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Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
TEST

Epomaker GX1

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : Epomaker
Supports : PC / Mac / PS5 / Switch 2 / Casque audio / GX1
Historiquement connu pour ses claviers mécaniques très abordables, le Chinois Epomaker commence à diversifier son offre avec une gamme de souris elles aussi à switchs mécaniques. Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est son arrivée sur un tout nouveau segment de produits, les casques gamer avec son GX1. Une fois de plus, le constructeur joue l'agressivité avec un tarif lancé à 49,99 dollars pour un casque open-back (assez rare sur le marché gaming sans fil), de l'audio 7.1, environ 30 heures de batterie et un double microphone perche+interne. Un tarif sur le papier incompatible avec un casque de qualité ? C'est ce qu'on va voir dans notre test.
Ce qui est certain, c'est que le packaging du casque annonce la couleur. Un carton assez basique, loin de la rigidité de ses concurrents, avec peu de fioritures à l'intérieur, puisqu'il ne contient aucun insert particulier. Le casque est simplement posé dans son sac en néoprène. À ses côtés, un sachet plastique qui contient le micro col de cygne et sa bonnette, un adaptateur 2,4 GHz combiné USB-A/USB-C que je qualifierais de Transformer (on y reviendra), un câble de recharge USB-C et un autre pour la connexion analogique USB-C vers jack 3,5 mm. Après déballage, première constatation, le casque semble très inspiré par un certain HyperX Cloud III S Wireless. Il partage en effet une construction extérieure avec le produit de HP. Ça commence par un arceau (en plastique, lui) remboursé par de la mousse et une protection simili cuir gaufrée Epomaker.

Mais ce qui fait immédiatement penser à son jumeau, ce sont les fourches du même métal rouge anodisé que la concurrence. D'ailleurs, à bien y regarder, la structure crantée semble être exactement la même et se termine par les mêmes crochets perpendiculaires qui viennent maintenir les oreillettes. Les fourches viennent coulisser dans le casque via une fixation plastique elle aussi ressemblant au casque HyperX, quoique moins volumineuse.



Outre le fait qu'elles ne pivotent sur aucun axe, ce qui limite les mouvements du casque sur la tête, les oreillettes ont elles une différence majeure, puisqu'on y retrouve au beau milieu des évents qui viennent faire respirer les transducteurs sur l'extérieur du GX1. Ici, le grillage utilisé est en grosses mailles de métal et outre le fait qu'il cache les transducteurs, il présente surtout, casque gamer premier prix oblige, des LED circulaires de mauvais goût qui s'allument au démarrage du casque. Les oreillettes sont également plus petites que la grande majorité de celles qui équipent les modèles concurrents. Une fois en contact des esgourdes, même si elles recouvrent quasi intégralement l'oreille, on a une sensation étrange, comme si elles étaient juste posées dessus. C'est un peu déroutant lors des premières heures d'écoute. Côté matériaux intérieurs, on retrouve le même simili cuir que sur l'arceau. On sait que sa durée de vie n'est pas extraordinaire, et un revêtement intérieur plutôt honnête car bien rembourré a été ajouté pour éviter qu'on frotte nos oreilles par mégarde sur le transducteur. Inutile d'espérer une isolation phonique incroyable, vu que le casque est ouvert sur les côtés.

Par contre, le confort est plutôt honnête, le casque ne m'ayant jamais fait mal aux oreilles pendant mes sessions de jeu. Sur l'oreillette gauche, on retrouve aux côtés du port USB-C, de l'emplacement pour la perche du micro et du tout petit micro interne une batterie de boutons en plastique qui trahissent le positionnement tarifaire du casque.

Un premier permet d'allumer le GX1 mais fait également office de contrôle multimédia, que ce soit en mode Bluetooth ou connecté à un PC/Mac. Juste au-dessus, un second bouton identique permet de couper le micro. Enfin, un troisième bitoniau, lui aussi identique, permet de couper les LED. On est d'ailleurs assez agacé par le fait que le casque ne possède pour ainsi dire aucune mémoire interne et ne garde aucun paramètre, ce qui oblige à recouper les LED à chaque redémarrage, lourdingue au possible. Je ne suis pas non plus fan de ce trio de boutons qui se ressemblent et qui entravent les actions au toucher à l'aveugle.



En dessous du panneau de boutons, on retrouve une molette à scrolling infini pour la gestion du volume. Là encore, elle est ultra fine et fait très cheap face à la concurrence. Sur la droite, on retrouve un unique bouton poussoir lui aussi inspiré de ce que fait HyperX pour basculer entre les connexions 2,4 GHz et Bluetooth (pas de multipoint pour le prix, évidemment). Quant au dongle 2,4 GHz, comme je l'ai dit plus haut, on est face à un design Transformer qui comprend une base de clé USB-A classique dans laquelle est enfiché un adaptateur USB-C. L'idée est plutôt intéressante et permet de connecter le casque par exemple sur des consoles de toutes générations (même sur Xbox via le câble analogique).

