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Tout ce qu'il y a à retenir de l'E3 2018

Frostis Advance, Hell Pé, Fougère, CBL & Nicaulas par Frostis Advance, Hell Pé, Fougère, CBL & Nicaulas,  email
 
Pour le meilleur comme pour le pire, l'événement le plus important de l’année vidéoludique reste l'Electronic Entertainment Expo, le salon du jeu vidéo qui se tient chaque mois de juin à Los Angeles. C'est grâce à la générosité de nos lecteurs que Factornews a pu s'y rendre cette année, comme l'an dernier. Et comme l'an dernier, il convient de vous livrer le bilan de ce que nous avons fait à l'E3. Mais contrairement à l'an dernier, on ne fera pas de vidéo ; notre débriefing vous attend ci-dessous.
[si vous voulez lire tout ce que nous avons fait pour cet E3 2018, vous trouverez dans les liens suivants nos récaps de conférence, nos duplex depuis L.A. et toutes nos previews]

Pour ceux qui débarquent (bonjour ! Bienvenue sur Factornews !) rappelons les trois activités principales qui constituent le dur labeur de reporter à l’E3 chaque année : on assiste à des conférences, on joue à - ou bien on regarde - des jeux, et on médite sur l’inévitabilité de la mort. Abordons donc ces trois aspects l'un après l'autre.

Les conférences


Boaf.

Capture d'écran authentique de la conférence Ubisoft de l'E3 2018

Non sans blague, nous vous avions déjà confié nos doutes l’an dernier sur ce que sont devenues les fameuses conférences de l’E3, et nos impressions sont globalement confirmées cette année. En 2018, les “conférences” sont plus que jamais des enchaînements de bandes-annonces précalculées, des spectacles totalement hors-sujet avec des pandas qui dansent et des voitures trop chères, des cadres sups qui mentent ouvertement au public, du baratin marketing parfaitement huilé qui n’apporte pas grand-chose au schmilblick. Quant aux “révélations” exclusives, ces fameux “mégatons” qu’on passait jadis toute l’année à guetter, ils se résument une fois de plus à des logos de jeux présentés pendant dix secondes, des vagues promesses sur des jeux-univers qui sortiront, peut-être, dans plusieurs années, et qui n’auront, peut-être, rien à voir avec ce qui nous a été montré. Si cette année, nous avons choisi de ne pas commenter en direct ces conférences comme les fois précédentes, c’est aussi pour ne pas exagérer leur importance qui n’est bel et bien plus celle d’autrefois, avant que YouTube et Twitch ne vous apportent tout sur un plateau. Et aussi, vous avez franchement mieux à faire un lundi à trois heures du mat’, pas vrai ?

Les jeux


Nos intrépides reporters ont pu ensuite jouer à 45 jeux différents sur les 63 qui leur ont été montrés à Los Angeles. Chacun de ces jeux a fait l’objet d’une preview sur notre site, mais voici les quelques-uns qui ont le plus retenu notre attention :
 


Cyberpunk 2077 : on l’a seulement regardé mais son ambition nous a soufflés, à des années-lumière de tout ce qui était montré au salon par ailleurs. CD Projekt s’est lancé dans “un projet titanesque qui part dans tous les sens et vu ce qu'ils ont fait avec The Witcher 3, on se dit qu'ils sont bien capables de réussir”, mais on a conscience que ça va prendre encore quelques années.

Control : Remedy fait un Metroidvania qui semble écrit par David Cronenberg. “De loin [le] projet le plus original et ambitieux” des parents de Max Payne, Control nous a particulièrement intrigués.

Tetris Effect : quand Mizuguchi revisite le classique de Pajitnov, ça donne “probablement la session de jeu la plus marquante du salon”, une expérience sensorielle psychédélique inoubliable, et ça sort en fin d’année.

A Plague Tale: Innocence : on a vu une démo et oui, ça se résumait principalement à repousser des rats avec une torche. Mais c’était impressionnant à voir, et l’ambiance moyenâgeuse, le ton annoncé de l’histoire, la mise en scène impeccable nous ont rendu “d'autant plus curieux de découvrir” ce que le jeu des Bordelais d’Asobo a encore à proposer.

