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Tu veux rencontrer un Turtle Beach VelocityOne Flightdeck HOTAS dans ta région ?

Xavor2Charme par Xavor2Charme,  email
Support : PC
Cormorans, goélands, mouettes d’Egypte, vulgaires mais attachants pigeons bisets et quelques fois des hérons : habitant au bord du canal de Bruxelles, il arrive souvent que mes yeux se posent sur de majestueux volatiles. Observer une belle mouette planer me donne envie de la rejoindre et tout ce que j’ai trouvé pour m’en approcher, c’est de lancer Microsoft Flight Simulator 2024 pour survoler mon quartier. Si vous avez les mêmes rêves icariens ou que plus prosaïquement vous voulez vous mettre à la simulation aérienne, il vous faudra donc un peu de matériel, idéalement un joystick et une manette des gaz. Débutant que vous êtes, vous risquez lors de vos recherches de tomber sur le Turtle Beach VelocityOne Flightdeck HOTAS et c’est justement de ce kit dont nous allons parler dans cet article aujourd’hui.
Nous avons déjà croisé la route de plusieurs produits Turtle Beach sur Factornews, la marque américaine tentant de balayer assez large niveau périphériques gaming avec notamment des casques audio, des volants à retour de force ou même des guitares pour jouer à Guitar Hero. Elle propose aussi tout une gamme dédiée à la simulation aérienne avec yokes, palonniers ainsi que plusieurs joysticks. J’ai choisi ici le Flightdeck HOTAS dans le sens où c’est le produit le plus polyvalent au cas où vous voudriez à la fois voler tranquillement dans Flight Sim, lancer des missiles dans DCS World ou parcourir l’espace dans Elite Dangerous.

Nous sommes donc ici en présence d’un HOTAS, pour Hands On Throttle And Stick, que l’on peut traduire par Paluches Sur La Manette Des Gaz Et Manche À Balais (PSLMDGEMAB en français donc). Nous avons donc d’un côté le joystick, permettant de contrôler l’assiette, le tangage et la gouverne de notre zinc et de l’autre la manette des gaz pour contrôler finement sa vitesse, le tout avec des capteurs à effet Hall. Ajoutez à cela des boutons et des sticks partout et vous êtes paré à toutes les éventualités. Mais ce n’est pas tout ! Turtle Beach étant une marque à gimmicks, notons la présence d’un écran sur la manette des gaz permettant d’ajouter une quarantaine de fonctions supplémentaires ainsi que de configurer tout ce bazar, un petit écran qui ne sert à rien sur le stick, des retours haptiques et des éclairages LED configurables. Le tout est proposé à 399 € et je reviendrai plus tard sur le prix.


Le Monde incroyable de Gimbal

Commençons par la main droite si vous le voulez bien (de toute façon il n’y a pas de version pour les gauchers). Le joystick est de prime abord très confortable, réglable en hauteur et composé d’un plastique à la fois doux et moelleux. Il est aussi amovible au cas où vous voulez le ranger ou le trimballer. La plupart des boutons présents sur le manche tombent bien sous les doigts et mis à part le petit joystick tout en haut, nullement besoin de bouger la main pour les atteindre. La qualité des sensations des boutons et sticks en eux-même est assez éparse : certains sont très qualitatifs comme le stick analogique ou le frein, d’autres font très fragiles ou mou comme la gâchette ou le stick sous le pouce.



Le bouton Fire est quant à lui assez curieux car il peut agir aussi comme une souris. Un petit interrupteur permet juste à côté de le transformer en trackpad, ce qui est plutôt une bonne idée vu que les simus demandent souvent de devoir utiliser la souris pour accéder à certaines fonctions du coucou. Néanmoins, si l’idée est rigolote, l'exécution est déplorable et il est proprement impossible de pointer précisément quoi que ce soit avec. Le bouton en lui-même est assez quelconque, ce qui est dommage vu qu'il sert à larguer des bombes.



