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Mark of the Ninja

nitoo par nitoo,  email  @nitwoo  
 
Les ninjas dans les jeux vidéo, on connait tous. Traités la plupart du temps dans des jeux d’action, il persiste paradoxalement un certain manque lorsqu’il s’agit d’associer ces guerriers de l’ombre à une véritable composante infiltration. Les devs de Klei Enternainment, auteurs des Shank, nous proposent avec Mark of the Ninja de combler un peu ce vide, et en 2D s’il vous plaît. Alors autant ne pas y aller par quatre chemins : leur proposition n’est rien de moins qu’un coup de maître.
Dès le premier contact, on se prend une petite claque. Ces gars-là savent faire de la 2D, et ils savent l’animer. Notre shinobi se déplace avec une fluidité et une aisance confondantes dans des niveaux bourrés de charme et aux décors très travaillés. Pas de doute possible, on reconnaît donc aisément la patte artistique du développeur, aussi stylisée que simple et efficace. L’atmosphère particulière et l’ambiance très prenante confèrent un véritable cachet au jeu, avec des effets de lumière et des jeux d’ombres magnifiques. D’autant que la lumière est véritablement au cœur du gameplay. Le son aussi joue une part importante (représenté par des cercles concentriques émanant des divers ennemis), puisqu’il faut à tout moment en tenir compte lors de nos déplacements. Il faudra donc composer en permanence avec ces deux éléments pour mener à bien notre mission.



Et qui dit ninja, dit toute une panoplie d’objets et autres techniques spéciales pour y arriver. L’éventail des possibilités offertes est très complet et varié. Des kunais, ces petits couteaux qui permettent de briser les sources de lumière ou d’attirer l’attention des gardes, en passant par les bombes fumigènes et autres chausse-trapes, vous trouverez forcément votre bonheur. Sans oublier le bon vieux katana qui permet de se débarrasser de certains ennemis en toute discrétion. Ainsi, au fur et à mesure de notre progression, on agrandit notre arsenal (ainsi que des costumes octroyant des bonus particuliers, comme la possibilité de courir sans faire de bruit) via des points d’honneur, cette monnaie d’échange récompensant un travail plus ou moins bien fait.

On se retrouve à déambuler dans les douze niveaux (sans compter les niveaux défis) avec une aisance incroyable. La maniabilité, parfaite, se veut très réactive et accentue ce sentiment de fluidité permanente. Courir jusqu’à un garde, se cacher dans le décor de justesse, bondir hors de sa cachette pour se propulser dans les airs et s’accrocher avec le grappin à un point d’attache pour finir, tête en bas, suspendu à une chaîne et éliminer ce garde un peu trop gênant. C’est tellement jouissif qu’on se prend à recommencer ce genre de phase des dizaines de fois, ne serait-ce que pour tenter le run parfait. Car le jeu, possédant une composante scoring évidente, nous y invite fortement. Et là où ce genre de die ‘n retry peut vite devenir frustrant, ce n’est jamais le cas ici. La courbe de progression, bien fichue, nous introduit à des nouveaux mécanismes et des subtilités tout au long de l’aventure sans jamais nous heurter à un mur. Et quand bien même on se met à butter légèrement sur un passage, on prend tellement un plaisir fou à contrôler notre ninja et profiter de ce gameplay parfaitement huilé qu’on ne voit pas le temps passer.



Vous en aurez vraiment pour votre argent avec Mark of the Ninja, surtout quand on sait qu'il ne coûte qu'une quinzaine d'euros. Comptez entre six et huit heures de pur bonheur vidéoludique, avec en bonus une excellente rejouabilité. À part quelques très légers (voire anecdotiques) soucis techniques, voici un immanquable de cette rentrée, et un des tout meilleurs jeux XBLA sur la console de Microsoft, tout simplement.

Jeu testé à partir d'un code XLA fourni par l'éditeur
Une véritable leçon du jeu d’infiltration en 2D. Foncez.
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