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ARTICLE

Les Fact'Or 2019

 

La meilleure narration

Parce l’important n’est pas tellement ce qu’on raconte, mais comment on le raconte

Nicaulas : Mutazione. Tout l’intérêt du jeu est de parler à des PNJ pour apprendre à les connaître, ce qui permet petit à petit de tisser la toile d’un microcosme vivant et convaincant, et au final de donner de l’enjeu à la trame principale. L’héroïne qu’on incarne est définie par le réseau de personnages qui l’entoure, et ça change beaucoup de choses.



Rozzo : Disco Elysium. Parce que j’ai pu me tirer une balle dans la bouche pour prouver à un mec que j’étais un fou. C’est un peu dommage de parler que des moments drôle de Disco Elysium pour le vendre alors qu’il possède de vrais moment de magie dramatique, mais que voulez-vous, il faut appâter le chaland. Et dire qu’on peut se regarder dans le miroir et se dire qu’on est qu’une grosse merde, c’est compliqué à vendre comme une expérience plaisante. Je vous ai raconté la fois où j’ai monté une boîte de nuit dans une église ?



Billou : Knights And Bikes : ce premier essai par deux ex-Media Molecule tente des trucs avec notamment une narration par le gameplay, les deux gamines passant leur temps à imaginer des aventures extraordinaires et forcément ça se ressent dans leur quotidien de petites anglaises perdues sur une île dans les années 80. Les objets du quotidien deviennent des créatures surnaturelles et les balades en vélo prennent l'allure d'épopées fantastique.



miniblob : Children of Morta. Pondre un bon hack’n slash accessible et qui s’inspire de la formule des Rogue-lite c’est une chose, faire en sorte qu’on se plonge dans une histoire familiale parfois tendre, régulièrement touchante et trop souvent poignante, c’est un défi autrement plus corsé que relève avec brio Children of Morta.



hohun : On va m’accuser de favoritisme chauvin, mais désolé les mecs, je mets Night Call sur le podium. C’est pas du Balzac, pas du Camus non plus, encore moins du Céline, mais c’est frais, ça fourmille de thèmes divers, de détresses cafardeuses, de jovialités fantasques, ça critique, ça déteste, ça aime, bref, c’est un voyage. Un voyage avec quelques idées bien trouvées. Mention spéciale au client japonais qui…parle en japonais pendant tout le trajet. Un non-dit à voix haute tombé dans l’oreille d’un sourd, et l’on se rend compte qu’on n’avait pas vraiment besoin d’en savoir plus. C’est beau comme un silence gêné.



Fougère : DISCO ELYSIUM

ZeP : Disco Elysium bien sûr, mais aussi Afterparty, ultra bavard, pas forcément bien écrit, mais dont le système de dialogues permet des faire des choix lors de dialogues d’une fluidité jamais vue (à part dans leur précédent jeu, OxenFree). Je ne comprend pas pourquoi on doit encore se taper des mises en scène aussi médiocres dans The Outer Worlds et cie quand on sait que ce qu’ils font est possible.



Frostis : Planet Zoo, parce que même s’il n’a pas de scénario à proprement parlé, il propose un tas de texte et dialogue pour le bien-être des animaux. Et ça, c’est plus qu’important ! 



Kallen : Telling Lies ! Si Her Story m’avait déjà convaincu, Telling Lies a poussé le concept encore plus loin avec cette fois-ci plusieurs acteurs et des heures et des heures de vidéos à dérusher dans le désordre pour tenter de comprendre le fin mot de l’histoire. Ce jeu m’aura fait sortir mon calepin et prendre des notes pour tenter de remettre les bribes d’infos décelées dans le bon ordre.


 
Feed : Star Wars Jedi : Fallen Order. Alors oui, je sais, un jeu EA. Oui, un jeu Star Wars, c’est souvent mauvais les jeux stare ouarze. Mais là non, ça a marché pour moi. Un jeu dont je n’attendais rien, et qui au final se révèle tout à fait capable, et qui surtout raconte une histoire compétente, c’est pas banal.

La pire narration

L’important c’est le comment, on te dit

Nicaulas : Metro Exodus. Le jeu a d’autres atouts, et il n’est pas toujours narrativement mauvais (les moments de vie dans le train fonctionnent très bien), mais sa trame globale enchaîne les poncifs incohérents jusqu’à un dernier chapitre nullissime.



