ACTU
Pression sur la RAM : l’IA bouleverse-t-elle durablement le marché ?
Le prix de la RAM était reparti nettement à la hausse en ce début d’année 2026, tirée par la demande liée à l’intelligence artificielle. Le cabinet d’analyse TrendForce annonçait même des tarifs qui pourraient bondir jusqu’à plus de 90 voire 95 % sur un trimestre, sous l’effet de cette consommation massive. Toutefois, les prix se stabilisent, et plusieurs signaux faibles laissent à penser que les premières limites économiques commencent à apparaître. Alors, cette pression sur la mémoire est-elle réellement en train de s’essouffler… ou au contraire de s’inscrire dans la durée ?
Comme vous le savez déjà, cette hausse s’est expliquée au départ principalement par l’explosion de l’IA, car les infrastructures nécessaires aux modèles développés par OpenAI ou aux puces de Nvidia consomment d’énormes quantités de mémoire. Face à cette demande, les fabricants réorientent leur production vers les data centers plus rentables, réduisant de fait mécaniquement l’offre disponible pour les autres supports ; avec pour effet immédiat une hausse des coûts de la mémoire qui s’est répercutée sur le prix des consoles, des PC et des smartphones, et cela pourrait même pousser certaines marques à revoir leurs configurations à la baisse.
Cependant, derrière cette dynamique, on observe que certains projets liés à l’IA montrent déjà leurs limites. Par exemple, la plateforme vidéo Sora d'OpenAI perdrait jusqu’à 1 million de dollars par jour, tandis que plusieurs investissements annoncés dans le secteur seraient plus en réalité des engagements non contraignants. Ainsi, OpenAI continue d’accumuler des pertes financières importantes et pourrait enregistrer des pertes annuelles très élevées jusqu’en 2028 avant d’espérer atteindre la rentabilité vers 2030, posant la question de la viabilité du modèle.
On note aussi la baisse récente des actions de Samsung qui a perdu environ 5,2 % en une seule journée en mars, SK Hynix qui a reculé jusqu’à 7,6 %, Micron Technology d’environ 20 %. Même Western Digital et SanDisk sont concernés. Les investisseurs s’inquiètent désormais d’un possible ralentissement. Ces difficultés alimentent ainsi les craintes d’une possible "bulle de l’IA" comme celles que l’on avait connues avec la "bulle internet" ou "la bulle immobilière" dans les années 2000. Oui, ici aussi les investissements massifs sont souvent déconnectés de la rentabilité réelle.
Et pourtant, même dans le cas de figure de l’échec des acteurs de l’IA, cela ne changera probablement pas fondamentalement le problème. En effet en ce moment, même si les prix baissent (et c'est provisoire), la pression sur la RAM ne disparaîtra pas pour autant. Elle est telle que les infrastructures et les besoins seront rapidement récupérés par d’autres entreprises, vu que la demande est à un niveau très élevé.
Comme vous le savez déjà, cette hausse s’est expliquée au départ principalement par l’explosion de l’IA, car les infrastructures nécessaires aux modèles développés par OpenAI ou aux puces de Nvidia consomment d’énormes quantités de mémoire. Face à cette demande, les fabricants réorientent leur production vers les data centers plus rentables, réduisant de fait mécaniquement l’offre disponible pour les autres supports ; avec pour effet immédiat une hausse des coûts de la mémoire qui s’est répercutée sur le prix des consoles, des PC et des smartphones, et cela pourrait même pousser certaines marques à revoir leurs configurations à la baisse.
Cependant, derrière cette dynamique, on observe que certains projets liés à l’IA montrent déjà leurs limites. Par exemple, la plateforme vidéo Sora d'OpenAI perdrait jusqu’à 1 million de dollars par jour, tandis que plusieurs investissements annoncés dans le secteur seraient plus en réalité des engagements non contraignants. Ainsi, OpenAI continue d’accumuler des pertes financières importantes et pourrait enregistrer des pertes annuelles très élevées jusqu’en 2028 avant d’espérer atteindre la rentabilité vers 2030, posant la question de la viabilité du modèle.
On note aussi la baisse récente des actions de Samsung qui a perdu environ 5,2 % en une seule journée en mars, SK Hynix qui a reculé jusqu’à 7,6 %, Micron Technology d’environ 20 %. Même Western Digital et SanDisk sont concernés. Les investisseurs s’inquiètent désormais d’un possible ralentissement. Ces difficultés alimentent ainsi les craintes d’une possible "bulle de l’IA" comme celles que l’on avait connues avec la "bulle internet" ou "la bulle immobilière" dans les années 2000. Oui, ici aussi les investissements massifs sont souvent déconnectés de la rentabilité réelle.
Et pourtant, même dans le cas de figure de l’échec des acteurs de l’IA, cela ne changera probablement pas fondamentalement le problème. En effet en ce moment, même si les prix baissent (et c'est provisoire), la pression sur la RAM ne disparaîtra pas pour autant. Elle est telle que les infrastructures et les besoins seront rapidement récupérés par d’autres entreprises, vu que la demande est à un niveau très élevé.