TEST
Razer Barracuda V2 Pro
L'ogre Razer est partout, des manettes pour téléphones mobiles (voir notre prise en main de la Prio à la Gamescom) jusqu'au support pour casque connecté qui a fait les frais de nos dernières expériences à la con du week-end. Côté casques, la marque a tenté une première incursion dans la gamme nomade, mais pas trop avec son Barracuda Pro il y a maintenant quatre ans. Critiquée pour l'absence de véritable microphone qui embêtait les joueurs qui voulaient également s'en servir pour... jouer, l'hydre singapourienne est de retour cette année avec une V2 disposant enfin d'un micro-perche à brancher lorsqu'on n'est pas en mobilité, en plus de proposer une construction véritablement pliable et un son THX Spatial Audio+ (sur PC). Est-ce que ça en fait enfin un casque paré pour toutes les situations ?
Test réalisé avec un casque fourni par le constructeur
Au déballage, on est tout d'abord surpris par une robe toute noire assez sobre, très dans l'air du temps de ce qui se fait sur les autres casques nomades. Pas de boutons protubérants comme sur le BlackShark V3 Pro, pas de Chroma RGB irritante à désactiver immédiatement, aucune câblerie apparente. Le branding du constructeur est lui à peine relevé par un gaufrage en simili cuir qui recouvre l'arceau et un logotype sérigraphié en noir sur noir sur chaque oreillette, tant et si bien qu'il passe inaperçu dans les transports et c'est un peu tout ce qu'on demande à cette gamme-là. La boîte contient également un dongle HyperSpeed 2,4 GHz au format mini logé dans l'oreillette gauche, un adaptateur USB-C vers USB-A, un câble USB-C vers USB-A et le micro-perche qui vient se greffer sur l'unique port jack 3,5 mm du casque. Exit la housse protectrice aimantée d'il y a quatre ans (c'est pas plus mal, le casque a surtout vocation à traîner dans un sac). Le premier contact avec le Razer Barracuda V2 Pro est plutôt bon, malgré pas mal de matériaux plastiques moins qualitatifs que chez la concurrence pour cette gamme de produits, quoique équivalents à ce que fait Sony avec la réédition low-cost du Sony WH-1000XM4 en version C.
La mousse qui recouvre le dessous de l'arceau est moins importante que sur un BlackShark V3 Pro, mais en même temps, elle est pensée pour le nomadisme. L'arceau plastique renferme une languette en métal qui vient maintenir l'extrémité de chaque fourche en plastique via un système en crantage comme j'aime.

Au déballage, on est tout d'abord surpris par une robe toute noire assez sobre, très dans l'air du temps de ce qui se fait sur les autres casques nomades. Pas de boutons protubérants comme sur le BlackShark V3 Pro, pas de Chroma RGB irritante à désactiver immédiatement, aucune câblerie apparente. Le branding du constructeur est lui à peine relevé par un gaufrage en simili cuir qui recouvre l'arceau et un logotype sérigraphié en noir sur noir sur chaque oreillette, tant et si bien qu'il passe inaperçu dans les transports et c'est un peu tout ce qu'on demande à cette gamme-là. La boîte contient également un dongle HyperSpeed 2,4 GHz au format mini logé dans l'oreillette gauche, un adaptateur USB-C vers USB-A, un câble USB-C vers USB-A et le micro-perche qui vient se greffer sur l'unique port jack 3,5 mm du casque. Exit la housse protectrice aimantée d'il y a quatre ans (c'est pas plus mal, le casque a surtout vocation à traîner dans un sac). Le premier contact avec le Razer Barracuda V2 Pro est plutôt bon, malgré pas mal de matériaux plastiques moins qualitatifs que chez la concurrence pour cette gamme de produits, quoique équivalents à ce que fait Sony avec la réédition low-cost du Sony WH-1000XM4 en version C.
La mousse qui recouvre le dessous de l'arceau est moins importante que sur un BlackShark V3 Pro, mais en même temps, elle est pensée pour le nomadisme. L'arceau plastique renferme une languette en métal qui vient maintenir l'extrémité de chaque fourche en plastique via un système en crantage comme j'aime.

