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E3 2018 : Premières réunions de famille dans Children of Morta

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
 
Aperçu du coin de l’œil pendant le showcase Xbox, au bout d’une rangée de consoles qui faisaient tourner We Happy Few, Children of Morta nous a bien surpris. Par son pixel art soigné tout d’abord, avec des décors plein de détails et de trucs qui bougent, mais aussi par ses combats, nerveux et punitifs.
Développé par Dead Mage et édité par 11 Bit Studio (qui sont décidément dans tous les bons coups en ce moment), Children of Morta se présente comme un dungeon crawler procédural, avec une pointe de roguelike pour le goût. Comprenez que vous allez devoir explorer des donjons générés aléatoirement, jusqu’à affronter un boss vraiment vénère, en composant avec ce que vous trouverez en chemin pour exterminer des hordes d’ennemis toujours plus coriaces.

Le petit twist supplémentaire, c’est l’univers dans lequel se situe le jeu. En gros, les dieux locaux ont arrêté de répondre quand leurs ouailles leur adressaient des prières, et ça a sévèrement foutu le bordel. Histoire de remettre un peu d’ordre dans tout ça, une famille de gardiens se lance à la recherche des dieux perdus, en explorant leurs temples respectifs qui sont devenus des repères à bestioles en tout genre. Vous allez contrôler un membre de cette petite famille, celui qui vous plaira le plus, et devrez libérer des dieux mineurs afin d’accumuler assez d’énergie pour rétablir la voie vers les temples des dieux majeurs. La maison familiale servira de base commune à tous les personnages, vous pourrez donc l’améliorer à mesure que vous progressez afin que tout le monde puisse profiter de votre labeur. Les liens filiaux développés ici ne servent pas qu'à la trame narrative, ils auront également une incidence sur le gameplay. Chacun des personnages contrôlables (sur les 10, seulement 2 étaient jouables dans la démo que nous avons pu essayer) possède son propre arbre de compétences que vous pourrez personnaliser à votre guise, mais ils possèdent également un arbre de compétences en commun avec les autres membres de la famille. Plus vous jouez avec un perso, plus il devient puissant, mais cela vous permet également de débloquer de nouvelles capacités passives ou actives pour Tata Jeanne ou Papy George.

La famille c’est bien beau, mais une fois dans le donjon, c’est vous et vos réflexes contre des ennemis qui débarquent de partout. Au début de votre run, vous aurez une attaque principale, une secondaire, une compétence activable à tout moment et un dash. Ces attaques peuvent être renforcées par des runes, comme du vol de vie ou des chances de critiques accrues, dont l’effet durera juste le temps de compléter l’étage sur lequel vous vous trouvez. Si vous avez du bol, vous pourrez tomber sur des reliques, qui vous donneront un effet passif permanent qui persistera jusqu’à la fin du donjon. Enfin, avec vraiment beaucoup de chance, vous pourrez trouver un artefact ancien, un objet qui vous donne accès à une nouvelle capacité que vous conserverez pendant tout votre run. Et réussir à arriver jusqu’au boss final n’est pas chose simple, tant les ennemis sont parfois retors. Entre ceux qui apparaissent de nulle part, les élites, les portails qui vomissent de la chair à canon en continu et les pièges, vous allez probablement crever de 101 manières différentes avant de voir la fin du jeu. Mais franchement, ce n’est pas si grave, tant les combats sont funs à prendre en main. Les déplacements et les animations d’attaque de votre personnage demandent un petit temps de prise en main, mais on passe rapidement du vieillard cacochyme au tourbillon mortel du dragon. Passé un certain cap, le jeu souffre même de problèmes de lisibilité, à cause du nombre d’ennemis à l’écran et les nombreux effets spéciaux qui accompagnent parfois vos attaques.

Children of Morta, c’est le petit jeu indé qui fait plaisir. Le pixel art est beau, les sensations de jeu sont bonnes, le scénario est présent et semble intéressant. Y a plus qu’a attendre que ça débarque sur Steam, dans le courant de l’année a priori.
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