Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.

Un Rédacteur Factornews vous demande :

ACTU

Du hero shooter au Far West, Jeff Kaplan dévoile The Legend of California

Buck Rogers par Buck Rogers,  email
 
Cinq ans après son départ de Blizzard, Jeff Kaplan refait surface avec un projet que l’on pourrait déclarer de très inattendu. Ainsi, le bonhomme ne revient pas avec un shooter futuriste comme avec Overwatch, mais un projet de jeu multijoueur dans un Far West inspiré de la ruée vers l’or, développé par son nouveau studio Kintsugiyama et édité par Dreamhaven, la société fondée par l’ancien président de Blizzard, Michael Morhaime. The Legend of California prépare même déjà son premier playtest accessible sur Steam dans les prochaines semaines.

Le titre se présente comme un FPS multijoueur de survie se déroulant durant le XIXᵉ siècle et les joueurs évolueront sur une île fictive inspirée de la Californie. Il s’agira d’un vaste monde ouvert où l’exploration, la récolte de ressources et la construction seront au cœur de l’expérience. On pourra, seul ou en groupe, bâtir son propre ranch, exploiter des mines ou développer différentes infrastructures persistantes pour survivre dans un environnement sauvage, dans la tradition des jeux de survie JCJ.

De plus, on nous promet que chaque serveur proposera une configuration différente de la carte, avec des régions plus ou moins dangereuses et des points d’intérêt susceptibles de se déplacer au fil de la progression. L’ambiance visuelle et sonore n’est pas sans rappeler un certain Red Dead Redemption 2. Bon, l’œuvre de Rockstar était elle-même très inspirée de classiques du cinéma, dont les westerns du grand Sergio Leone, mais c’est quand même fou le nombre de lieux "très ressemblants". Hum, hum.



Kaplan, lui, préfère évoquer une direction artistique puisant son inspiration dans les grandes peintures de paysages américains, avec une importance particulière accordée à la lumière, la météo et la musique pour renforcer l’immersion. Arthur Morgan, John Marston et Sadie Adler ne seraient pas complètement d’accord, vu les similitudes en ce qui concerne les lieux et l’identité visuelle. En revanche, la bande de Dutch Van der Linde reconnaîtrait volontiers que les gunfights semblent plus pêchus que dans Red Dead, ce qui n’est pas non plus un exploit.

Il faut reconnaître que ce changement total de direction surprend. Pendant près de vingt ans chez Blizzard Entertainment, Kaplan, qui avait fini par en devenir le vice-Président, s’était surtout illustré dans des univers de fantasy et de science-fiction, par exemple sur World of Warcraft puis Overwatch. Cette volonté de rupture s’explique aussi par le contexte de son départ en 2021.



L'intéressé s’est récemment exprimé dans une interview accordée à Lex Fridman, indiquant que les dernières années chez Blizzard avaient été marquées par une pression croissante pour maximiser les profits, surtout autour de l’esport et de la monétisation. Oui, ça on l’avait remarqué. Les attentes financières autour de l'Overwatch League et l’appât du gain avaient progressivement pris le pas sur la vision créative originelle du jeu.

On rappellera que dans l’industrie, Kaplan est souvent décrit comme quelqu’un qui protégeait les développeurs des pressions du conseil d'administration et on le surnommait “Papa Jeff”. Il a longtemps été considéré comme la figure la plus appréciée de Blizzard. Rien d’étonnant donc à ce que son nouveau studio, qui compte une trentaine de développeurs, comporte en son sein plusieurs anciens de Blizzard comme Tim Ford.



Toutefois, on l’aura bien compris, Jeff Kaplan cherche à s’éloigner de cet héritage. C’est peut-être lié à un traumatisme, et ce serait compréhensible. Il souhaite ainsi créer une identité propre pour son studio, plutôt que de reproduire la formule qui a fait le succès de son ancien employeur. Bon, leur future production est quand même assez proche sur certains aspects d’un jeu sus-mentionné, mais chut (!).

De plus, avec The Legend of California, il semble vouloir prendre à contre-pied cette logique complètement avide, et c’est tout à son honneur. Le développement se fait à un rythme plus tranquillou, sans un calendrier qui aurait pour objectif une sortie hâtive. D'ailleurs, un lancement en accès anticipé sur Steam est prévu dans un premier temps. Toutefois, avant cela, il y aura d’abord une phase d’alpha publique afin de tester les systèmes de jeu. On peut même d’ores et déjà s’inscrire pour participer à un premier playtest.

Affirmer que le retour de Jeff Kaplan suscite la curiosité dans l’industrie, c’est peu dire. Le gars est connu pour sa proximité avec les communautés de joueurs et il a une véritable vision du game design. On souhaite à lui et son équipe de faire de The Legend of California une expérience rafraîchissante, et surtout d’avoir plus de succès que les malheureux vétérans de Respawn avec Highguard.

Rechercher sur Factornews