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Les Chevaliers de Baphomet : Les Gardiens du Temple de Salomon

ClémentXVII par ClémentXVII,  email  @ClementXVII
La série des Chevaliers de Baphomet est bien connue des amateurs de jeux d'aventure. Débutée en 1996, cette série nous met dans la peau de Georges Stobbart, un avocat américain, qui se retrouve tant bien que mal dans une histoire rocambolesque mêlant habilement légendes chrétiennes et faits historiques. Le succès des deux premiers épisodes tenait surtout à une narration exemplaire, servie d'une animation sans faille dans le plus pur style dessin animé : on ne pouvait rêver mieux pour un jeu d'aventure en point'n click!
En 2003 paraît le troisième épisode: Les Chevaliers de Baphomet : le Manuscrit de Voynich. Entièrement en troidé, il était censé donner un souffle nouveau aux jeux d'aventure, il le fera effectivement en proposant une foultitude d'énigmes basées sur le déplacement de caisses à la Sokoban, et des contrôles plus adaptés au pad qu'au couple clavier/souris.
Les gardiens du Temple de Salomon est, comme son prédécesseur, entièrement en 3D. Georges a-t-il appris de ses erreurs passées? Vous le saurez en lisant notre test...

Georges revient, et il n'est pas content!


Sacré Georges, il a quand-même le chic pour se mettre dans le pétrin ! Pourtant, les signes ne pouvaient pas le tromper: lorsque l'on arrive dans son bureau, et qu'une jeune femme désemparée paraît désespérément avoir besoin de votre aide, c'est le moment de faire demi-tour et de rentrer chez soi... surtout si on a un passé à risques! Le Faucon Maltais, Discworld Noir,... chacune de ces histoires débute de la même façon, pour voir le scénario évoluer de mal en pis pour le héros... mais non, Georges est insensible à ces signaux, il n'est pas « aware ». En ouvrant la porte de son bureau, notre Georges se fait accoster par Anna Maria, une jeune femme originaire de l'Europe de l'Est, qui possède un étrange manuscrit en latin. Ce manuscrit semble indiquer qu'un trésor des templiers serait caché quelque part, et elle compte bien mettre la main dessus, avec l'aide de notre cher avocat.


Seulement voilà, il semblerait que la mafia locale soit aux trousses de la donzelle, ou plutôt de son trésor. En effet, Anna Maria n'a pas l'occasion de s'étendre plus longtemps sur le sujet, car voilà que les gros bras arrivent au bureau de Georges, et qu'il faut fuir par les toits! S'ensuit alors une aventure qui vous mènera principalement autour de la mer méditerranée, à la recherche du trésor perdu. Bien vite, vous découvrirez que la mafia n'est pas la seule intéressée dans l'histoire, et que Georges a beau être célibataire, il n'en est pas moins attiré par le beau sexe en détresse!


