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Fallout 3

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
6H. Je me réveille péniblement dans ma chambre d'hotel à Rivet City. Je zappe le petit déjeuner. J'ai ce qu'il faut sur moi comme drogue et Nuka-Cola pour me faire un bon festin entre deux combats contre des super mutants. Je parcours les coursives du porte-avions en ruine et monte sur le pont d'envol pour admirer le lever du soleil sur les ruines de Washington pendant que la Galaxy News Radio crache du swing. Puis je mets les bouts. Destination : mon père. En sortant de la ville, un clochard me demande de l'eau pure. Et puis quoi encore ? Je lui exploserais bien le crâne mais ce serait gâcher une balle et on en a bien besoin dans le monde de Fallout 3...
L'histoire de Fallout 3 vous place dans la peau de l'enfant d'un scientifique de l'Abri 101. Dans cet abri, il y a une règle stricte : personne n'entre et personne ne sort. Après une fabuleuse introduction permettant de créer son personnage, on entre dans le vif de l'action. : votre père est sorti de l'abri, votre mentor a été tué et la sécurité vous recherche. Il ne vous reste plus qu'une seule solution : quitter le nid douillet qu'est l'Abri 101 pour les Wasteland et retrouver le paternel. Comme dans les autres Bethesda, on peut très bien s'amuser sans faire la quête principale mais dans le cas de Fallout 3 ce serait vraiment dommage. L'histoire est assez convenue mais la quête en elle-même contient plein de bons moments et rapporte un bon paquet d'XP. Elle est non linéaire dans le sens où vous pouvez mener votre propre investigation et tuer sans problème les différents personnages principaux.

How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb



Pour Fallout 3, Bethesda a du imaginer ce que donnerait cet univers post-apo en 3D et en vue subjective. De ce côté-là, c'est la grande classe. Les ruines omni-présentes ont un style architectural bien marqué et sont remplies de détritus, de pubs d'époque, de distributeurs de nuka-cola ou de voitures à fusion. En fouillant (généralement dans les ordinateurs), on tombe sur de multiples documents relatant les évènements qui ont mené à ce chaos ainsi que des références aux précédents jeux. Pour autant, Fallout 3 n'a pas de lien scénaristique avec ceux d'avant permettant aux non-initiés de commencer l'aventure sans se poser dix mille questions. L'impression de se promener dans un monde fantôme et désolé est vraiment bien rendue, et renforcée par une excellente gestion de la lumière bien moins tape à l'œil que dans Oblivion. Le monde est gris-marron sans être sombre et la nuit rend l'ensemble encore plus sinistre.

Pourtant tout ce petit monde est vivant. Et immense. Il fourmille d'endroits à explorer, de commerces isolés, de villages, de villes et de campements. A chaque fois, on rencontre plein de gens qui ont une foule de choses à dire et de quêtes à proposer. S'il y a malheureusement trop de quêtes Fedex (va ici chercher cela), certaines sont vraiment très farfelues et originales. Il est même possible de résoudre des quêtes en mentant en fonction de vos caractéristiques. Il existe différentes factions mais elles ne sont pas du tout organisées comme dans Oblivion. Ne vous attendez pas à trouver un bureau de la Confrérie de l'Acier dans toutes les villes. Que ce soit au niveau de la quête principale ou de la quête secondaire, le jeu compose un grand nombre de choix qui affecteront le scénario. Enfin en théorie... En pratique, c'est assez léger tout comme l'influence du karma (votre alignement) qui évolue en fonction de vos bonnes et mauvaises actions et qui modifie la façon dont on vous perçoit.

Nympho en août



Le jeu reste trop manichéen à mon goût. Par contre Bethesda a fait de gros efforts en matière de dialogues. Le jeu d'acteur laisse un peu à désirer mais les échanges ne manquent pas de cynisme et d'humour. Ils ne sont pas contentés de rajouter quelques gros mots pour faire "mature". Des habitants désabusés de Megaton aux bourgeois racistes de la tour Tenpenny, tout y passe. Le jeu reste néanmoins très sage par rapport à ses prédécesseurs. Il faudra un ou deux Fallout de plus pour que Bethesda se décoince complètement. La présence massive d'alcool, de drogues (permettant de booster ses carac'), de filles de joie et de pourris en tout genre laisse à penser que le studio est sur la bonne voie ; sans oublier la possibilité de voler l'argent de l'église, d'insulter à moitié des enfants ou d'anéantir une ville entière par le feu nucléaire.

