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Shadow : On a vu le futur du PC dans le cloud à la française

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : Blade Group
Supports : PC / iOS / Android / Shadow Ghost
Présenté ce matin dans les locaux de Blade, le futur de la startup française spécialiste du cloud-computing passera nécessairement par la démultiplication des offres, mais également par l'arrivée sur leur plateforme Shadow de nouveautés attendues (VR, simplification des usages mobiles et familiaux) et fonctionnalités demandées par leurs clients (plus de stockage). Après avoir pris en main toute la collection automne-hiver signée Blade un peu après la conférence de presse, on vous livre ici nos toutes premières impressions sur ce qui changera prochainement chez Shadow.
Tout d'abord la jeune société s'est voulue rassurante en mentionnant une nouvelle levée de fonds de 30 millions d'euros, à quoi s'ajoutent des partenariats majeurs avec des acteurs du marché de l'infogérance : OVHCloud et 2CRSi, dans le but d'accélérer le déploiement de l'infrastructure pour les nouveaux clients. Actuellement, l'activation d'un Shadow n'est toujours pas automatique et Blade souhaite réduire au maximum les délais entre la souscription d'un abonnement et la première utilisation par le client. Autres partenaires présents : Nvidia et Intel qui réaffirment leur soutien à la startup. Intel parle également d'études autour du WiFi 6, technologie peut-être disponible dans la prochaine box de Blade ? En tout cas, alors que Google lui fait le choix du 100% AMD pour Stadia, Shadow restera sur une architecture plus standardisée.

Mais le gros de la conférence c'était surtout l'annonce des trois nouvelles offres disponibles aujourd'hui en précommande pour une livraison à partir du 1er février 2020. Shadow évolue et s'adressera donc désormais à tous les joueurs, des étudiants fauchés aux techies enthousiastes et dont voici les caractéristiques complètes :
  • Boost - à 12,99 euros par mois (14,99 euros sans engagement), cette première offre très accessible permet aux abonnés de jouer à tous les derniers jeux en Full HD depuis n’importe quel appareil : équivalent GTX 1080, 4 coeurs Xeon 3.4Ghz, 12Go de ram et 256Go de stockage.
  • Ultra - à 24,99 euros par mois (29,99 euros sans engagement), elle donne la possibilité de jouer avec des performances graphiques supérieures, en 4K, jusqu’à 144 FPS en Full HD et est compatible ray tracing. Cette offre permet de bénéficier de la puissance d’une carte graphique GeForce RTX 2080, mais aussi de celle d’un meilleur processeur, de plus de mémoire vive et de plus de stockage : équivalent RTX 2080, 4 coeurs Xeon 4Ghz, 16Go de ram et 512Go (256 + 256) de stockage.
  • Infinite - à 39,99 euros par mois (49,99 euros sans engagement), elle permet aux joueurs, streamers ou créateurs les plus exigeants d’accéder à ce qui se fait de mieux sur le marché : un véritable ordinateur de rêve incluant du ray tracing avec la puissance de la meilleure carte graphique du moment (RTX Titan) et 1To de stockage. Avec cette bête de compétition, les utilisateurs pourront jouer en 4K à tous les derniers jeux : RTX Titan, 6 coeurs Xeon 4Ghz, 32Go de ram et 1To (256 + 768) de stockage.

Notez que ces configurations sont garanties aux 50000 premiers utilisateurs et que les clients actuels auront prochainement la possibilité de choisir la configuration vers laquelle ils souhaiteront s'orienter, la Boost étant l'équivalent de l'offre unique actuelle. On a pu prendre en main ces trois configurations qui faisaient toutes tourner Battlefield V en 144Hz (avec ray tracing pour les Ultra et Infinite) et il n'y a pas grand-chose à dire si ce n'est que cela tourne comme ça devrait tourner. Pour des tests complets en conditions réelles soit avec une ligne Fibre grand public à la maison, on attendra la mise à disposition du matériel, on y reviendra donc plus en détail début 2020 comme on l'avait fait lors de notre test du Shadow Ghost. Prochaine étape dans la démocratisation du cloud computing à la française : faire fondre les barrières entre PC et consoles.



Jusqu'à présent austère et il faut bien se l'avouer pas pratique du tout, les applications mobiles/TV font peau neuve et là pour le coup c'est très intéressant. Jusqu'à présent, pour utiliser son Shadow depuis sa TV il n'y avait pas 36 solutions, lancer l'application poussive et incompatible avec tous les usages de Blade ou passer par de la bidouille en faisant bosser Steam Remote Play, plus pratique à l'utilisation... tant que l'on reste en mode Big Picture. Avec la nouvelle application Shadow GO, plus besoin de se prendre la tête. Dans la mouture Android TV prise en main et disponible aujourd'hui en beta, Shadow agrège automatiquement tous les jeux installés depuis vos stores favoris y compris l'EGS, mais à priori pas encore GOG.