Dès l'introduction, le ton est donné, et le jeu démarre sur les chapeaux de roues. Non seulement faut-il échapper à la mafia, mais surtout récupérer le manuscrit qu'Anna Maria aurait laissé dans sa chambre d'hôtel. Georges devra donc utiliser ses muscles mais surtout ses méninges, afin de découvrir le fin mot de cette histoire. C'est-à-dire, pour ce qui est des muscles, soyez rassuré, « Les Chevaliers de Baphomet : Les Gardiens du Temple de Salomon » contient un nombre bien plus restreint de caisses à déplacer que son prédécesseur! En revanche, cela ne l'empêchera pas de jouer au funambule le long d'immeubles délabrés. Pour ce qui est des énigmes, ce nouvel opus place la barre assez haut. Contrairement à Dreamfall qui, à trop vouloir mélanger les genres, s'est retrouvé avec des énigmes d'une simplicité déconcertante, nous avons ici un cocktail varié d'un excellent acabit. Certaines énigmes nécessiteront la combinaison d'un ou plusieurs objets de l'inventaire, alors que d'autres ne seront résolues qu'après avoir palabré avec les personnages que vous croiserez au long de votre aventure.
Enfin, Georges ayant investi dans un PDA Wi-Fi, il lui sera possible de pirater des serveurs informatiques dans des mini-jeux similaires à [link=http://www.freeoldies.com/fo_game.php?id=1716&lang=fr]Laser Light[/link] ou [link=http://www.twilightgames.com/aargondeluxe/aargondeluxe_info.htm]Aargon Deluxe[/link] (ou bien [link=http://www.introversion.co.uk/uplink/]Uplink[/link] en simplifié): il faudra guider des satellites sur l'écran du PDA de façon à ce que la connection passe par plusieurs proxy différents avant d'arriver au serveur de destination. Ces mini-jeux ne sont pas limités dans le temps, et ne nécessitent pas de réflexes aiguisés, ce qui ne sera pas sans déplaire aux joueurs déçus par les phases d'action (à temps de réaction réduit) de l'épisode précédent.
Pointez... et cliquez!
Eh oui, le même Charles Cecil qui avait clamé haut et fort il y a quelques années que les jeux d'aventure traditionnels à la point'n click étaient morts, a abandonné le système clavier/gamepad utilisé dans « Le manuscrit Voynich » pour retourner aux contrôles plus classiques pour ce genre de jeux : la souris. Georges aura donc tout le loisir d'examiner les environs lorsque vous déplacerez votre rongeur. Lorsqu'un objet utilisable apparaît, l'icône d'utilisation la plus probable apparaît en surbrillance (comme « Ouvrir » lorsque l'on arrive sur une porte). Un clic droit permet d'effectuer l'action, alors qu'un clic gauche ouvre une sorte de menu contextuel contenant éventuellement d'autres icônes (un oeil pour examiner l'objet, des rouages pour l'utiliser,...). L'inventaire est accessible en déplaçant le curseur en haut de l'écran, et lors des dialogues, les différentes options de dialogue sont représentées par des icônes en bas de l'écran. Enfin, cliquer sur le sol indiquera à notre ami où aller. Lorsque l'on garde le bouton de la souris enfoncé et qu'on fait glisser le curseur sur le sol, Georges le suivra jusqu'à ce qu'on relâche le curseur, ce qui rend le déplacement de Georges plus réaliste (il peut aussi se mettre à courir lorsqu'une certaine touche est enfoncée), mais complique les choses lors de l'activation de la caméra dynamique...
Les environnements et personnages sont entièrement rendus en 3D, et même si les designers ont fait des efforts, cela ne vaut pas les graphismes peints à la main et fourmillant de détails des anciens épisodes... Mais bon, au moins le jeu possède une caméra dynamique afin que l'on puisse se déplacer dans tous les recoins des décors. Malheureusement, elle se manifeste parfois trop brusquement, rendant les déplacements de Georges difficiles à contrôler. Bien que ce ne soit pas trop gênant dans l'ensemble, certaines situations (séquences d'infiltration – rares et bien menées car combinées avec des énigmes) risquent de vous demander pas mal de patience avant d'en venir à bout.
Du côté de l'ambiance sonore, on se retrouve en terrain connu. Le thème musical du jeu reste très discret, tout au plus quelques mesures lorsque l'on avance dans le jeu (résolution d'énigme, cinématique, changement de scène,...). Quant aux doublages, ils sont très réussis, THQ ayant tablé sur les acteurs d'origine pour doubler les personnages du jeu. A ce sujet, on notera que cet épisode est le premier où Georges ne se rend pas dans la ville lumière, et où il est donc pratiquement un des seuls personnages connus que l'on rencontre. D'ailleurs, qu'est-il advenu de Nico ? Désolé, je n'en sais pas plus que vous à son sujet (enfin si, mais ne dirai rien, même sous la torture!). Peut-être qu'elle fera une apparition dans ce jeu, mais rien n'est moins sûr...
Un scénario captivant, un humour très british (et traduit de façon exemplaire, avec quelques références à la culture française), une réalisation (presque) sans faille, il s'en est fallu de peu que Georges ne fasse un sans-faute! Le retour au point'n click traditionnel est une aubaine, et s'il n'y avait pas ces problèmes de caméra dynamique, et une histoire qui se termine en queue de poisson, il aurait rejoint le palmarès des jeux parfaits. Si vous aimez jouer les Indiana Jones en moins musclé, si l'accent américain de Georges vous manque, n'hésitez pas et rendez-vous dans votre meilleure crèmerie, Les Gardiens du Temple de Salomon s'y trouve peut-être encore en boîte métallique...

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