La base du stick est quant à elle très qualitative, fort bien lestée, assurant une bonne stabilité et elle ne bougera pas en jeu. Elle propose également trois trous si jamais vous voulez la fixer à un stand. Pour le reste, la plupart des boutons fait très bien taf. La commande des trains d'atterrissage répond très bien, l’encodeur rotatif sur trois positions pour les freins est réactif, les trois interrupteurs métalliques sont qualitatifs et le reste des boutons est agréable à actionner. Il y a même un port mini-jack ! C’est dommage alors de s’être raté sur l’essentiel : le ressenti du joystick en lui-même.

Une fois en main, je me suis rendu compte qu'il possède une zone morte au centre assez grande. Il faut alors le bouger assez loin avant d’avoir un mouvement en jeu, rendant ardues certaines manœuvres précises. J’ai comparé avec mon Ursa Minor de chez Winwing et le résultat est flagrant, le stick chinois étant beaucoup plus linéaire et doux.



Cela a une explication, la manière dont le gimbal est conçu et fabriqué. Je ne connais pas de terme en français pour cela mais le gimbal, c’est l’axe de pivot du stick. Je ne vais pas entrer dans les détails parce que j’ai eu du mal à trouver des informations claires là-dessus mais sachez que les joysticks grand public utilisent un système dit de ball and cup moins précis que ceux utilisés par les modèles plus haut de gamme. Ceux-ci utilisent de gros ressorts et des rails permettant d’avoir un mouvement constant et doux. À savoir que le Turtle Beach utilise donc un système ball and cup au contraire de mon Ursa Minor de chez Winwing qui use d'un système de pincer gimbal beaucoup plus fluide. Sur ce dernier, il est même possible d'accéder via une trappe aux ressorts si on veut les changer.

La manette des gaz à effet Hall

S’il y a des choses à reprocher au joystick, sa copine la manette des gaz est assez irréprochable. La base est elle aussi lestée et ne bouge pas, la main l'agrippe bien et si tous les boutons ne sont pas accessibles directement, ils ne sont jamais bien loin. Comme pour le stick, il y a à boire et à manger niveau qualité des boutons, où d'impressionnants leviers et encodeurs côtoient des boutons qui bandent mous mais ici aussi, toutes ces entrées ont le mérite d’être nombreuses et variées.



La poussée est solide, le levier est bien construit, rien ne tremble. Le mouvement est fluide et n’y a pas de friction ou de grincement. À noter que la manette peut se détacher en deux parties indépendantes pour les avions possédant deux moteurs. Néanmoins, n'espérez pas exécuter une manœuvre à la Top Gun car la manip pour les séparer nécessite d’actionner un gros bouton sur le côté et donc de devoir lâcher la poignée.



Le clou du spectacle est ici l’écran tactile de belle taille, permettant d’ajouter jusqu’à 39 boutons, encodeurs et autres que vous pouvez répartir sur plusieurs écrans. Il est possible de personnaliser des éléments de cockpit ou directement d'importer des profils via le logiciel Velocity Flight Hangar. Ce programme permet aussi de régler assez finement les zones mortes, les types de courbes utilisées et de gérer les mises à jours matérielles.



Pour revenir à l’écran, il peut servir aussi à régler certaines options à la volée : décider du déclenchement des retours haptiques sur le throttle et le stick, couleurs des LED, etc. Il n’est pas d’une réactivité à se taper le séant sur le plancher des vaches mais cela permet d’avoir pas mal de fonctions annexes comme les outils de communication radio à portée de doigt, renforçant ainsi l’immersion.



Il est un peu dommage de ne pas pouvoir acheter cette manette séparement, d'autant plus qu'elle est en soit totalement indépendante du stick (ça fait pas mal de câbles du coup). 
En résumé, ce kit est donc à première vue un très bon HOTAS pour commencer. Le souci, c’est le prix :  les concurrents plus niches comme VKB, Winwing et compagnie proposent des sticks plus agréables à manipuler et plus précis à des tarifs plus compétitifs. Chez Winwing, vous pouvez avoir un modèle plus qualitatif à un prix moins élevé et tout cela est régulièrement soldé. Vous n’aurez pas de jolies lumières customisables ni d’écran sexy mais le principal, les sensations en vol, sera mieux exécuté. Gros point noir, je ne crois pas avoir croisé de version pour gaucher du kit contrairement encore une fois à la concurence, alors même que le stick se détache.
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