Skull & Bones : en réalité, les bons jeux de pirate, ça ne court pas les rues. Ce qu’on a pu jouer de Skull & Bones nous laisse penser qu’on en tient enfin un : “il a fait beaucoup de progrès depuis l'an passé et a maintenant la tronche d'un AAA”, techniquement béton et à l’ambiance soignée.

Black Future '88 : à Factor, on aime bien la synthwave et l’action super nerveuse. C’est exactement ce que propose Black Future '88, un roguelite rapide basé sur la dextérité qui nous a mis “sur les rotules”, “la grosse mandale indé de cet E3”.

Super Meat Boy Forever : comme tout le monde, on avait des doutes sur la suite du jeu culte de 2010 qui prend le risque de complètement changer sa façon de jouer, mais une fois manette en main, nous fûmes rassurés : SMBF s’avère “nerveux, addictif et beaucoup plus malin qu'un simple runner”.

The Sinking City : un jeu d’enquête par les devs des jeux Sherlock Holmes ? Certes, mais “on ne s'attendait pas vraiment à quelque chose d'aussi radical et ambitieux” de leur part. The Sinking City se veut ouvert et non-linéaire, une enquête que le joueur serait libre de mener dans un univers totalement lovecraftien. L’E3 n’était pas le cadre idéal pour apprécier ce genre de proposition, mais elle nous a néanmoins tapé dans l’œil.

Dying Light 2 : plus que la suite d’un AAA bourrin imparfait, Dying Light 2 affiche des ambitions narratives surprenantes, chapeautées par ni plus ni moins que Chris Avellone, l’auteur de Planescape Torment et des épisodes de Fallout qui ont un bon scénario. Nous n’y avons pas joué, en revanche “on a vu pas mal de cette fameuse dimension narrative”, et même si on a nos doutes vis-à-vis du talent de Techland, on a envie d’y croire.

Mugsters : Un jeu qui ne ressemble à aucun autre, où l’on va délivrer des bonhommes sur une carte truffée de pièges et les guider jusqu’à un hélicoptère sans se faire dégommer. Développé par un seul mec mais jouable à plusieurs, Mugsters nous a paru “unique et diablement fun” durant notre session de jeu.

The Division 2 : peu de AAA dans notre sélection, et si celui-ci s’y trouve, c’est surtout parce qu’il s’annonce comme une valeur sûre. “« Pareil mais en différent », c’est ainsi qu’on peut résumer The Division 2”, et si tout va bien d’ici sa sortie, y’a moyen qu’on s’éclate quelques dizaines d’heures dessus.

Kingdom: Two Crowns : en 2015, nous avions bien kiffé le premier Kingdom, ce petit city-builder médiéval vu de côté. Ce troisième épisode (jouable à deux en coopération) nous a rappelé que Kingdom, c’est “un gameplay riche et addictif sans pour autant être stressant”. Et puis, parmi toute notre sélection, c’est l’un des rares à sortir sur Switch [pour les Frostis dans la salle, retrouvez notre addendum Nintendo ci-dessous].

Pathfinders: Kingmaker : un jeu de rôle à l’occidentale fidèlement basé sur une licence papier-crayon, et écrit par ni plus ni moins que Chris Avellone, l’auteur de Planescape Torment et… tiens, encore lui ? Faut croire qu’à Factor, on a nos petits plaisirs bien à nous.

Space Hulk Tactics : un jeu de tactique au tour par tour fidèlement basé sur un jeu de plateau Warhammer. “Si vous ne connaissez pas le jeu de base, vous ne faites pas partie du public cible, qui de toute manière a déjà précommandé le jeu depuis 6 mois”. Faut croire qu’à Factor, on a nos petits plaisirs bien à nous.


Et sinon, y’a les jeux sur lesquels on n’en sait pas plus que vous : les The Last of Us 2, les Death Stranding, les Ghost of Tsushima, les Sable sur lesquels vous vous êtes probablement déjà fait une opinion tout aussi éclairée que la nôtre. Eh oui, ça tend à devenir ça, l’E3 : de la com’ directement à l’attention des joueurs, que ce soit par le biais des trailers ou, on peut tout à fait l’imaginer, de démos sur leurs consoles ou d'alphas (c'est exactement ce qu'a fait EA pour Battlefield V). Ce qui pose, comme chaque année, la question de notre utilité à l’E3.