Seulement, le design des deux parties est assez grossier et anguleux, ce qui fait qu'on a beaucoup de parties en plastique inutiles qui viennent gêner l'insertion dans des ports trop proches d'un autre périphérique branché à côté. De plus, cet adaptateur combiné ne permet pas de connecter deux périphériques en même temps. Le maître dans l'affaire reste le petit adaptateur USB-C. Voyez plutôt l'USB-A comme une dérivation. Par contre, côté portée et signal, pas grand-chose à redire et à la différence de certains concurrents, je n'ai décelé aucune perte de connexion même dans des parties de mon salon avec du "bruit" sur la bande 2,4 GHz. Côté intégration, le casque est bien détecté par mon Mac, même si l'électronique embarquée ne me laisse pas contrôler le volume de l'OS directement et se contente de gérer le volume du casque en lui-même. Sur console, rien à redire, le casque est bien géré et la molette interagit avec les fonctionnalités système. Par contre, j'ai remarqué un comportement très étrange au niveau du chipset audio 7.1 utilisé qui a tendance à retravailler le son tout seul pour simuler un 7.1 virtuel et flatter l'écoute.

Et ça a pour incidence de faker la stéréophonie sur certains éléments audio, par exemple des sons très aigus et discrets comme les cliquetis du menu de la Switch 2 qui se trouvent aléatoirement poussés très a gauche de l'empreinte stéréo sans que l'on fasse quoi que ce soit. C'est déroutant et désagréable lorsque ça se produit. On se demande si le casque fonctionne bien, mais j'ai vraiment l'impression que c'est le chipset intégré qui est ici à la maneouvre.



Comme pour le reste, vu qu'il n'y a pas de mémoire interne, impossible de désactiver cette fonction via une quelconque application. Il existe bien un logiciel pour Windows, mais il semble uniquement agir comme un égaliseur logiciel. En ce qui concerne l'écoute globale, les transducteurs de 50 mm ont tendance à produire un souffle en bruit de fond assez audible et surtout un très léger effet de sifflement qui est assez désagréable lorsqu'on le repère et qu'on se concentre dessus. Cela ne m'a pas dérangé pendant mes parties multi d'Orbitals et Splatoon Raiders, mais dès que je passe sur de l'écoute musicale pendant une journée de travail, il arrive que je n'entende que lui.

Au-delà de ça, pour un casque vendu comme 7.1, je ne lui trouve pas une spatialisation extraordinaire. Certes, on sent bien l'intro de JFK Cadence sur la BO de Airport CEO sur la droite, mais en partie, ça ne saute pas aux oreilles. Je trouve même la scène audio assez resserrée sur elle-même pour un casque vendu comme ouvert. Là encore, je me demande si le chip utilisé par le casque ne fait pas des siennes lors du traitement audio. Globalement, le son est assez neutre en sortie de boîte, avec peu d'emphase sur les basses, et des aigus bien trop présents. Encore une fois, je ne suis pas surpris vu le positionnement prix, mais ça plus tous les artefacts, ça commence à faire beaucoup. Passons au micro, puisque Epomaker a fait le choix d'une double solution.



Premier constat, le col de cygne est finalement de bonne qualité, sans être exceptionnel, pour cette gamme de prix. Là où ça coince par contre, c'est à la captation. Le micro produit un souffle très audible en continu et les enregistrements ont tendance à étouffer quelque peu la voix. La situation n'est pas catastrophique, j'ai entendu pire, mais on est loin de notre référence, le SteelSeries Arctis Nova 3 Wireless qui est pourtant le premier prix chez la concurrence. Le micro interne est lui, pour ainsi dire, inexploitable, car il semble mal positionné, embarquant trop de bruits extérieurs par rapport à la voix.

En résumé et sans surprise, lorsqu'on lance un casque gamer à moins de 50 dollars et qu'on propose une fiche technique aussi avantageuse, il y a forcément un loup. Le son est tout juste correct, l'électronique embarquée a tendance à n'en faire qu'à sa tête, des artefacts audio viennent ternir l'écoute, et la captation micro est juste dans la moyenne. Au global, pour un premier essai, le GX1 est confortable, mais a encore trop de défauts rédhibitoires. Surtout lorsque la concurrence aligne des modèles nettement plus équilibrés pour une trentaine d'euros de plus.

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