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Def Jam Vendetta

Joule par Joule,  email  @j0ule  
Amateurs de poilus en string léopard, shorts en cuir et autre moule-bite fluo, passez votre chemin. Si Def Jam Vendetta est bien un jeu de catch, il tente de renouveler le genre avec une ambiance streetwear – hip hop grâce au label Def Jam Records et au talent des développeurs japonais de AKI (spécialistes en la matière). Estampillé EA Big (SSX, NBA Street), le jeu se veut tendance, technique et fun, rien que ça…

Gotta catch them all


S’il parait très bourrin et arcade au premier abord, Def Jam Vendetta n’en est pas moins technique voire tactique. Le matraquage de boutons au hasard fait illusion quelques minutes, mais il faut sérieusement s’y mettre pour progresser dans l’aventure et maîtriser la palette de 1500 coups et prises (!) mise à disposition. Deux jauges sont présentes, celle de santé bien évidemment, et celle que l’on pourrait qualifier de furie. Une fois celle-ci remplie, vous pouvez déclencher une furie et enchaîner sur un combo dévastateur qui laissera votre adversaire KO. Chose intéressante, Def Jam Vendetta pousse le joueur à prendre des risques et innover afin d’être toujours plus spectaculaire et original dans ses coups. En effet, plus vous en mettez plein la vue au public, plus votre jauge de furie augmente et plus votre porte-monnaie enfle lors de la remise des récompenses en fin de combat. A quoi sert cet argent, on le verra un peu plus tard.



Hip hip hip ? hop !


Le mode Carrière Def Jam Vendetta propose un défi de taille : aider son pote Manny qui doit de l’argent à D-Mob, et récupérer son ex-nana, qui, heureux bonheur des choses, sort avec le même D-Mob. On comprend donc assez vite que le D-Mob en question sera l’ennemi ultime. Bizarrement, on ne créé pas son personnage, mais on choisit parmis quatre personnages aux profils différents. Une fois ce choix effectué, moult combats sont au programme, répartis comme suit : quelques oppositions dans une salle avant d’affronter un artiste Def Jam qui fait office de boss. Lors de ces affrontements, vous gagnez de l’argent qui permet soit d’augmenter ses différentes statistiques (comme la force, la vitesse ou l’endurance) soit de débloquer les galeries photos des petites amies que vous récupérerez au cours de votre aventure (les combats entre l’ex et la future étant jouable, boue non comprise). Enfin, si vous avez quelques amis sous la main, Def Jam propose des combats multijoueurs jusqu’à quatre en 2 contre 2, 3 contre 1, ou simplement du chacun pour sa peau.



Le ring aux stars


Le gameplay a donc été soigné, sans pour autant laisser le côté technique et l’ambiance de côté. La réalisation graphique est de qualité, avec une mention spéciale à la modélisation des personnages qui regorgent de détails, enrobée un design des plus réussis. Les décors sont variés mais assez quelconques au final. On regrettera un trop fort aliasing général, rien de bien méchant toutefois. Les petites scènes entre les combats sont plutôt bien foutues, tandis que les menus disposent d’une ergonomie de qualité. Enfin, que dire de la bande son qui dépote vraiment et donne du bon son à manger pour les oreilles affamées, pour peu qu’on aime le genre, bien évidemment. Par contre, chose surprenante, les combats sont rythmés par les versions instrumentales des titres de la bande son, alors que les menus disposent des versions complètes des nombreux titres du label Def Jam, explicit lyrics inside. Dernière chose, menus et dialogues sont totalement en anglais, voilà prévenus les allergiques à la langue de Shakespeare.

Def Jam Vendetta réussit son pari audacieux de concilier catch et hip hop. La jouabilité est un modèle du genre, la partie solo bien ficelée pour rendre le joueur accro et la réalisation tient la route. On regrettera toutefois une localisation française inexistante et la non possibilité de créer son avatar, comme il est de coutume dans ce genre de jeu. Pas vraiment de quoi gâcher le plaisir procuré, mais à corriger en vue d’une suite à venir.

SCREENSHOTS

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