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Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
TEST

SteelSeries Arctis Nova Pro Omni, un casque pour les gouverner toutes

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Chez Steelseries, 25 ans ça se fête. Et ce quart de siècle méritait bien un rafraichissement du haut de gamme de la marque, leur fameux casque Artics Nova Pro sorti en 2022 et qui était jusqu'à présent décliné en versions filaire ou sans fil et dont la promesse était de piloter toutes les machines de la maison, du PC à l'ampli. Avec sa nouvelle version, l'Arctis Nova Pro Omni, plus besoin de faire de compromis. Le casque proposant entre autres une certification Hi-Res Audio cette fois-ci Wireless, un nouveau micro annoncé comme ré-vo-lu-tio-nnaire et la liberté de paramétrer son casque sans avoir à toucher au DAC maison. On va vérifier ça dans le test.
Déjà on commence par un avertissement : le casque n'est pas destiné à toutes les bourses. Avec un tarif d'entrée de 399,99€ (contre un aîné qu'on trouve régulièrement à peine au-dessus des 200€ symboliques dans sa version sans fil), il met la barre très haut et à ce tarif-là on se doit d'être archi-exigeants. Et ça commence par un packaging plus costaud qu'à l'accoutumée avec une cartonnerie imposante et un petit sac de protection en matière synthétique pour transporter le casque disponible en bleu nuit, noir (notre modèle) et blanc. On retrouve également au fond de la boite le Gamehub, soit le DAC maison du constructeur, deux câbles USB-C vers USB-A, une batterie de rechange et une bonnette pour le micro Clearcast Pro. Le design du casque, lui, impose le respect dès la prise en main.

Tout d'abord, on retrouve le même arceau en métal que sur le Nova 7, cette fois-ci dans un coloris gris métallisé qui rappelle le gris sidéral des Macbooks d'Apple. Sans trop alourdir le casque (337 g avec sa batterie), il offre une force de serrage rassurante, sans écraser la tête et tout en conservant une flexibilité qui a fait la renommée de la marque. Il est complété par le classique bandeau appuie-tête élastique qui équipe tous leurs casques.
 
Les fourches relativement courtes coulissent dans l'arceau sur un système sans crantage particulier. Bon, si vous suivez mes tests de casques, vous savez que je ne suis jamais très fan de ce choix de design, car on peut se retrouver avec un décalage entre l'allongement des deux bras après quelques mois/années de coulissage intensif. Elles terminent par les mêmes crochets à un seul point de fixation que sur le petit frère du Pro qui viennent se fixer non loin des deux premiers micros servant à calibrer la réduction de bruit. Les morphologies atypiques peuvent se rassurer, les oreillettes pivotent sur tous les axes et peuvent même se tourner à 90° sur l'axe vertical, ce qui permet de faire reposer le casque sur une surface plane, ou autour du cou dans les transports en commun. Pratique, surtout lorsque le micro escamotable qui vient se ranger dans l'oreillette gauche comme sur l'Arctis Nova 7 Wireless et permet de poser son casque à plat.



Le micro justement se termine par une cellule, dont on reparlera plus tard, disposant d'une LED rouge qui s'allume lorsqu'on le désactive. Toujours sur cette oreillette, on retrouve le bouton d'allumage aux angles rondouillets, permettant également de basculer entre les modes réduction de bruit/transparence.
 
En-dessous, un bouton-poussoir plus plat permet de désactiver le micro, plus une molette de volume infini crantée et cliquable très agréable au toucher. Enfin, car c'est aussi possible sur ce casque, un port jack TRRS permet de brancher une source extérieure, même sans batterie. Sur la doite, comme à l'accoutumée chez Steelseries, c'est l'unique bouton d'activation/appairage Bluetooth servant également à contrôler la musique et les appels pris sur son téléphone. Mais où est le port USB-C dans tout ça ? Et bien, il est astucieusement planqué dans une plaque recouvrant l'oreillette gauche du casque et maintenue par de petits aimants et affublée d'un logo Steelseries métallisé.