Rozzo : Death Stranding. Parce que Kojima est aussi bon créateur d’univers qu’il est mauvais scénariste. Taux de levage de yeux aux ciels à chaque cinématique >9000. Les deux heures de cinématiques à la fin du jeu ont été un moment de réflexion important pour mon développement personnel : “Qu’est-ce que je fous là ? Et dans ma vie ? Qu’est-ce que la vie ? Est-ce qu’au final on ne serait pas tous des bébés dans des bocaux ? Ou des bocaux dans des bébés ? Ou juste des bébés ? Pourquoi avoir choisi Léa Seydoux ? ” 

Billou : Borderlands 3 nous prend pour des idiots pendant les 30 heures de sa campagne et rien que pour ça il mérite bien sa place dans cette catégorie. Alors oui, si on creuse un peu, les missions annexes sont pas toutes intéressantes mais il faut quand même suivre (ou survivre à) la trame principale et se farcir un scénario insipide écrit par le neveu insupportable de Randy Pitchford et une narration au raz des pâquerettes... pour rester gentil.



miniblob : Baba is You. Mais qu’est ce que c’est que cette histoire ? D’abord on me dit que je suis Baba, mais après je ne suis plus Baba, on me traite de Keke, on fonce dans le mur, et puis il n’y a plus de mur ou alors il flotte… Apportez-moi ce scénariste qu’on s’explique entre quatre yeux, et par la même occasion servez-moi la même chose que lui !



K.mizol : Death Stranding mais moins pour son scénario perché qui arrive à soulever des thèmes intéressant entre deux bâillements, que pour sa narration à proprement parlé, égarée dans le fin fond des années 90 avec des PUTAINS DE CINÉMATIQUES TROP NOMBREUSES ET INTERMINABLES (et soporifiques une fois sur deux). 

Fougère : Vous savez, je pense que sans Borderlands 3, je n’aurais pas autant apprécié Disco Elysium. Il m’a permis de bien ajuster ma référence, sachant qu’il avait établi un niveau jalon dans le “vraiment-super-naze”. Entre une écriture paresseuse, un humour de cour de récré et des personnages aussi épais qu’une feuille de sopalin, le jeu est une purge narrative, uniquement sauvé par un gameplay aux petits oignons.

ZeP : En plus de Death Stranding et Borderlands 3 (qui m’a donné physiquement mal au crâne), The Outer Worlds bien sûr, qui propose pour un RPG les pires dialogues résolutions de quêtes que j’ai vue depuis longtemps, en plus de rusher chaque situation tellement fort que ça n’a plus de sens. La moindre personne rencontrée devient votre ami pour la vie en deux phrases, vous convainquez des puissants de changer d’avis avec un seul argument nul, affreux.



CBL : Wolfenstein : Youngblood. Tous les dialogues entre les frangines sonnent faux.



Frostis : comment ne pas nommer NBA 2K20 et son scénario blindé de stars, de placements de produits à tout va et d’une morale à deux balles ? Et surtout, un scénario qui est directement mis à la poubelle au bout de 10 matchs de saison régulière. 

Kallen : Pokémon Bouclier. J’en suis arrivée au stade d’appuyer frénétiquement sur le bouton A pour passer les dialogues et à zapper les cinématiques tant le scénario est tout bidon. Mais bon, c’est Pokémon, on lui pardonne. 



Feed : Borderlands 3. Bon, j’adore l’humour débile et tout hein. Et c’est borderlands, une série que j’affectionne particulièrement, alors je peux pardonner beaucoup de choses. Mais là, comment dire, c’est compliqué. J’aime le jeu pour beaucoup de raisons, son histoire n’en est pas une.

Plus gros fou-rire

Volontaire ou involontaire

Nicaulas : The Sinking City. Bien plus que les lacunes techniques et visuelles, c’est lorsque le jeu s’embourbe dans sa mécanique de dilemme moral qu’il devient hilarant. (mini-spoilers) Tu préfères empoisonner des pauvres ou laisser prospérer un ordre satanique ? Tu préfères aider le père mafieux sans pitié ou le fils influencé par une secte ?  Tu préfères t'allier à une sorcière Maya zombie vampire qui tue des civils et en asservit d'autres, ou à un archéologue sociopathe qui ressuscite des morts pour les torturer dans une usine abandonnée ?



Rozzo : Sekiro : Shadow Die Twice. Niiiiinjaaaaaa !  Quel drôle de blague que de reprendre le jeu après trois mois sans jouer pour se retrouver PILE devant le boss de fin à affronter. C’est après avoir sombré dans la folie, en être revenu, puis retombé dedans que j’en suis sorti victorieux quatres heures plus tard après un état de “flow” de 6 minutes. Depuis, même Bloodborne me semble être un jeu d’enfant. 



Billou : Ce n'est surement pas le plus inventif dans son gameplay sur rails (compatibilité VR oblige), mais le héros et les PNJs idiots de Trover Saves The Universe m'ont fait rire aux éclats pendant toute cette courte aventure. Et c'est évidemment grâce à l'excellente écriture de Justin Roiland et la vingtaine d'heures de dialogues débiles à souhait et doublés à la perfection que contient ce petit bijou.



miniblob : Shenmue III. Non, je n’y jouerai pas, de toute façon la licence ne m’intéresse pas du tout, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier une bonne blague quand elle se présente.

hohun : Je souris peu dans les jeux vidéo, alors rire, vous pensez bien… Et puis un jour, vlà-t-y pas qu’une bande de galériens déguisés en Bioman monte dans mon taxi. Ils sont bourrés comme des coings des Hauts-de-France, hurlent comme des supporters de Hauts-de-France, et cherchent leur compère disparue comme une fillette dans les H…[NDRédac-chef : on va s’arrêter là pour l’humour de mauvais goût, tu passeras chercher ton chèque à la compta, pauvre type]. Pendant 5 minutes, je vais les faire tourner dans le quartier et écouter tous leurs errements de pochetrons. Ça n’a aucun sens, ça fuse de partout, je suis même pas sûr s’ils m’ont payé, mais en tout cas ils étaient marrants et chaleureux comme des mecs des Hauts-de-France. Je les dépose et repars, les zygomatiques assez radieux pour illuminer la moitié de Paris. Night Call, je t’aime, épouse-moi et nous ferons plein de bébés alcooliques RSA sans-dents ensemble.