Le monde de Fallout 3 se compose de Washington DC et de sa banlieue. On le comprend très vite mais l'univers de Fallout 2 parait presque civilisé à côté : Fallout 3 est un monde dangereux plein de mercenaires à la gâchette facile, de pillards, de zombies, de bêtes sauvages, de robots déréglés ou de super mutants. Pour survivre, il faudra être discret ou bon tireur. Le combat constitue donc une part importante du gameplay et il faudra rapidement apprendre à jongler entre la visée classique FPS et le VATS. Le VATS s'avère très pratique pour lancer plusieurs grenades à la suite ou en finir rapidement avec un ennemi. S'il est possible de faire un coup critique en visant normalement, le VATS aide énormément. Visez le bras qui tient l'arme et l'ennemi la lâchera. Visez la tête et elle explosera dans une splendide gerbe de sang avec projection d'yeux et de cervelle, le tout au ralenti avec votre héros qui serre les dents. On peut penser que c'est lassant mais en fait non. Au bout d'un bon paquet d'heures, on prend toujours plaisir à arrêter le temps quand un super mutant est à un mètre de soi et à lui loger trois balles de .44 Magnum entre les deux yeux. Les munitions partent très vite et sont bien dosées si on excepte la fois où j'ai trouvé un Fat Man et 6 mini-nukes, transformant le jeu en MDK 3 pendant quelques instants.

I'm a Fat Man



Mais Fallout 3 offre bien plus que du combat. Le gameplay suit la voie des Deus Ex, Vampire the Masquerade : Bloodlines et BioShock. Il est possible de se la jouer infiltration, de pirater les ordinateurs pour retourner les tourelles de sécurité contre ses agresseurs, de faire les poches et d'y placer une grenade dégoupillée, de crocheter des serrures, de confectionner des armes avec ce qu'on trouve dans les ruines, de faire du commerce... Toutes ces possibilités sont limitées par les caractéristiques de ses personnages. Là encore, ce n'est pas du Oblivion : on ne fait pas monter une compétence en l'utilisant. Les différentes actions réussies font monter ses XP et passer un niveau permet de faire monter ses compétences et d'acquérir un nouveau perk, chaque perk offrant de gros bonus dans un domaine précis. En plus de son nombre de points de vie, il faudra faire attention à son niveau d'irradiation et réparer périodiquement armes et "armures" pour éviter qu'elles ne se cassent. Armures est entre guillemets car vous pouvez aussi bien porter une casquette et une nuisette qu'une armure de combat, l'éternel compromis entre le poids, l'agilité et la protection.

Outre ceux déjà cités, Fallout 3 comporte quelques gros défauts. Le premier est d'ordre graphique. Certes, on ne peut faire grand chose pour une ville qui s'est prise une bombe à hydrogène. Mais on peut essayer d'éviter les textures et la modélisation grossières. On a l'impression d'un retour en arrière par rapport au chaleureux Oblivion sans compter que les animations sont aussi rigides que dans ce dernier. Si vous voulez rigoler un bon coup, essayez de passer en vue à la troisième personne et regardez le personnage marcher sur le sol. L'IA fait peur, il y a quelques bugs et j'ai même eu quelques crashs. Tout cela sent bon les patchs et les mods. Le sound design remonte bien l'ensemble. Le bruit des armes et des crânes qui explosent est excellent et la BO est magnifique.
Fallout 3 ne sera jamais ce que les fans attendent : la vraie suite du grand Fallout 2. Mais ce n'est pas non plus Oblivion avec des flingues. Derrière le middleware d'Oblivion se cache une bonne couche de crasse, des aventures palpitantes, une ambiance de folie et un excellent gameplay. Fallout 3 est violent et sinistre à souhait et vous fera passer des délicieux moments pendant quelques dizaines d'heures.

SCREENSHOTS

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