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Endless Space 2

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
Développeur / Editeur : Sega Amplitude Studios
Support : PC
Il s’en est passé du temps depuis la preview de Endless Space 2. Le jeu a beaucoup évolué depuis, notamment avec la refonte de l’arbre technologique, mais il lui reste encore du chemin à parcourir. L’avantage, c’est que vous n’allez pas voir le temps passer si vous avez le malheur de lancer une partie.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le jeu, Endless Space 2 est un 4X en tour par tour qui se déroule dans l’univers Endless, point commun à tous les jeux créés par Amplitude Studio. Vous allez être à la tête d’un empire galactique, et vous devrez utiliser tous les moyens mis à votre disposition pour devenir le leader de la galaxie. Vous allez vous rendre rapidement compte du travail monstrueux qui a été fait pour rendre votre règne le moins prise de tête possible. Depuis votre position de « super-empereur », vous allez devoir gérer vos colonies, vos flottes, orienter votre recherche scientifique et gérer les relations diplomatiques avec les autres races majeures de la galaxie. Toute l’astuce des dèvs a été de rendre toutes ces actions très simples à réaliser, même en fin de partie quand vous mettrez 5 minutes à terminer un tour. Que ce soit à travers l’interface, le nouveau système de politique ou la profondeur des outils mis en place, le jeu est une réussite.



Et en plus, il se paye le luxe d’être magnifique. Les planètes sont superbes, les héros pètent la classe, les petites cinématiques de colonisation ou de découverte d’un niveau système sont la cerise sur un bien beau gâteau. Mais comme les mecs sont super attentionnés, et pensent aux joueurs qui veulent juste enchaîner les tours et optimiser leur temps, vous pourrez désactiver les petites cinématiques, virer des notifications, modifier la quantité d’infos présente à l’écran. Bref, vous allez pouvoir personnaliser l’interface à votre guise, et ça, c’est cool. Mais ce qui est encore plus cool, c’est l’interconnexion que les dèvs ont réussi à créer entre les 2 principaux pans de gameplay : la vue galactique et les menus de gestions de l’empire. Comme dans tous les 4X, un tour de jeu se divise entre la carte galactique (déplacement de troupes, exploration, développement des systèmes) et les menus de gestion de votre empire (politique, recherche, diplomatie). Ici, plutôt que de faire l’un puis l’autre, vous allez pouvoir passer de l’un à l’autre à mesure que vous effectuez vos actions, rapidement et sans casser le rythme. Vous voulez coloniser une planète mais vous n’avez pas la technologie ? Une notice vous dit quelle technologie est nécessaire, vous pourrez ensuite utiliser le champ de recherche présent sur l’arbre des technos pour savoir quels sont les prérequis nécessaires. Vous voulez accomplir une quête mais vous ne vous souvenez plus où est-ce qu’elle se déroule ? Ouvrez le panneau correspondant, un clic sur « localisation de l’objectif », et votre vue galactique zoome sur le système en question. Une fois le système bien pris en main, on navigue à toute berzingue entre les menus, à coup de touche de fonction et de clics droits, en ayant toujours les infos dont on a besoin pour prendre rapidement des décisions.

En un coup d’œil sur la carte galactique, vous pouvez connaitre la population d’un système, les ressources qu’il contient, son influence culturelle, s’il y a des découvertes à faire sur place, etc. Un niveau de zoom en plus, vous aurez le détail des planètes qui le composent, avec sa production dans les différents types de ressources, quels types de races mineurs ou majeurs composent sa population ou quelle est sa file de production. Un coup de zoom en moins, un petit coup de barre espace, et vous voilà devant une vue des différentes routes commerciales de la galaxie, avec les revenus qu’elles génèrent. Que vous soyez un vétéran du genre ou pas, cette interface a été pensée et conçue pour être simple à utiliser, tout en vous permettant de trouver en 3 clics l’information que vous désirez, à n’importe quel moment. Et pour maîtriser l’intégralité des pans de gameplay, vous allez en avoir besoin.



