TEST
Under The Island
Développeur / Editeur : Top Hat Studios Slime King Games
S'il y a bien un Zelda-like que j'attendais en 2026, c'est Under The Island. Les différentes bandes-annonces laissaient entrevoir des animations chiadées, une direction artistique mignonne, des couleurs chatoyantes, bref, un bon petit action-aventure vu de dessus comme on les aime. Et après avoir passé une vingtaine d'heures sur sa campagne, je suis ravi de vous confirmer que c'est déjà l'un des chouettes indés de cette année.
Développé par le duo Slime King Games composé de Simone et Johannes Grünewald, tous deux ayant roulé leur bosse dans la division artistique de Daedalic Entertainment sur Deponia et sa suite, le jeu a dès son introduction une patte à lui. Si l'action est présentée en vue top-down avec des personnages ramassés tout en pixels, les vignettes de dialogues présentent des protagonistes aux proportions humaines, bien plus détaillés, dans un look presque BD pixélisée et vraiment très réussi. Le jeu débute alors que la jeune Nia et ses parents viennent de débarquer sur Seashell Island. Fini les amis du continent, les réseaux sociaux et le hockey, Nia suit ses parents qui sont envoyés sur place par leur université pour une année de recherche.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Nia profite de l'emménagement de ses parents pour aller visiter les environs du village Koala au centre de l'île. Elle tombe rapidement sur Avocado, une adolescente native de l'île qui se propose de lui faire visiter le célèbre autel du dieu tonnerre Arashi. Quelques instants plus tard, les deux se retrouvent sous terre dans des ruines mystérieuses et réalisent que l'île est en réalité une arche maintenant le bout de terre à flot, créée par une ancienne civilisation.

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Nia profite de l'emménagement de ses parents pour aller visiter les environs du village Koala au centre de l'île. Elle tombe rapidement sur Avocado, une adolescente native de l'île qui se propose de lui faire visiter le célèbre autel du dieu tonnerre Arashi. Quelques instants plus tard, les deux se retrouvent sous terre dans des ruines mystérieuses et réalisent que l'île est en réalité une arche maintenant le bout de terre à flot, créée par une ancienne civilisation.

D'ailleurs elles rencontrent le dernier être de cette race, qui leur donne comme mission de retrouver quatre engrenages éparpillés aux quatre coins de l'îlot, engrenages nécessaires au fonctionnement de l'arche. Under The Island tient une partie de son originalité dans son aventure très terre à terre. Ici pas de chevalier, d'épée et de princesse à secourir. Nia se bat avec une crosse de hockey et l'île est résolument moderne avec un magasin, une ferme, une poste, etc. Bon, d'accord, le jeu part rapidement en cacahuète dès qu'on s'aventure plus profondément dans les terres. Les ennemis sont farfelus, des troncs d'arbres vivants, aux chauves-souris cyclopes, en passant par les pingouins tueurs. Il en va de même pour les personnages rencontrés : de l'ours zen qui tient la boutique d'améliorations au castor toujours de bons conseils, en passant par une diva oignon (oui !). Toujours dans la recherche de l'originalité, Under The Island ne propose jamais deux fois le même donjon. Si le premier reprend des tropes d'un The Legend of Zelda: A Link's Awakening à sa sauce, c'est pour mieux nous avoir en ne nous offrant aucun combat de boss. A la place, on se retrouve à repousser des hordes de fans déchaînés venus voir la diva. Plus loin, on déambule dans une usine à céréales.
Et lorsque le jeu nous propose des combats de boss, c'est encore une fois des affrontements aux patterns bien vus, jamais punitifs, toujours agréables. Autre truc assez cool, on peut attaquer ses donjons dans le désordre sans trop s'en faire. Bon, il y a forcément un moment où l'on va partir en quête de coeurs de vie, car certains boss sont plus coriaces que d'autres, mais il n'empêche qu'on peut laisser un donjon en l'état et le finir plus tard, à notre rythme, après avoir passé quelques heures d'exploration sur l'île. Surtout que les ennemis tués en donjons n'ont pas tendance à repop lorsqu'on sort et rerentre dedans. Les puzzles du jeu aussi sont malins.
Des jeux de taquins évolués qui permettent de débloquer les transports rapides d'un rivage à l'autre, en passant par l'excellente utilisation de l'environnement. Donnez par exemple à manger à un mouton et faites le foncer dans un arbre pour faire tomber un pot de miel qui y trainait. Enfin, il propose également son lot de quêtes annexes permettant de grapiller quelques coeurs de vie supplémentaires et des items plus ou moins accessoires (une trompette faisant fuir les animaux, par exemple). Si ses mécaniques de jeu sont assez rodées, on peut tout de même noter quelques pistes d'amélioration.

Des jeux de taquins évolués qui permettent de débloquer les transports rapides d'un rivage à l'autre, en passant par l'excellente utilisation de l'environnement. Donnez par exemple à manger à un mouton et faites le foncer dans un arbre pour faire tomber un pot de miel qui y trainait. Enfin, il propose également son lot de quêtes annexes permettant de grapiller quelques coeurs de vie supplémentaires et des items plus ou moins accessoires (une trompette faisant fuir les animaux, par exemple). Si ses mécaniques de jeu sont assez rodées, on peut tout de même noter quelques pistes d'amélioration.

Les contrôles, tout d'abord, sont assez étranges (attaquer avec B, interagir avec A, courir avec la tranche) et on ne peut malheureusement pas les changer sur console. Bon rien de rédhibitoire et on s'y habitue, mais cela fait bizarre sur les premières minutes de jeu. Par contre, si on apprécie le petit rappel de la quête en cours lors du chargement d'une sauvegarde, on aurait aimé un peu plus d'aide contextuelle à l'écran lors de certains passages. Par exemple, dans les marais, le jeu ne nous dit pas clairement qu'on ne peut pas y aller avant d'avoir tel objet spécifique et nous laisse avancer à l'aveugle dans un labyrinthe invisible et nous noyer en boucle. Et lorsqu'on comprend qu'on est bloqué, il faut revenir sur ses pas par ses propres moyens car le jeu sauvegarde dès que l'on touche la terre ferme, ce qui peut être problématique.
On termine le test sur une note positive en reparlant du look du jeu car il ne se contente pas du minimum et offre une tonne de détails et d'animations pour tous les éléments à l'écran. Les animations des ennemis sont elles aussi très sympas. Enfin le jeu possède une assez grande variété d'assets visuels. La musique est aussi très bonne et on fredonne certains de ses morceaux, après avoir gobé l'aventure.
On termine le test sur une note positive en reparlant du look du jeu car il ne se contente pas du minimum et offre une tonne de détails et d'animations pour tous les éléments à l'écran. Les animations des ennemis sont elles aussi très sympas. Enfin le jeu possède une assez grande variété d'assets visuels. La musique est aussi très bonne et on fredonne certains de ses morceaux, après avoir gobé l'aventure.
Sans surprise, Under The Island s'impose comme un excellent Zelda-like. Fidèle à tout ce qu'il transpirait depuis son annonce, le jeu est très généreux en contenu et n'a de cesse de se réinventer au fil de l'aventure. On notera toutefois quelques moments de frustration devant des séquences pas forcément explicites, mais rien qui n'entame notre très bon avis sur le jeu.





