Fernand a écrit :
Et je ne suis pas sur que l'on puisse éclaircir grand chose en comparant le contenu respectif de nos chambres ainsi que celles des potes qu'on a fréquentés.
Fernand a écrit :
Pris ensemble, réuni sur une surface généreuse non partagée avec une fratrie, ce full-set ne dessine pas une chambre d'une ado de classe moyenne. Il dessine un idéal où le capital culturel a été transmis, cultivé, et ou sa consommation constitue un vecteur d'individualisation. Ce qui est une pure valeur bourgeoise, assez pompeusement scandée d'ailleurs durant la première demi heure, j'imagine ensuite.
Fernand a écrit :
C'est leur nature, le capital culturel qu'ils représentent et les pratiques qu'ils sous entendent. La chaîne vintage, par exemple, ça n'est pas une chaîne Grundig de prolo achetée chez Darty. Elle induit un rapport esthétique à l'objet lui-même. Ça suppose du temps, de l'espace, quelqu'un dans l'entourage pour transmettre ce goût. La guirlande de polas pareil, ça ne coûte pas grand chose mais c'est un objet qui dit "je construis une mémoire mise en scène de ma propre vie", ce qui est un luxe temporel et symbolique assez précis.
Pris ensemble, réuni sur une surface généreuse non partagée avec une fratrie, ce full-set ne dessine pas une chambre d'une ado de classe moyenne. Il dessine un idéal où le capital culturel a été transmis, cultivé, et ou sa consommation constitue un vecteur d'individualisation. Ce qui est une pure valeur bourgeoise, assez pompeusement scandée d'ailleurs durant la première demi heure, j'imagine ensuite.
clott a écrit :
J'ai l'impression de lire la sur-analyse d'un film alors que le studio a dû mettre ces objets parce que ça fait partie du package qu'on retrouve systématiquement dans la chambre d'un ado sur les 20 dernières années.
clott a écrit :
Les polas ne servant par exemple qu'à montrer que les protagonistes ont un passé en commun.
clott a écrit :
J'ai l'impression de lire la sur-analyse d'un film alors que le studio a dû mettre ces objets parce que ça fait partie du package qu'on retrouve systématiquement dans la chambre d'un ado sur les 20 dernières années.
Frostis Advance a écrit :
Faut-il toujours raconter des trucs tristes ?
JiHeM a écrit :
Du coup c'est quoi l'alternative à la culture bourgeoise ? Parce que si c'est écouter Zebda derrière un camion de la CGT avant de regarder l'intégrale de Kalatozov, désolé mais je préfère m'encanailler avec les bobos.
clott a écrit :
J'ai l'impression de lire la sur-analyse d'un film alors que le studio a dû mettre ces objets parce que ça fait partie du package qu'on retrouve systématiquement dans la chambre d'un ado sur les 20 dernières années. Les polas ne servant par exemple qu'à montrer que les protagonistes ont un passé en commun.
choo.t a écrit :
C'est réducteur et passablement un strawman.
Y'a clairement un problème de représentation sur les coming of age et autre oeuvre couvrant l'adolescence, les œuvres mise en avant sont quasi systématiquement des oeuvres états-uniennes ou y prennant place. Même les studio français, genre Don't Nod, font des œuvres d'adolescence se passant aux É.U.A.
Ont est sur un imaginaire si lissé et standardisé que même l'architecture de leur piole est similaire :
Fernand a écrit :Frostis Advance a écrit :
Faut-il toujours raconter des trucs tristes ?
Ca te rend triste de voir des gens normaux?
Fernand a écrit :
Je me suis bien gardé de tout jugement moral sur la façon dont tu abordes les œuvres que tu consommes.
Il serait bienvenu que tu gardes cette distance avec ceux qui s'agitent autour de savoirs sur lesquels tu maintiens une ignorance volontaire : la charge d'onanisme que tu m'adresses plus haut n'est pas vraiment compatible avec la posture que tu revendiques.
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