Prenons la politique par exemple. Le jeu propose 6 orientations : militaire, scientifique, industrielle, pacifique, écologique et religieuse. Chaque race commencera la partie avec un gouvernement déjà en place, et une orientation politique de base, et une loi déjà active. Les lois vont vous permettre d’appliquer un bonus à tout votre empire, que ce soit du gain de ressources ou des bonus pour vos vaisseaux, en échange d’un coût d’entretien en influence, la nouvelle ressource du jeu, dépendante de votre population. Plus vous aurez un empire vaste, plus les lois que vous mettrez en place seront couteuses, sachant que l’influence va également vous servir à interagir avec le reste des factions du jeu, mineures comme majeures. Tous les 20 tours, votre population élira les partis qui seront représentés au sénat, ce qui déterminera quels types de lois vous allez pouvoir faire passer jusqu’à la prochaine élection. Vous pourrez influer ou pas sur ces élections au moment où elles se dérouleront, mais sachez que littéralement tout ce que vous faites dans le jeu va venir influer l’opinion de vos citoyens : lancer une recherche pour un nouveau module d’arme renforcera les militaristes, assimiler pacifiquement une faction mineure va promouvoir le parti pacifiste, résoudre une crise en laissant un culte se créer dans un système augmentera l’influence des religieux. Les premières élections se passent toujours relativement bien, mais une fois que votre empire commence à grandir, vous risquez d’aller au-delà de petites surprises. Si vous n’y faites pas attention, votre parti de prédilection peut rapidement se faire éjecter du Sénat, les autres orientations politiques s’étant ralliées à un opposant, lui permettant de récupérer plus de votes. C’est à ce moment que vous allez vous rendre compte que vous disposez d’outils permettant de modeler l’orientation politique de votre empire sur le long terme, comme la gestion de la population. Chaque type de population possède une orientation politique de base, qui gagnera en influence à mesure qu’elle augmente, sachant que vous pouvez booster cette croissance à l’aide de ressources spéciales. Vous pouvez donc intégrer une faction mineure avec une orientation politique spécifique, puis booster la croissance de cette population pour assurer que leur parti sera représenté au sénat dans le futur. Et comme dans la vraie vie, si vous mettez des militaristes et des pacifistes sur la même planète, ça risque rapidement de dégénérer. Ainsi, le niveau de satisfaction de vos systèmes sera determiné par les relations entre les différentes populations et leurs idéologies respectives. La solution la plus simple consiste à rassembler les opposants au pouvoir politique dans des systèmes spécifiques, mais vous risquez de vous retrouver avec une rébellion sur les bras.



Et c’est ça qui fait toute la force du jeu. Ces couches successives de complexité qu’il y a dans ce que propose le jeu, qui se découvre à mesure que l’on joue. Outre le fait que chacune des factions proposées possède un gameplay vraiment différent les unes des autres, vous allez découvrir à chaque nouvelle partie une nouvelle mécanique, un nouvel outil pour mieux gérer votre empire ou une nouvelle manière d’optimiser votre production. Le panneau des armées par exemple. Il va principalement vous servir à créer de nouveaux modèles de vaisseaux et à voir l’état de toutes vos flottes. Puis vous allez remarquer que vous pouvez éditer vos formations de combats, un bonus que vous sélectionnez avant chaque bataille spatiale. Le système de combat reposant sur un pierre-feuille-ciseaux, en sélectionnant la bonne formation et le bon équipement pour vos vaisseaux, vous pouvez être sûr de gagner contre les forces de vos ennemis. Jusqu’à ce qu’il s’adapte, que vous ne vous en rendiez pas compte et que vous finissiez par suicider la moitié de vos forces dans une bataille perdue d’avance. Ensuite, vous allez vous rendre compte que vous pouvez modifier et améliorer vos forces terrestres pour les phases de combat planétaire qui arrivent inévitablement lorsque vous voulez conquérir un système. Ces phases de combat ne sont plus aussi simples qu’avant, et si le système envahi est bien développé, le siège peut traîner assez longtemps pour que les renforts arrivent et vous expulsent à coup de pompes nucléaires. On peut aussi parler de l’économie, avec un marché qui va évoluer en fonction des actions des joueurs (acheter / vendre des ressources a un impact immédiat sur leur prix), mais aussi des différents évènements se déroulant dans la galaxie. Plusieurs factions se font la guerre ? Les mercenaires et certaines ressources clés vont voir leur tarif augmenter. Au contraire, la paix galactique règne et le commerce est florissant ? L’ensemble des biens échangés sur le marché vont voir leur prix chuter. Il y a également les compagnies commerciales, qui permettent d’ouvrir des routes d’échanges, ou les améliorations de systèmes, qui vont vous permettre de consommer vos ressources rares pour avoir un bonus dans une des ressources du jeu. C’est simple, il a fallu que je lance une partie en multi et que je me retrouve à attendre que mes camarades terminent leur tour pour prendre le temps de me plonger dans les toutes les fonctionnalités que propose le jeu. Que vous aimiez jouer finement en calculant à l’unité prêt votre production pour le prochain tour ou que vous préfériez confier le développement de vos systèmes et de votre arbre technologique à l’IA (qui vous suggère des recherches chaque fois que vous en avez terminé une), vous aurez tous les outils en main pour réaliser vos rêves de conquête galactique.