L'inévitabilité de la mort (ou : le salon)


Alors, qu’avons-nous à retirer de notre séjour à L.A. ?



Beaucoup de jeux, pour commencer, et plus accessibles que l’an dernier, peut-être parce que le salon n’était pas ouvert au grand public le matin, ou alors parce que l’ESA aurait vendu moins de billets cette année. Cette fois-ci, nos trois reporters n’ont pas eu à courir entre les rendez-vous, et ont pu voir au final un éventail de jeux très différents, du mastodonte AAA à l’indé minuscule en passant par des projets de taille moyenne. C’était déjà ce que nous avions apprécié en 2017 : la diversité des jeux présentés.

Et cette année, soulignons également la diversité des gens présents à Los Angeles, car en 2018, et de plus en plus depuis quelques temps, l’action se passe aussi à côté de l’E3 proprement dit, dans des événements parallèles. Immergés au milieu d’une montagne de nerds, on a croisé des connaissances, on a presque pu discuter avec le Saint Père Warren Spector, et le parking Devolver est définitivement l’endroit le plus cool de la Terre pendant les 3 jours du salon. Et en plus, on a photobombé Gameblog et les badauds arrêtaient notre Fougère national dans les travées en le prenant pour Rami Ismaïl, ce qui, si vous voulez notre avis, est bien fait pour sa gueule. Mais tout ça, vous le savez déjà si vous avez suivi le FacTube, notre émission en duplex depuis les pénates de CBL, qui comme chaque année a hébergé la rédac' de Factornews à Los Angeles.

Et la suite ? Le temps ne s’arrête pas après l’E3. Comme l’a fait remarquer ironiquement le Youtubeur Dunkey dans son propre récap de l’E3, il y a tellement de jeux intéressants qui ne sont tout simplement pas à l’E3, mais dont on peut entendre parler toute l’année, loin de la com’ des mastodontes qui profitent du salon pour squatter les ondes. L’E3 ne mérite peut-être plus d’être le temps fort médiatique au détriment du reste de l’année, mais c’est tout de même un lieu privilégié que vos dons nous permettent de fréquenter, et d’y trier le bon grain de l’ivraie. La suite, donc, elle se passe partout ailleurs, et Factor reste au taquet, que ce soit via nos news, nos interviews, nos podcasts, nos vidéos, nos streams, nos futurs reportages si nos finances nous le permettent. Et par nos finances, nous voulons dire votre générosité, évidemment, puisque rappelons-le : Factornews n'est pas financé par la pub, mais exclusivement par vos dons sur Tipeee.

Mais ? Où est mon Nintendo ? (ou : la minute nécessaire de monsieur Frostis)


Ce n’est pas étonnant pour les fans, ça l’est peut-être davantage pour le grand public : cette année, Nintendo n’a quasiment rien annoncé de neuf. Le nouveau Smash Bros, qui a squatté la moitié du Nintendo Direct de cette année, était une inévitabilité à laquelle tout le monde s’attendait. Oui, on n’a pas vu Metroid, Animal Crossing, Pokémon 2019, Bayonetta 3 ou même le retour d’anciennes licences (F-Zero, Wave Race, Star Fox et co.), parce que chez Nintendo, on considère que ce n’est tout simplement pas le moment. La maison de Mario ne fait pas sa com’ en “one shot” sur l’E3, mais tout au long de l’année, ce qui explique que cette année comme aux E3 précédents depuis quelques temps déjà, Nintendo refuse de jouer le jeu et recentre sa com sur quelques éléments précis, sans annoncer de grande stratégie sur le long terme. Et avec le succès éclatant de la Switch, on comprend que Nintendo ne se presse pas à annoncer des mégatons pour noyer la com' de ses concurrents.
À vous, à présent, de nous dire ce que vous avez pensé de cet E3, et de ce que nous avons pu vous en rapporter depuis la Californie. Êtes-vous satisfait de notre reportage ? Voulez-vous qu'on remette ça l'an prochain ? Si pour la prochaine fois on se met à 3 dans un trench-coat pour faire croire à Noddus qu'on est un adulte, vous mettriez plus de sous dans le Tipeee ? Vos retours ne nous servent pas qu'à voter notre budget ; ils nous permettent avant tout de mieux savoir ce qui vous plaît. Alors, ne soyez pas timides et dites-nous tout !
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