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Sektori, Sekto à moitié dans ton lit ?

Xavor2Charme par Xavor2Charme,  email
Développeur / Editeur : Kimmo Lahtinen
Supports : PS5 / Xbox Series / Switch 2
Berlin, minuit douze. Habillé des pieds à la tête de noir, je m’apprete à terminer la queue pour enfin esperer pénetrer le Berghain, le cultissime night-club de la capitale teutone. Ne reste plus qu’à passer sous les fourches caudines de Hans, le terrifiant physio et j’essaye de faire bonne figure : je fais la gueule, les bras sont bien le long du corps et je me limite au minimum syndical niveau parole. Malgré toutes mes précautions, le couperet tombe et Hans me balaie de la file d’un simple "nein". Ce n’est pas grave, j’avais déjà mon plan B, ma contre-soirée : rentrer au Airbnb, enfiler mon pyjama Jojo’s Bizarre Adventure et passer la nuit à jouer à Sektori.
Sur mon Steam Deck (ou votre Switch 2 sur laquelle le jeu vient de sortir), point de contrôle au faciès, le jeu se lance et me voilà parti pour une nuit de folie. Le jeu s’ouvre sur un didacticiel relativement succinct : “Le triangle là, c’est ton vaisseau, tu te déplaces avec le stick gauche et tu tires et t’orientes avec le stick droit. Tu ramasses ce qui traine et tu peux améliorer la puissance de feu de ton zinc de l’espace, un peu comme Vampire Survivors sous kéta. Voilà, maintenant tu dégages et tu comprendras le reste par toi-même.” Ok. Le jeu est de toute façon intrigant graphiquement, la musique blaste déjà pas mal et j’ai hâte de me jeter dans l'arène.

On détruit des méchants sur fond de grosse techno dans les oreilles, c’est rigolo : le décors change régulièrement de forme, nous forçant à être toujours mobile et un gros dash de dernière chance permet de nous en sortir si l’on est encerclé. C’est dur, les boss ne pardonnent pas mais on se laisse porter. Par contre, assez vite, des bonus, des éléments d’interface voire des mécaniques entières de rogue-lite vont apparaître sans crier gare. Cela ne serait pas un souci si l’interface faisait le job pour fluidifier la compréhension de ces nouveautés mais ça n’est pas le cas. Je suis à peu près sûr que personne ne comprend ce qu’il faut faire lorsque le jeu demande pour la première fois de sélectionner une carte à ajouter dans son deck.


 
Je n’ai pas de problème avec les jeux cryptiques. J’ai fini un Dark Souls il y’a 12 ans. Mais ne pas expliquer des pans entiers d’un jeu, dont des mécaniques fondamentales ou juste des éléments d’interface, alors qu’il est déjà assez dur comme ça, c’est juste super chiant. 

J’ai mis une vingtaine de parties pour comprendre comment fonctionnait le système de progression, de bonus et pourquoi d’un seul coup le jeu nous donnait les pleins pouvoirs. Je pense qu’une petite explication de ces mécaniques auraient pu rendre ces premières parties plus agréables. Comme je l’ai déjà dit, le jeu est dur, très dur. Le mode de base, c’est le mode facile. J’ai osé une fois mettre les pieds dans le mode Normal (“l’expérience telle qu’elle a été pensée”), j’ai tenu 30 secondes.


 
Si à chaque fois que je lance le jeu, j’enchaine quand même quelques parties, c’est vraiment pour l’expérience esthétique et musicale. Kimmo Lahtinen, le dev, est un ancien d’Housemarque et ça se voit : le jeu transpire l’arcade, il y a des bidules qui volent partout tout le temps, parfois au prix de la lisibilité. Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi Sektori a besoin d’être si difficile et cela nuit à l’expérience de jeu. Sektori est à son meilleur quand on se sent en toute puissance tout en étant porté par la techno composée par Tommy Baynen, pas quand on se fait pêter la binette en boucle par le premier boss.



Parce que qui a la patience d’aller au bout d’un jeu pareil ? C’est un jeu que l’on lance de temps en temps et qui aurait toute sa place sur une console vraiment portable : cela aurait pu être un classique de la Playstation Vita  !
Si Sektori laisse tout le monde entrer dans sa boite de nuit psychédélique, il finit par en jeter celles et ceux qui ne tiennent pas le rythme et dont les pas de danse ne sont pas assez stylés. Malgré tout, il reste une expérience à tester si vous aimez la synesthésie, la techno et le clubbing. En outre, je l’ai quand même lancé sur grand écran et c’est peut-être là qu’il fonctionne le mieux bizarrement.
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