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PREVIEW

Gamescom 2026 : premiers effets de la protomolécule dans The Expanse: Osiris Reborn

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : Owlcat Games
Supports : PC / PS5 / Xbox Series
C'était mon tout dernier rendez-vous de ces trois jours de Gamescom et probablement le plus confortable de tous après une semaine éreintante. Imaginez, après trois jours à courir dans les allées entre 9h00 et 19h00, je me retrouvais tranquillement posé dans une salle sombre et climatisée, tout seul pendant presque une heure et demie face à The Expanse: Osiris Reborn et avec pour seul compagnon de jeu la lead level designer Natalia Turina, elle aussi au bout du rouleau après le marathon du salon côté business, juste là pour faire la causette pendant ma partie. 1h30 face à l'une de mes plus grosses attentes de 2027, et je n'ai pas été déçu.
La mission que j'ai pu prendre en main se déroulait sur Ganymède, à peu près dix heures après le début du jeu. Le scénario est largement inspiré par les livres mais raconte une histoire à part après l'incident sur la station Éros et la découverte des ravages de la protomolécule. Si l'on a encore peu d'informations sur l'équipage du Gemini que l'on jouera et les tenants et aboutissants de l'histoire, on sait que notre escouade travaille pour Pinkwater et est envoyée dans la colonie agricole de Ganymède pour enquêter dans une base secrète de la corporation Protogen en se faisant passer pour des locaux et y récupérer des documents volés. Nous étions accompagnés sur le terrain par notre mystérieuse jumelle J. L'arrivée dans l'entrepôt dans lequel les documents étaient stockés est l'occasion de vérifier deux choses. La première étant le souci du détail apporté par Owlcat dans les environnements du jeu.

C'est simple, ils fourmillent d'objets, de systèmes informatiques, d'employés de Protogen qui vaquent à leurs occupations. En consultant les différents terminaux, on en apprend plus sur les uns et les autres via des conversations futiles, ou des informations qui auront un impact lors de nos joutes verbales. On y déniche également quelques codes permettant de débloquer plus loin des coffres contenant de l'équipement pour notre escouade. Osiris Reborn nous invite également à prendre part à un mini-jeu qui demande de scanner une pièce à la recherche d'un élément particulier, le réticule de scan se rétrécissant au fur et à mesure que l'on "chauffe".
 
Mais le second constat, c'est que le jeu est bavard. Mais vraiment, il parle tout le temps. Et ça après une dizaine d'heures de jeu, ce qui laisse entrevoir une aventure vraiment emballante pour qui a envie de s'immerger dans le monde futuriste de The Expanse. Que ce soit pour commenter les allées et venues des gens ou lors de conversations avec l'équipage resté dans le vaisseau, ça parle, ça parle, ça n'en finit pas, et ça n'est pas pour me déplaire, au contraire.



Puis viennent les immanquables discussions avec des PNJ, l'occasion de jouer avec les statistiques qu'on va acquérir au fil de la montée de niveau. On pouvait par exemple persuader des employés fatigués de reprendre le boulot à l'aide du talent Persuasion (ou rater son jet), ce qui allait plus tard nous faciliter la vie lors de nos recherches. Finalement, après quelques hacks de documents administratifs, on arrive enfin à récupérer une valise de documents dans un conteneur, avant que la base ne se retrouve en alerte rouge à cause d'une brèche dans la sécurité. On essaye de se faufiler jusqu'à notre vaisseau en prenant soin de dissimuler nos traces par un autre piratage des serveurs de la base, avant de tomber nez à nez avec une escouade de militaires qui déboulent du plafond et tentent de kidnapper l'un des scientifiques de Protogen. Sauf que leurs plans sont contrecarrés par l'apparition d'un mutant à la peau sombre et au corps ayant fusionné avec des cristaux bleus...
 
S'ensuit la seconde phase de notre session de jeu, plus orientée action. Ici on se rapproche beaucoup de l'action d'un autre RPG spatial signé Bioware, même si le level design semble plus élaboré. Le titre propose de nombreuses couvertures, des salles aux fenêtres ouvertes, des zones en hauteur pour canarder les forces adverses, ou des goulots d'étranglement dont l'IA se sert pour nous foncer dessus. On a pu tester les différentes armes à notre disposition et, oh joie, l'héroïne de notre session avait un archétype ingénieur, disposant d'un mini-drone assez intelligent et d'une tourelle à poser au sol, mon équipement de prédilection. Je m'en suis donné à coeur joie et, à la grande surprise de Natalia, j'ai réussi à traverser tous les niveaux sans mourir une seule fois, à la différence des précédents journalistes (NDLR : c'est un concours avec Frostis ma parole ;P). Mon attirail proposait également un micro-missile au cooldown assez élevé et surtout ma jumelle que je pouvais contrôler indirectement en lui donnant des ordres, comme par exemple tirer un missile dans un pilier pour faire s'effondrer une partie du niveau sur des ennemis planqués, ou effectuer un tir de couverture pour me permettre de me déplacer sans essuyer les tirs adverses.

Malgré l'action assez spectaculaire, le jeu reste assez tactique dans son approche, les déplacements sont moins nerveux qu'il n'y paraît et favorisent la réflexion à la brutalité. Côté ambiance sonore, c'est du tout bon avec des choix d'effets qui renforcent l'impact des coups portés et une bande son explosive.
 
Plus loin, poursuivis par un monstre qui semble inarrêtable, on propose à l'un des assaillants de faire équipe temporairement pour s'échapper en passant par les anciens faubourgs de la station, l'occasion de bouffer encore un peu de lore de l'univers. La démo se termine par l'arrivée dans le dôme de la station couvert de champs de cette ferme hydroponique. Là encore, les niveaux sont gigantesques et on prend du temps pour apprécier tout le travail d'artiste fait sur le jeu. On observe également en levant les yeux au ciel l'immensité de Jupiter qui nous submerge. Eh oui, ça fait son petit effet ! Mais le jeu nous rappelle à notre objectif, on choisit quel coéquipier va s'occuper de mettre les fermiers à l'abri et qui va tendre un piège à l'abomination dopée à la protomolécule... Et la démo s'arrête là.



Difficile de rester de marbre devant The Expanse: Osiris Reborn. Le jeu semble avoir tout compris à son univers hard sci-fi et à la manière dont James S. A. Corey raconte son histoire. Ici, pas de chichis, pas de blagues rigolotes ou de batraciens qui parlent comme chez la concurrence (voir notre preview d'EXODUS). On est face au sérieux et à la "crédibilité" de The Expanse et ça fait du bien. On est aussi rassuré de voir que le jeu parle beaucoup, comme les précédentes productions Owlcat Games. Il alterne avec habileté moments de tension, d'exploration et d'action. Du reste, le système de combat nous semble assez tactique et profond, le titre nous offrant une tonne d'équipement supplémentaire et d'améliorations de sous-systèmes. Bref, on n'a plus qu'une hâte, c'est de se lancer enfin dans le jeu à sa sortie au printemps prochain.

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