvert les capacités inexploitées de leur iPhone. Et le studio ne s'est pas arrêté en si bon chemin.
Trois épisodes plus tard, des portages en pagaille et une première incursion dans la réalité virtuelle avec Omega Agent en 2016, on les savait depuis un petit moment au boulot sur un tout nouvel épisode de The Room intitulé A Dark Matter et à destination exclusive des possesseurs de casques VR. Le voilà enfin disponible et compatible avec à peu près tous les supports, des Windows Mixed Reality au Valve Index en passant par le PlayStation VR. Nous avons pu nous y essayer à la fois sur Oculus Quest et dans sa mouture SteamVR, histoire de vous livrer également un comparatif technique qui saura vous aiguiller en fonction de votre configuration et des options qui s'ouvrent à vous. Mais commençons par parler du jeu et de ses énigmes. La première est d'ailleurs son scénario qui aura beaucoup de mal à s'expliquer au joueur jusqu'à la toute fin de cette courte aventure. Tout commence dans le Londres de 1908. Une mystérieuse disparition dans le British Institute of Archaeology mènera un inspecteur de renom de son confortable bureau vers de nombreux lieux à travers l'espace et le temps à la recherche d'un égyptologue.

Tire la che-VR-illette

Des lugubres allées de l'Institut à la chaumière d'une sorcière, on comprend très rapidement que ces voyages organisés sont un nouveau coup du désormais célèbre Artisan qui a semé tel un vilain petit Poucet ses mythiques tétraèdres un peu partout derrière lui. Surtout, on retrouve ses marques face à des puzzles invoquant d'abord des machines infernales, des caches secrètes qui se dévoilent en poussant des boutons sur des boites étranges et puis tout dérape. Vertiges de la RV oblige, le studio nous balade jusque dans l'infiniment petit, à l'intérieur desdites boites pour ici débloquer une serrure de l'intérieur, là positionner des vitraux de couleurs afin de faire passer un flux de lumière ou encore carrément réparer un orgue ! Tout fonctionne très bien dans The Room VR: A Dark Matter, les mouvements sont toujours à la fois d'une fluidité exemplaire et sans aucun chargement supplémentaire que celui de chacun de ces escape games virtuels qui sert de contexte. En plus de ces casse-têtes façon "Chérie, j'ai rétréci les gosses", le titre n'a de cesse de nous proposer du contenu différent.



Enigmes à déjouer avec un oculaire modifié qui déforme la réalité et permet de voir à travers certains objets (l'effet est d'ailleurs saisissant !), mécaniques classiques de point & click grâce à l'iconique inventaire de la saga, énigmes pures liées aux lettres ensorcelées laissées par le prisonnier, aux décors et bouquins présents dans l'environnement et bien évidemment le sel de la série à savoir ces objets aux formes géométriques octogonales (mais pas que) caractéristiques qu'on bidouille, secoue et retourne dans tous les sens pour dénicher des secrets. Si un habitué au genre arrivera à terminer ce nouvel épisode en trois petites heures, les nouveaux venus seront plus proches des 4 à 5 heures. Et justement, les créateurs du jeu ont pensé à eux en intégrant un système d'"astuces à la demande" qui se dévoilent au fur et à mesure du temps. Ainsi, Fireproof évite la frustration qui pourrait nous donner envie de revenir un peu trop vite dans notre réalité. Un autre choix de design qui permet de recentrer tout autour de ses puzzles, est la méthode de déplacement par téléportation.

Et la bobinette chez Râ

Impossible de perdre de vue notre objectif dans des environnements qui deviennent de plus en plus grands et s'étayent pas mal au fil de la progression puisque les développeurs imposent jusqu'à une dizaine de points d'intérêt différents par niveau parmi lesquels on navigue à volonté. Ainsi on sait qu'on a loupé un truc lorsqu'on n’a pas déclenché d'action particulière à un endroit ou à un autre. Certes, ce choix aura ses détracteurs (le roomscale n'a aucune utilité dans le jeu), mais c'était un compromis finalement peu impactant (aucun chargement, donc pas de perte de temps entre les "sauts") qui leur permet de conserver un rythme constant jusqu'à la résolution du dernier mystère. Les contrôles sont ici aussi simplifiés et très agréables. Pointer et diriger le stick vers l'avant pour sélectionner la destination, gâchette du poignet pour attraper et utiliser des objets et surtout possible utilisation des deux mains en même temps, il n'y a pas grand-chose à reprocher de ce côté-là. On reconnait également le savoir-faire indéniable du studio lorsqu'il s'agit d'animer tout ce qui se passe à l'écran.



Notamment, les visions du héros liées à la lecture à travers les lettres ensorcelées à l'aide de l'oculaire sont d'excellente facture, que l'on soit sur le Quest ou SteamVR et ne souffrent d'aucun compromis visuel. On ne peut par contre pas en dire autant de certains effets aux abonnés absents de la version tournant sur le casque autonome d'Oculus à savoir le brouillard volumétrique, l'occlusion ambiante, les ombres et textures haute résolution, le tout contribuant beaucoup à l'immersion. Malgré cela, cette mouture s'en sort bien avec une définition tout à fait correcte et une fluidité à toute épreuve sur le petit Snapdragon 835. Seuls deux crashs sont venus ternir un peu mon expérience sur cette version de test, mais heureusement The Room VR sauvegarde très régulièrement la progression en arrière-plan. A noter que le jeu possède des modes assis et debout. Enfin, et si l'histoire n'est pas des plus passionnantes, car racontée succinctement et expédiée sur le dernier quart, c'est surtout le manque de réelle bande originale qui m'a surpris. Tout au plus doit-on se contenter des très bons bruits d'ambiance de chaque lieu comme seule musique de fond. The Room VR: A Dark Matter est disponible dès à présent sur Oculus Quest/Rift, SteamVR et PS VR. Jeu testé en natif sur Quest et sur SteamVR via des versions presse.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le pari de transposer le gameplay très tactile de The Room dans des environnements virtuels est assez réussi, et ce malgré une histoire un peu trop en retrait qui a du mal à se dénouer. Que vous ayez dévoré les épisodes précédents ou que vous cherchiez de quoi épater la galerie, The Room VR: A Dark Matter est une valeur sûre.

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