D'ailleurs, couplées à une force de serrage assez importante, les fourches tiennent solidement les oreillettes via des accroches de chaque côté, ce qui évite autant que possible les bruits de frottement parasites lors des mouvements brusques. Les oreillettes basculent sur l'axe vertical, ce qui permet de poser le casque sur une surface plane au bureau ou sur les épaules, même si la force de serrage appliquée rend le port du casque dans cette position assez désagréable au bout d'un certain temps, car il n'est franchement pas pensé pour ça. Au contraire, des charnières (hélas en plastique) permettent de rabattre les oreillettes vers l'intérieur du casque, à la manière des Sony WH-1000XM6, ce qui permet de le transporter facilement dans un petit baise-en-ville, ce que je fais au quotidien.
Le rembourrage qui recouvre les oreillettes est recouvert par le même simili cuir que sur l'arceau. À noter qu'il peut donner chaud aux oreilles et générer un peu de transpiration lors des longues marches/journées ensoleillées. Comme chez son grand frère, Razer a eu le bon goût de garnir l'intérieur des oreillettes d'un rembourrage supplémentaire qui évite les frottements désagréables pour ceux qui ont de petites esgourdes. De manière générale, même si le casque se veut nomade et que ses transducteurs de 40 mm sont plus discrets que les gros 50 mm du modèle original, un effort de design a été fait pour que les oreillettes gardent une taille contenue.
Le rembourrage qui recouvre les oreillettes est recouvert par le même simili cuir que sur l'arceau. À noter qu'il peut donner chaud aux oreilles et générer un peu de transpiration lors des longues marches/journées ensoleillées. Comme chez son grand frère, Razer a eu le bon goût de garnir l'intérieur des oreillettes d'un rembourrage supplémentaire qui évite les frottements désagréables pour ceux qui ont de petites esgourdes. De manière générale, même si le casque se veut nomade et que ses transducteurs de 40 mm sont plus discrets que les gros 50 mm du modèle original, un effort de design a été fait pour que les oreillettes gardent une taille contenue.
Côté potards à bidouiller sur le côté de ces oreillettes, l'impression globale est satisfaisante, sans plus. On regrette le choix de design des boutons qui est générateur de mauvaises manipulations. Tout d'abord, sur le côté droit, on en retrouve un qui permet de basculer entre les paramétrages EQ du constructeur et les types de connexion (2,4 GHz, Bluetooth 6.0, simultanée) suivi d'un énorme bitoniau qui permet de basculer entre les modes de réduction de bruit active (activée, transparence, désactivée). Le problème est que ce bouton est vraiment proéminent et on a tendance à appuyer dessus en attrapant le casque sur la tête, ce qui nous oblige à vérifier l'état de l'ANC, un poil pénible au quotidien. Heureusement, l'application Synapse ou Razer Audio sur mobiles permet, en plus de la batterie de paramétrages EQ / suppression de bruit IA et autres, de changer le comportement des appuis courts/longs sur le bouton.
Dans mon cas, j'ai désactivé l'appui court et paramétré l'ANC sur l'appui long. En face, sur l'oreillette gauche, on retrouve un bouton qui permet de mettre les micros en sourdine, et en dessous une petite pilule qui sert a changer le volume. Là encore, on est assez déçu de ce bouton qui s'avère peu pratique car il n'est pas très évident de différencier les deux actions sur le volume au toucher. On aurait préféré quelque chose de plus ergonomique comme l'excellent combo de différentes hauteurs sur le Beyerdynamic MMX 230 Wireless.

Dans mon cas, j'ai désactivé l'appui court et paramétré l'ANC sur l'appui long. En face, sur l'oreillette gauche, on retrouve un bouton qui permet de mettre les micros en sourdine, et en dessous une petite pilule qui sert a changer le volume. Là encore, on est assez déçu de ce bouton qui s'avère peu pratique car il n'est pas très évident de différencier les deux actions sur le volume au toucher. On aurait préféré quelque chose de plus ergonomique comme l'excellent combo de différentes hauteurs sur le Beyerdynamic MMX 230 Wireless.

