PREVIEW
In the Mouth of John Carpenter's Toxic Commando
Développeur / Editeur : Focus Entertainment Saber Interactive
Saber Interactive a déployé une démo à durée très limitée de leur prochain jeu John Carpenter's Toxic Commando, c’est-à-dire du 19 février au 2 mars sur Steam. Vous pouvez soit vous faire votre propre avis, ou soit pour celles et ceux qui jouent sur consoles par exemple, lire ce petit nouvel aperçu après celui de Billou à la Gamescom 2025. Pour le petit récap’ sur la carrière de John Carpenter, ce sera ici, pour les autres, préparez-vous à être pris dans un sacré bourbier, au sens propre comme au figuré.
La démo commence directement avec une cinématique de type buddy movie, avec une mise en scène travaillée, une photo faisant penser aux classiques horrifiques des années 80, mais avec malheureusement des protagonistes peu profonds, dont un en plus particulièrement très agaçant, oui, le faux comique de service attitré. Bon, dans ce genre de production, c’est malheureusement quasiment la règle. Serrons les dents.Le tutoriel juste après vous met tout de suite dans le bain. Le shooter en vue à la première personne vous demandera de récupérer des pièces et du carburant pour votre Hummer surboosté. Bien que le jeu soit en coopération, il propose d’emblée de déglinguer des infectés accompagnés de bots. Les objectifs remplis, vous allez enfin prendre le volant avec le groupe pour terminer cet avant-goût en mode couloir.

Par la suite, vous apprendrez que lors de l’opération qui a lamentablement échoué, vous avez été infectés, et c’est seulement grâce à un gilet fabriqué par un "scientéticien" que vous avez survécu. Enfin, vous n’aurez malheureusement que deux semaines de répit. De plus, le bougre n’est pas rancunier pour un sou, vous avez foiré une mission chèrement payée, mais il vous accueille quand même chez lui, dans un lieu qui sera le hub entre les différentes missions, et permettant aussi diverses personnalisations, aussi bien esthétiques qu’au niveau des compétences. Oui, vous avez acquis des capacités, c’est déjà ça de pris.
Mais c’était quoi cette mission que l’on vous avait confiée ? Bah écoutez, sur mon post-it il y a écrit que vous devez éliminer des zombies et mettre fin aux activités du Sludge God. Nous ne nous attarderons donc pas sur le scénario du jeu. En revanche, la deuxième et dernière mission donne le ton avec une approche plus ouverte. Vous serez dans une carte plus grande, avec deux objectifs assez éloignés à accomplir pour pouvoir débloquer l’objectif final. Inutile de préciser que trouver un moyen de transport et du carburant sera votre priorité.
L’avancée va ainsi confirmer les premières impressions : au programme, ce sera conduite de véhicules dans des zones toxiques infestées de morts-vivants, des combats à la première personne assez nerveux face à des vagues d’ennemis massives gérées par le Swarm Engine maison, que l’on a déjà vu à l’œuvre de ce côté sur des titres comme World War Z ou Warhammer 40,000: Space Marine 2. Au volant, c’est plus arcade pour les phases hors-piste en comparaison d’un SnowRunner, mais suffisamment exigeant pour ajouter de la tension à la pression.
N’ayant pas eu le plaisir de faire l’aventure à plusieurs, je ne peux pas parler du jeu en équipe. Toutefois, j’ai testé le titre World War Z pour l’occasion, je ne l’avais jamais fait vu que j’ai détesté le film, et au vu de mon temps de jeu sur Warhammer 40,000: Space Marine 2, je ne pense pas qu’il y aura beaucoup à reprocher à Saber de ce côté. On a le choix entre quatre classes complémentaires, The Strike, The Medic, The Operator et The Defender. Franchement, c’est très classique mais efficace, bon avec quand même pas mal de farming qui semble nécessaire pour pouvoir progresser.
Côté technique, c’est beau, mais si et seulement si vous avez une configuration musclée. On peut observer de légères saccades parfois, et même des chutes de framerate perceptibles lors des scènes les plus chargées. Cependant, la version démo ne permet pas d’explorer toutes les options de personnalisation graphique ou de réglages, donc il se peut que l’on puisse trouver un bon compromis lors de la sortie définitive du jeu le 12 mars. À propos de la direction artistique, c’est très marqué année 80, il a un petit côté Prince of Darkness. Certains aimeront, d’autres non. Quant au sound design, il est satisfaisant. Pour les musiques, celles de John Carpenter himself collent très bien à l’ambiance, forcément.
Ainsi, c’est peut-être ici la spécificité de ce que John Carpenter’s Toxic Commando nous offre, à mon sens. Le jeu est clairement destiné à des fans de films d’horreur des années 80 devenus cultes. Il est vendu 39,99 euros, on va dire le prix du AA qu’il est. Pourtant, le titre intègre plus d’éléments narratifs, et une progression plus profonde que dans un World War Z, il se concentre sur une action moins lourde tactiquement et plus orientée fun et brutale qu’un Warhammer 40 000: Space Marine 2 par exemple. Sans parler de l’apport du terrain et l’utilisation des véhicules qui participent à l’action et qui pourraient bien être une bouffée d’air frais dans le paysage des shooters coopératifs. Bien qu’imparfait, disons que la prise de risque de s’adresser éventuellement à un public de niche est de fait louable, en attendant le verdict le 12 mars.