Une fois démarrée, l'application vous propose directement via de grosses vignettes de lancer tous les jeux sur votre machine et en toute transparence. D'une pression sur les boutons d'option de la manette Xbox One, on fait apparaître un menu rapide qui permet de quitter le jeu (l'équivalent d'un ALT+F4), d'ajuster les paramètres du serveur de streaming, etc. On peut aussi faire apparaître un clavier virtuel, lancer Big Picture ou afficher le bureau en deux clics. C'est bien plus pratique qu'avant et ça marche de la même manière sur mobile. A ce sujet, les utilisateurs de Shadow sur téléphones et tablettes seront ravis d'apprendre qu'un nouveau pad virtuel fait son apparition. Plus clair et intuitif qu'avant, il est surtout customisable à la manière du Steam Controller.

Blade à déjà quelques configurations maison en cours de test, notamment une sur Cuphead qui ajoute même une fonctionnalité "autofire". Les joueurs auront prochainement à disposition un SDK permettant de créer leurs propres pré-configuration pour tous leurs jeux favoris. Autre nouveauté, l'arrivée d'un ersatz de Samsung Dex qui permettait dans notre démo d'utiliser un dongle USB-C pour brancher un téléphone sur un combo écran/clavier/souris et de se servir de sa VM en mobilité comme à la maison. Seul hic au développement de ce système, Apple et ses restrictions. Pour pouvoir utiliser clavier et souris conjointement sur sa tablette, la startup a développé un petit boitier Bluetooth faisant interface tampon entre l'iPad et les périphériques tiers. A l'essai encore une fois, aucun input lag détecté, l'ensemble se comporte comme n'importe quel Shadow.



Toujours sur mobile, mais aussi pour revenir au jeu vidéo, on nous a montré un prototype assez précoce de jeu coopératif à plusieurs connectés sur une seule session Shadow (coucou Steam Remote Play Together). Pas plus de détails pour l'instant sur son fonctionnement, mais ça sort fin 2019 si tout va bien. Enfin, on avait déjà le double écran en alpha sur l'application Shadow, mais on pourra très bientôt connecté 3, 4 ou 5 écrans sur une seule session, tous avec des résolutions différentes et automatiquement calibrées en fonction des périphériques de sortie grâce à des progrès significatifs sur le serveur de capture. Il faudra toutefois attendre 2020 pour voir arriver tout ça. Enfin le clou de cette présentation, c'était surtout les prémices de la réalité virtuelle "à la Blade" : Shadow XR.

Plutôt que de partir sur une technologie inspirée d'ALVR, les ingénieurs français ont fait le pari de l'Open XR, le fameux standard qui est passé cet été en version 1.0 et qui a déjà l'intérêt d'Oculus, Valve, Microsoft, Samsung et Google. Nous avons pu nous essayer à trois titres SteamVR : Project Cars 2, The Lab et Wolfenstein: Cyberpilot tournant à l'aide d'une application encore en cours de développement sur Oculus Quest. Le résultat est tout à fait correct, sans input lag prononcé ressenti et comme avec ALVR, on profite de jeux plus musclés en roomscale sans fil sur un casque qui n'a pas à rougir face à la concurrence. Il reste tout de même encore pas mal de boulot aux ingénieurs de Blade. Le système client-serveur tourne aujourd'hui en LAN-over-IP, mais les ambitions sont de s'affranchir de la nécessité d'avoir casque et VM sur le même réseau.

Cela permettrait notamment d'éviter les problèmes d'engorgement liés au nombre de clients connectés à Shadow sur le même réseau Wifi. En effet, lors de notre prise en main avec un routeur 5Ghz sur lequel étaient connectés en même temps 2 casques et 2 box, nous avons pu noter quelques très rares micro-coupures désagréables. En attendant la sortie en 2020, vous pouvez faire l'essai chez vous avec ALVR ou Virtual Desktop. De nombreux utilisateurs confirment que cela fonctionne et en quête d'un Quest (ho ho), nous ne manquerons pas de vous en reparler très prochainement. Voilà donc pour cette découverte du futur du cloud français qui prend finalement la direction vers laquelle on s'attendait à le voir partir.



 
Plus de configurations pour plus de clients potentiels, enfin une solution propre pour le jeu canapé/mobile, le multi-écrans mais pas sur Ghost, la réalité virtuelle à l'horizon 2020 et surtout la fin des projets à n'en plus finir (plus de nouvelles de l'hydre communautaire Hive...). Bref, des innovations et remises en question indispensables pour que Blade trouve définitivement l'équilibre financier dans les années qui viennent, alors que la boite annonce avoir aujourd'hui plus de 70000 clients de par le monde.

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