PREVIEW
Premier gros rail de Denshattack!
Développeur / Editeur : Undercoders
Alors que le monde part en vrille, que l’avenir se fait de plus en plus sombre, il suffit qu’une bande de développeurs décide d’aller voir ce qu’il se passe dans mon cerveau pour créer un jeu vidéo taillé sur mesure pour illuminer une journée maussade. Le studio Undercoders a donc ouvert le capot de ma caboche et ils y ont trouvé mon amour pour les esthétiques Y2K à la Jet Set Radio, mon obsession pour les jeux de glisse sur rail comme OlliOlli ou Thumper et ma passion bizarre pour Densha de GO!. Le résultat de ce furieux métissage s’appelle Denshattack! (densha signifiant train en japonais) et j’ai pu jouer à la démo un peu en amont du prochain festival de démos de Steam.
Si vous êtes un peu vieux ou déjà décédé de l'intérieur, il y a des chances que Denshattack! vous rebute : ce jeu de skateboard avec un train est aussi hystérique et gueulard que généreux et entraînant. Nous sommes vraiment face à un jeu d’arcade Sega des années 2000 où le ciel est très très bleu, la bande-son criarde et le titre mériterait d’avoir sa borne dédiée. Malgré tout, le tout reste très lisible grâce à des symboles visuels forts, ce qui n’est pas un luxe tant la prise en main peut s’avérer un peu… surchargeante.
Le jeu est donc une sorte d'OlliOlli en 3D, le but de chaque niveau étant d’arriver simplement au bout vivant. Par contre, la médaille d’or ne sera obtenue que si vous collectez des bidules en chemin et que vous remplissez des objectifs secondaires. Le train glisse sur ses rails à toute berzingue et nous devons drifter dans les virages, sauter au bon moment, faire des figures (en utilisant le même système au stick droit que Skate), changer de rails, freiner, ou c’est la mort. Vu la vitesse à laquelle le jeu nous propulse, les débuts sont assez compliqués et il n’est pas rare de se tromper de bouton, d’oublier de drifter ou de sauter.

Mais une fois le pli pris, Denshattack! nous propulse assez vite dans la zone et les deux niveaux proposés ici montrent déjà une variété assez effarante : si le premier est assez sage, le deuxième enchaîne les morceaux de bravoures. Si le jeu maintient ce niveau de mise en scène tout au long de la version finale, préparez-vous à un sacré voyage. Ajoutez à cela une chouette ambiance Japon-solar-punk et une petite narration qui n’en fait pas des caisses et vous obtenez alors le titre parfait pour se vider la tête quand vous perdez foi en l’humanité. Ça devrait être remboursé par la sécu un truc comme ça.
Vous pourrez bientôt vous faire votre propre avis, mais Denshattack! fonctionne très bien sur moi. Le jeu est beau, rythmé et tout simplement fun. Il tourne comme un charme sur Steam Deck et j’attends avec impatience la suite. Le titre est prévu pour ce printemps sur PC, PS5 et Xbox Series.