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PREVIEW

Call of Juarez

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
Jusqu'à présent, les FPS des polonais de Techland n'ont pas vraiment fait l'unanimité chez les joueurs : il faut dire que Chrome et sa suite Chrome : Specforce, certes plutôt réussis d'une point de vue visuel, s'avéraient relativement chiants comme la mort à jouer. Pourtant, nos braves gars de l'est ne perdent pas espoir, et s'apprêtent donc à nous proposer Call of Juarez, un FPS ambiance western qui, malgré quelques lourdeurs, pourrait s'avérer être une bonne surprise.
Le scénario de Call of Juarez vous placera à tour de rôle dans les bottes de Billy, jeune homme traqué accusé à tort du meurtre de ses parents, et dans celles du révérend Ray, homme de Dieu à la gâchette facile, lancé à la poursuite du Billy sus-nommé, le beau-père assassiné de ce dernier n'étant autre que le frère du révérend ; une affaire de famille, en quelque sorte. Sur les cinq niveaux de cette version preview, un seul était jouable avec Billy, les autres nous proposant d'incarner le cureton. Cette répartition est-elle censée révéler celle du jeu final ? Nul ne le sait, mais à vrai dire, on se demande plutôt si Focus, sympathique éditeur, n'a pas préféré nous faire goûter aux meilleurs passages du jeu.


Infiltration et plate-formes, la recette du FPS raté

Car pour tout dire, le passage avec Billy ne nous a clairement pas emballés. Plutôt avares en gunfights, le gameplay se limitait ici à de l'infiltration et de la plate-forme. Pourquoi pas, après tout, ça change du vidage de chargeurs intensif ; sauf que dans la pratique, ces passages se révèlent fastidieux au plus haut point. Le jeune homme est complètement désarmé du début à la fin du niveau, sauf lors de son entraînement au tir, et ne peut donc compter que sur sa furtivité pour échapper à la horde de garçons-vachers agressifs lancés à ses trousses. Leur intelligence laissant à désirer (comprendre qu'ils vous repèrent à 200 mètres, mais qu'ils vous perdent de vue si vous bloquez leur champ de vision en vous planquant derrière un poteau de 10 centimètres de large, un peu comme les Combine soldiers de Half-Life²), le niveau se résume à du quicksave/quickload toutes les trente secondes, afin de trouver le bon chemin.

Lors de notre précédente preview du jeu, le passage aux commandes de Billy ne nous avait déjà pas vraiment excités, et ce nouvel aperçu confirme malheureusement cette mauvaise impression. On espère vraiment que les autres niveaux se révèleront un peu plus amusants à jouer, ou à défaut, qu'ils seront peu nombreux comparés à ceux passés aux commandes du révérend, bien plus amusants.


Gunfights nerveux et explosifs, la recette du FPS réussi

En revanche, une fois bien calé sous le grand chapeau du curé, Bible en poche et flingues à la ceinture, prêt à purifier tous les infidèles dans un bon bain de sang, la donne change radicalement. Certes, la progression dans les niveaux est très linéaire, peut-être encore plus que dans les passages bucoliques avec Billy, et grouille d'éléments scriptés et de spawns d'ennemis un peu trop chronométrés ; mais bordel, quelle intensité.

Le Padre peut porter un flingue dans chacun de ses holsters, ainsi qu'un fusil en bandoulière. Lorsqu'il tient ses deux flingues en mains, chacun est associé à un bouton de la souris. Bien évidemment, toutes les armes peuvent être échangées en cours de route, que ce soit pour en changer contre un modèle plus adapté à la situation, ou tout simplement parce que votre vieille pétoire rouillée vient de vous exploser entre les mains ; et je peux vous assurer que lorsque vous vous retrouvez ainsi bêtement désarmé alors que tout ce qui vous sépare d'une armée de mexicains est un vulgaire panier en osier, il n'y a pas de quoi faire le fier. Plus qu'un simple accessoire de mode, la Bible vous permettra de paralyser vos ennemis lorsque vous en lirez quelques versets, avant de foncer sur eux pour leur vider votre chargeur dans le buffet, tel un Samuel L. Jackson sous acide.

Au niveau des petites originalités qui viennent pimenter le gameplay, on trouve le mode concentration. Celui-ci vous permet, lorsque vos deux flingues sont rangés, de les dégaîner rapidement et de passer ainsi en mode Bullet time : deux viseurs partent des deux bords de l'écran, et vont vous permettre de viser ainsi à plusieurs endroits simultanément, et donc de dégommer plusieurs bad guys en un seul mouvement bien senti.

Autre nouveauté, les duels, dans la plus pure tradition du western : face à face avec un "boss", immobile, alors que seul le vent fait légèrement onduler les pans de votre veste ; quelques secondes plus tard, il n'en reste plus qu'un debout. Une fois encore, ces phases se jouent au ralenti, et lorsque le coup de gong retentit, il vous faut alors dégaîner et pointer le plus rapidement possible votre viseur sur le gugusse d'en face, et bougeant éventuellement la tête à droite ou à gauche pour éviter les balles qui fusent vers vous. Malheureusement, ces phases de duel semblent un peu trop faire appel au hasard pour se révéler vraiment amusantes.

Toujours au rayon des variations de gameplay, un niveau vous placera à cheval, lancé à la poursuite d'une dilligence. Il faudra tenter de dégommer les cavaliers protégeant le convoi, qui chuteront alors misérablement de leur monture ou se feront traîner sur quelques mètres dans la poussière, un pied encore accroché à l'étrier. Ce niveau, vraiment très long, vous fera parcourir une sacrée distance, sans aucun temps de chargement pour venir casser le rythme.


Beau comme un Colt Peacemaker

Le seul point réussi de Chrome était sa réalisation. Call of Juarez ne déroge pas à la règle, et la nouvelle version du moteur 3D Chrome Engine affiche de vraiment bien belles choses : HDR, persos bardés de normal mapping, depth of field lors des zooms, moteur physique à l'avenant et un système plutôt réussi de propagation des flammes, il y a vraiment de quoi en prendre plein les yeux. Les environnements sont de plus franchement vastes et donnent par moments un grand sentiment de liberté.

Bien sûr, cette débauche visuelle a un prix, et sur un PC pourtant pas ridicule (A64 3800+ et GeForce 6800GT), le jeu se permet de ramer à mort en 1024x768 avec tous les détails à fond. On notera aussi des temps de chargement assez interminables. Il reste heureusement encore quelques semaines à Techland pour optimiser un peu tout ça,

Call of Juarez pourrait donc bien être une bonne surprise. Les passages avec le révérend sont vraiment réussis, très nerveux, et proposent suffisamment de petites nouveautés pour ne pas donner l'impression d'avoir déjà été joués mille fois. On reste en revanche un peu plus sceptique quant au potentiel fun des passages avec Billy. Quoi qu'il en soit, le jeu ne sent pas non plus le navet, et on espère que ces premières impressions plutôt positives seront confirmées par la version finale, prévue pour début septembre.

SCREENSHOTS

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