Malgré une certaine propension à bouger légèrement, il y a vraiment peu de chance que la plaque ne s'échappe, j'ai même du mal à l'enlever sans utiliser un cure-dent, les aimants faisant parfaitement le job. Mais de toute façon, une des forces de la gamme Arctis Pro est de proposer un système de double batteries interchangeables, l'une étant dans le casque pendant que l'autre recharge tranquillement dans le DAC. Et c'est l'oreillette droite qui héberge la batterie de 4 cm × 3 cm, toujours derrière le même système de plaque aimantée.
 
L'intérieur des oreillettes est recouvert par un simili-cuir qui n'a pas tendance à rendre les oreilles particulièrement chaudes, comme c'est le cas chez la concurrence, surtout sur de longues sessions comme ma semaine dernière de télétravail intensif. Au fond on retrouve un tulle très fin qui recouvre les transducteurs et les deux derniers micros permettant d'améliorer la captation des bruits et leur atténuation via l'ANC. Il ne reste qu'à déballer le plat de résistance, à savoir le Gamehub.



Ce rectangle de 11,5 cm × 8,5 cm est équipé comme son aîné d'un écran OLED qui permet d'avoir non seulement un regard sur les réglages actuels mais également de piloter tous les réglages qu'on effectue d'habitude sur l'application GG. A droite de la face avant, une énorme roue grise cliquable permet de régler le volume ou de naviguer dans les menus. Elle est complétée par un bouton tactile permettant de basculer entre les vues de l'écran d'accueil (affichage stéréo, préréglages EQ et métriques sur les différentes entrées). A l'arrière, on retrouve toutes les connectiques possibles, à savoir deux premiers ports USB-C pour relier un PC ou une console Sony/Nintendo. Le troisième port USB-C peut être débrayé entre une connexion compatible Xbox et une connexion standard.
 
Enfin, deux ports jack Line In/Out complètent la panoplie d'entrées et permettent de relier un ampli, par exemple connecté à une platine comme dans ma configuration. Ainsi le DAC est paré pour à peu près toutes les situations d'utilisation sans fil De ce côté-là la promesse est tenue. Une pression longue sur la roue frontale permet de rentrer dans les paramètres et de tout configurer, du choix de préréglages EQ jusqu'à l'activation du sidetone du micro, en passant par la désactivation du mode Xbox sur l'USB-C 3, un boost du gain du DAC ou le choix du mode de sortie Line Out (simples hauts-parleurs ou streaming pour renvoyer l'entrée Line In + l'audio du micro sur cette sortie, pratique !).

Bref, plus besoin de l'application. Et le casque va encore plus loin puisqu'en appuyant longuement sur la molette de volume du casque, on pilote le DAC de la même manière. Ainsi, on a même plus besoin de se lever du canapé lorsque comme moi on a installé le DAC près de la TV et on l'a relié au Mac (dans mon cas) via un long câble USB-C, en conservant les autres pour la Switch et la PS5 Pro. Si le tout demande un peu de dexterité de prime abord, on se fait vite aux menus et c'est rapidement intuitif.
 
Ici pas non plus de bouton pour basculer entre Bluetooth et les quatre sorties disponibles. Tout est connecté et piloté en simultané, le DAC se chargeant de retranscrire toutes les sources telles quelles. Il vous suffit juste de couper le son sur la ou les sources que vous voulez pour ne plus les entendre. Et justement, l'écoute dans tout ça ?



Steelseries a une nouvelle fois retravaillé ses transducteurs en néodyme magnétique de 40 mm pour gagner en puissance et offrir une fréquence de réponse large de 10 à 40 kHz Il en ressort un son clair dans toutes les circonstances, aux basses puissantes et propres qu'on sent à travers le casque et qui font vibrer les esgourdes, mais aux aigus jamais en retrait, à condition bien sûr d'aller triturer l'égaliseur de l'application pour trouver le bon compromis en fonction de la source, le préréglage basique Flat restant très scolaire. Ce qui m'a bluffé c'est la stéréophonie du casque qui fait apparaitre les éléments gauche/doite plus ou moins éloignés en fonction de l'intensité voulue par la source (musique en streaming/vinyle dans mon cas, audio spatial en jeu sur Switch 2 ou PS5). Le casque a été parfaitement à l'aise sur mes sessions de Pragmata et a su retranscrire tous les blips blips des ordinateurs de la station lunaire sans distortion.
 