K.mizol : Heave Ho ! du Cartel est sans doute le meilleur fournisseur de poilade de l'année, surtout si vous avez trois potes avec qui vous y mettre. Tout le concept du jeu, pourtant tout simple, vient systématiquement vous taper dans le dos d'un rire communicatif. Médaille d’argent : EA qui se surpasse d’année en année pour péter toujours un peu plus FIFA en lui créant de nouveaux bugs ou soucis idiots qu’un stagiaire aveugle saurait gommer mais qui te gâchent le mode Carrière. Et je leur file 50 balles chaque année. Le rire jaune comme on dit.



Fougère : Si Gearbox avait bien fait son boulot, j’aurais du mettre Borderlands 3 dans cette catégorie. Mais heureusement, je peux me rabattre sur Disco Elysium. L’une des grande force de l’écriture envoûtante du jeu, c’est son humour et son décalage permanent qui va venir provoquer un éclat de rire franc et puissant au moment les plus inattendus. J’ai hâte que les bouquins écrits par les auteurs derrière le jeu soient traduits en anglais.

ZeP : Death Stranding : Tout la mise en scène des parties scénarisées (ca passe mieux quand on le prend pour un nanar), l’explication des M.U.L.E et autres concepts de l’univers, les chutes contrôlées...

CBL : Mugsters : la loi de Murphy à son sommet. Quoi qu’on fasse, les chances que cela tourne mal ou nous retombe sur la gueule sont garanties. Tout comme les fous rires qui accompagnent les catastrophes.



Frostis : comme K.mizol, je nomme le petit Heave Ho. Seul, c’est un coup à jeter la manette à travers la fenêtre. Mais à 4, c’est juste le fou rire assuré tellement c’est con. Et sinon, je dirais que Google me fait rire. Beaucoup rire.

Kallen : Heave Ho. Le jeu qui m’aura arraché le plus de frustration en y jouant seule mais de gros fous rires en y jouant à plusieurs. Le concept est tout pété mais ça fonctionne et c’est un très bon party game. 

hellpé : le moment dans Control où y’a du metal.

Feed : Untitled Goose Game. On joue une oie punk.
 

La plus grosse chialade

C’est fou ce que le ventilo de ma tour recrache comme poussières

Nicaulas : The Walking Dead : The Final Season. Malgré un dénouement foireux, le chant du cygne de Telltale est un joli cadeau aux fans. Construite par symétrie avec la saison 1, cette ultime saison contient deux passages particulièrement émouvants, mais ça serait compliqué d’en parler sans spoiler.



Billou : Impossible de résister à l'appel du mouchoir devant la sainte trinité Level 5/Ghibli/Joe Hisaishi. Alors ouais, j'ai beau l'avoir déjà torché sur PS3, j'ai beau le connaître par coeur, mon petit palpitant de panda désabusé fait encore des boom boom devant Ni no Kuni: La Vengeance de la Sorcière Céleste Remastered et sa plâtrée de bons sentiments, surtout grâce à l'exceptionnel doublage en version originale. Ah foutue poussière dans l'oeil !



ZeP : J’ai beau cracher sur la narration de Death Stranding, je ne vais pas lui retirer ça : Il m’a fait lâcher une larme lors de la toute dernière scène. Comme quoi quand Kojima reste sobre et posé, ça fonctionne.

Fougère : Je suis obligé de répondre à côté de la question, parce qu’il n’y a pas eu de jeux en 2019 qui ai réussis à toucher mon petit coeur tout mou (Kind Words étant hors catégorie ici). Par contre, des larmes de frustrations, j’en ai versé en jouant a Anthem. Bioware a réussi le tour de force de sortir un des pire jeu jamais réalisé, que ce soit au niveau de la technique ou de la progression.



Frostis : comme Fougère, je n’ai pas été hyper sensible cette année sur mes jeux. Oui, il y a bien de l’empathie dans Red Dead Redemption II, mais ce n’est pas pareil. Par contre, ce qui m’a fait chialer, c’est de voir le succès de Mario Kart Tour sur mobiles. En tant que gros fan de cette série, je suis plus que triste. 



Kallen : C’est peut-être hors-sujet mais je vais mettre un “jeu” mobile : Florence. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en y “jouant”. Je met des guillemets car pour moi ça tire plus de l’expérience que du jeu à proprement parler mais une vraie claque. Alors bon, on me souffle dans l’oreillette qu’il est sorti en 2018 donc je suis hors-sujet.

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