Malheureusement, les rêves ce n’est pas très solide face aux bugs qui vous empêchent de terminer un tour, ou qui rendent certaines quêtes impossibles à réaliser. Malgré de long mois en early access, la version finale possède encore son lot de problèmes. On va du bénin, comme des lois qu’il faut relancer plusieurs fois avant qu’elles soient prises en compte, au plus problématique comme les désynchronisations assez fréquentes sur les parties multijoueur. Rien de très grave, et cela ne devrait absolument pas vous empêcher d’acheter le jeu, mais si vous voulez vraiment quelque chose de terminé, attendez encore un peu le gros coup de polish qui devrait arriver dans pas longtemps.

Petite interview de Mathieu Girad réalisée 10 jours avant la release.


Fougère : Comment ça va ? Pas trop stressé pour la release ?

Mathieu Girard : *Rigole* Ça ira mieux dans 10 jours ! Sinon, pas trop de stress aujourd’hui, mais ça fait 3 ans qu’on est en développement, donc on a eu de gros moments de pression.

Fougère : Par exemple ?

Mathieu Girard : Au moment de rejoindre SEGA, quand on a décidé de revoir l’arbre technologique après les retours de l’early access, et pleins d’autres !

Fougère : Justement, l’early access et le partenariat, comment ça se passe ?

Mathieu Girard : Très bien ! L’early access est un excellent moyen d’évacuer beaucoup de stress lié à la release, à partir du moment où c’est fait correctement : limité dans le temps, écouter la communauté, envisager l’apport des suggestions des joueurs. En plus, on peut se reposer sur notre outil Games2Gether pour gérer tout ça ! Du côté de SEGA, il n’y a pas eu de changements significatifs dans le studio, ils ne sont pas là pour mettre le nez dans notre boulot. Ils ont une vision plus long terme, et savent que le succès dépend de la qualité, du coup ça nous rend plus sereins quand on veut investir des moyens pour augmenter la qualité de nos jeux.

Fougère : A propos de jeux, vous avez de nouveaux projets dans les cartons ?

Mathieu Girard : On bosse sur de nouveaux trucs, oui. On est encore en phase de prototypage, donc on essaye plein de choses on regarde ce qui tient.

Fougère : Toujours dans l’univers Endless ?

Mathieu Girard : Je ne sais pas, on est vraiment pas à ce niveau de complexité (rigole).
 
Franchement, Endless Space 2 est une réussite. Amplitude a réussi à inclure assez de nouveautés pour justifier l’achat de ce 2ème épisode, tout en gardant le cœur du gameplay qui avait fait la renommée de son premier jeu. On a hâte de voir ce qu’ils nous préparent pour la suite.
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