Steelseries promet une réduction de bruit 40% plus efficace que la concurrence. Certes, on peut raconter ce qu'on veut avec des chiffres, et on voit un gain notable dans les transports en commun bruyants comme sur la ligne 14 par rapport par ex. à notre référence l'Alienware Pro Wireless, mais on est encore loin des performances d'une paire d'Airpods 4 avec ANC, pourtant ayant une construction ouverte. Il fait toutefois le job pour annuler la ventilation d'un PC par forte chaleur, d'une machine à laver assez bruyante à 1200 tours comme chez moi ou des klaxons des voitures dans la rue la fenêtre ouverte. On notera également qu'il a tendance à un peu trop capter le bruit du vent en mobilité.

Et si la vraie star de ce casque était son micro ? C'est le premier argument fièrement annoncé par SteelSeries lors de notre présentation initiale, le micro a été entièrement repensé. Et il était temps, car on l'avait noté dans notre test de l'Arctis Nova 7 Wireless Gen2, le Clearcast a fait son temps et est désormais handicapé par des algorithmes de réduction de bruit IA qui assomment littéralement le son. Qu'à cela ne tienne, le danois nous présente son Clearcast Pro qui s'articule autour d'une nouvelle cellule omnidirectionnelle offrant une fréquence de réponse accrue de 50 à 16 kHz et une meilleure sensitivité. Ca, c'est sur le papier, et dans les faits, ô surprise, ça fonctionne. Le son est beaucoup plus clair en sortie de boîte, sans préréglage EQ particulier, et ce que cette fichue atténuation de bruit soit désactivée ou au maximum !!

 
Avec de tels résultats, on a poussé le vice jusqu'à essayer le micro dans une configuration nomade, à savoir la tige à peine escamotée d'un centrimètre pour imaginer ce que donnerait une captation en mobilité et sans être extraordinaire, le résultat est forcément étouffé mais au moins aussi convaincant que celui d'une paire d'écouteurs nomades.



On est juste un peu déçus qu'il aura fallu un refresh de la gamme Pro pour voir apparaître ce nouveau micro et on se demande de quelle manière l'équipentier va le rebasculer sur les prochains Nova 3, 5 et 7. Toujours en parlant de mobilité, on est ravis de voir arriver le codec LC3+ sur la puce Bluetooth qui équipe le casque (via le protocole LE), ce qui permet de gagner en qualité sur des morceaux étudiés pour. L'égaliseur BT propose trois présets : Flat finalement très correct pour de l'écoute musicale, Bass Boost que j'ai tendance à éviter et Smiley qui porte bien son nom puisqu'il flatte basses et aigues, au détriment des médiums. La batterie du casque est annoncée comme supportant jusqu'à 30 h d'autonomie, mais en utilisation réelle, l'ayant testé pendant plusieurs semaines dans des conditions de télétravail avec 5-6 h d'écoute par jour, on est plus proche de 23-25 h, sans l'ANC activée. Heureusement, un remplacement de batterie se fait en quelques instants et on repart pour plus de 20 h. A garder à l'esprit toutefois : il est impossible de changer certains paramètres comme l'égaliseur Bluetooth ou d'activer l'ANC lorsqu'on descend en-dessous des 5 % de batterie.
 
Enfin un dernier détail sur la certification Hi-Res Audio Wireless proposée par le DAC, dans les faits je ne suis jamais arrivé à faire fonctionner le casque en 96 kHz/24 bits sur mon Mac Mini. Cela doit surement être dû à l'incompatibilité de MacOS ou à un manque de pilotage par l'application GG sur Mac, qui est pourtant assez fournie en paramétrages.
Promesse tenue pour SteelSeries qui délivre avec son Arctis Nova Pro Omni une solution tout-en-un pour piloter toutes ses consoles, son PC/Mac et même des périphériques exotiques derrière un ampli. Les transducteurs repensés par le constructeur sont super efficaces et le confort du casque est au rendez-vous. Mais c'est surtout le nouveau Clearcast Pro et la qualité de sa retranscription qui auront fini de me séduire. Reste qu'à 400 euros, la bête n'est pas accessible à tous, mais elle remplacera aisément deux ou trois périphériques audio à la maison.

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