À noter que le bouton d'alimentation du casque, juste en dessous, met une ou deux secondes de plus que la normale pour allumer ou éteindre le casque, probablement un choix de design pour éviter une pression par erreur dans une sacoche de transport. L'autre choix de design adapté au nomadisme, c'est l'astucieux logement du tout petit dongle HyperSpeed derrière une plaque aimantée sur l'oreillette gauche. Ce dernier est d'ailleurs lui aussi légèrement aimanté pour se maintenir dans son logement même lorsque la tête bouge brusquement. C'est plutôt malin et ça permet de trimballer son casque sans peur d'oublier la connectique.
Au niveau du confort, on est malgré ces désagréments en présence d'un casque assez confortable pendant les longs trajets de métro/RER quotidiens et qu'on ne sent pas trop sur la tête (merci le poids plume de 286 g). En écoute, que ce soit sur du jeu vidéo, de la musique ou lors des trop longues réunions de bureau sur lesquelles j'ai essoré ce casque pendant trois semaines, le travail autour des désormais classiques transducteurs TriForce en Bio-Cellulose porte ses fruits, puisque malgré une circonférence inférieure à son aîné, ils font le job et délivrent un son très "Razer-like", à savoir pas mal porté sur des basses puissantes, mais jamais trop flatteuses. Par contre, le tuning des transducteurs a une tendance à surexposer les aigus, une déformation surtout mise en avant sur des sources de qualité moyenne et qui crée un effet métallique qui se remarque.
Au niveau du confort, on est malgré ces désagréments en présence d'un casque assez confortable pendant les longs trajets de métro/RER quotidiens et qu'on ne sent pas trop sur la tête (merci le poids plume de 286 g). En écoute, que ce soit sur du jeu vidéo, de la musique ou lors des trop longues réunions de bureau sur lesquelles j'ai essoré ce casque pendant trois semaines, le travail autour des désormais classiques transducteurs TriForce en Bio-Cellulose porte ses fruits, puisque malgré une circonférence inférieure à son aîné, ils font le job et délivrent un son très "Razer-like", à savoir pas mal porté sur des basses puissantes, mais jamais trop flatteuses. Par contre, le tuning des transducteurs a une tendance à surexposer les aigus, une déformation surtout mise en avant sur des sources de qualité moyenne et qui crée un effet métallique qui se remarque.
Pour le reste, on est sur une stéréophonie intéressante, mais moins marquée que chez la concurrence et une représentation de la scène là-aussi un peu en deçà des autres casques nomades que j'ai pu essayer, sans être problématique. Là où pour le coup Razer a appris, c'est sur la réduction de bruit active qui nous semble avoir été travaillée sur ce modèle. On a enfin une atténuation qui ressemble à quelque chose dans la rue, le casque venant gommer (sans effacer complètement, entendons-nous) le moteur des voitures dans les bouchons ou le soufflement de l'air très présent dans une ligne de métro automatique. Le mode transparence est lui aussi super efficace au quotidien, venant amplifier les bruits extérieurs sans agresser l'oreille. Le revers de la médaille, ce sont des "bom" parasites qui apparaissent à de très rares occasions, quand l'algorithme de réduction du bruit doit traiter un son sourd immédiat provoqué par un bus qui passe sur un ralentisseur, par exemple. L'autonomie est, elle, dans la moyenne de ce qu'on peut attendre d'un casque qu'on emmène partout avec nous : 50 heures avec ANC, jusqu'à 70 heures sans, et une charge rapide de quelques heures en 15 minutes.
Il nous reste à évoquer le cas des micros du casque, car oui, cette année, Razer revient sur son design et offre en plus des deux micros intégrés à formation de faisceau le micro-perche HyperClear qui équipe déjà le BlackShark V3 Pro.

Il nous reste à évoquer le cas des micros du casque, car oui, cette année, Razer revient sur son design et offre en plus des deux micros intégrés à formation de faisceau le micro-perche HyperClear qui équipe déjà le BlackShark V3 Pro.

Et quand je dis les mêmes micros, on est sur un design strictement identique au plastique près qui vient s'enficher parfaitement dans le port jack du casque. Par contre, le tuning n'est clairement pas le même et après le drama autour du son étouffé du BlackShark V3 Pro, le constructeur a clairement revu sa copie pour quelque chose de plus naturel, mais toujours encore compressé (vous pouvez entendre la différence dans les vidéos ci-dessous).
Sur les micros intégrés, on est sur quelque chose de correct, surtout face à la concurrence assez inaudible chez Apple et autres. En tout cas, malgré un effet écho inhérent à cette technologie, ils ne m'ont pas fait faux bond pendant ma réunionite aiguë, que ce soit au bureau ou en déplacement pendant ces quelques semaines de test. Je n'ai pas eu à répéter mes propos à mes interlocuteurs, ce qui est plutôt bon signe. On remarque toutefois que la captation, peu importe le type de micro, a un peu de retard à l'allumage et produit un effet d'ouverture en fondu assez étrange. Espérons que ce soit corrigeable via une future mise à jour du casque.
Sur les micros intégrés, on est sur quelque chose de correct, surtout face à la concurrence assez inaudible chez Apple et autres. En tout cas, malgré un effet écho inhérent à cette technologie, ils ne m'ont pas fait faux bond pendant ma réunionite aiguë, que ce soit au bureau ou en déplacement pendant ces quelques semaines de test. Je n'ai pas eu à répéter mes propos à mes interlocuteurs, ce qui est plutôt bon signe. On remarque toutefois que la captation, peu importe le type de micro, a un peu de retard à l'allumage et produit un effet d'ouverture en fondu assez étrange. Espérons que ce soit corrigeable via une future mise à jour du casque.
Entre une construction pliable, un micro-perche optionnel au calibrage revu et corrigé qui ne cantonne pas le casque au rangement dans le sac une fois arrivé à la maison et une ANC enfin convaincante, le Razer Barracuda V2 Pro a écouté les critiques des joueurs pour offrir enfin une alternative intéressante sur le segment entre deux chaises du "nomade, mais qu'on ne remise pas en rentrant chez soi". Reste que le tuning de sa signature audio est perfectible, surtout dans les aigus, et on espère que le constructeur va travailler sur le sujet dans une prochaine mise à jour.






