TEST
Le Cloud III S Wireless fait date chez HyperX
Développeur / Editeur : HyperX
J'aurais sûrement dû vous parler du dernier casque signé HyperX à la toute fin de l'année dernière, mais je l'ai reçu deux semaines avant de partir en vacances et HP (qui a racheté le constructeur en 2021) me l'avait prêté jusqu'à début janvier. Alors, autant prendre le temps et le mettre au défi, parce que sous ses airs de petit poucet, il embarque une immense batterie qui offre sur le papier jusqu'à 120 heures d'autonomie. Et vu mon programme ultra chargé de décembre, cela n'a pas été de trop.
Mais avant de brûler les étapes et de savoir s'il a tenu la charge pendant que je dévorais mon backlog, un petit passage obligé par le packaging (qui change peu par rapport au précédent... Il faut bien veiller à voir un "S" a côté de Wireless !) comme j'ai désormais l'habitude de le faire pour mes tests de casques audio. Au sortir du carton qui sent bon les matériaux recyclés, on trouve le casque, un petit sac de transport souple et le micro-tige. La première impression lorsqu'on prend le casque en main est assez déroutante, la faute aux crochets métalliques qui descendent de l'arceau vers les oreillettes. Alors oui, le métal froid fait son petit effet et franchement, je n'ai aucune appréhension sur la qualité de fabrication des crochets, mais ils ont un peu de jeu sur l'axe vertical à la sortie de l'arceau et ça laisse une désagréable impression de cheap, comme si les pièces n'avaient pas été bien usinées ou ajustées.
Je comprends que ce "jeu" sert à régler (très légèrement) les oreillettes sur l'axe vertical, mais ça reste déstabilisant. Seul le crantage lorsqu'on veut jouer sur la longueur des branches est lui très satisfaisant. Passé ce premier contact, le design du casque dans sa version rouge métallisée et noire est plutôt réussi.

Je comprends que ce "jeu" sert à régler (très légèrement) les oreillettes sur l'axe vertical, mais ça reste déstabilisant. Seul le crantage lorsqu'on veut jouer sur la longueur des branches est lui très satisfaisant. Passé ce premier contact, le design du casque dans sa version rouge métallisée et noire est plutôt réussi.

Le jeu est perceptible à l'endroit où la branche rouge rentre dans l'arceau noir.
Le logo HyperX est gaufré dans le simili-cuir qui recouvre l'arceau et dont le très léger rembourrage vient épouser le haut du crâne et amortir l'effet de serrage naturel de l'ensemble. J'ai déjà parlé des crochets rouges métallisés qui viennent élégamment maintenir chaque oreillette en deux points inclinables vers l'extérieur du casque, mais qui ne pivotent pour ainsi dire pas sur l'axe vertical (à part ce léger jeu), ce qui permet de bien positionner les oreillettes, sans favoriser les trous d'air et donc de maximiser l'isolation phonique passive du casque, qui est vraiment très bonne.
Les oreillettes qui embarquent les transducteurs inclinés vers l'oreille de 53 mm sont recouvertes du même simili-cuir que sur l'arceau et il est à noter qu'à la différence de la concurrence, il n'a pas trop tendance à faire transpirer sur la durée. L'intérieur est recouvert quant à lui d'un tulle plus épais qu'à l'accoutumée qui protège bien les transducteurs (et surtout les oreilles des frottements éventuels). À l'extérieur de chaque oreillette, on retrouve, comme c'est désormais en vogue, des plaques métalliques interchangeables, bien que le constructeur n'ait toujours pas dévoilé de plaques personnalisées.
Les oreillettes qui embarquent les transducteurs inclinés vers l'oreille de 53 mm sont recouvertes du même simili-cuir que sur l'arceau et il est à noter qu'à la différence de la concurrence, il n'a pas trop tendance à faire transpirer sur la durée. L'intérieur est recouvert quant à lui d'un tulle plus épais qu'à l'accoutumée qui protège bien les transducteurs (et surtout les oreilles des frottements éventuels). À l'extérieur de chaque oreillette, on retrouve, comme c'est désormais en vogue, des plaques métalliques interchangeables, bien que le constructeur n'ait toujours pas dévoilé de plaques personnalisées.
Je suis assez tatillon sur les boutons et leur accès sur un casque et je dois avouer que le Cloud III S Wireless s'en sort très bien de ce côté-là. Comparé au Turtle Beach Stealth 700 Gen3 et son trop-plein de boutons et mollettes sans réel intérêt autre que de jouer les tanks, le petit dernier de HyperX fait dans la sobriété et l'utilité. Sur la gauche, on trouve un gros bouton d'alimentation qui permet également en une pression d'avoir une information immédiate sur le niveau d'autonomie de la batterie via une voix féminine, ainsi qu'un bouton-pression pour faire taire les micros. Simple on vous dit. À droite, une unique molette de volume légèrement crantée et surtout à la résistance agréable qui s'occupe de gérer le volume, qu'on soit en connexion WiFi 2,4 GHz ou Bluetooth, puis un autre bouton-pression dédié aux fonctionnalités Bluetooth et aux interactions avec certaines applications PC/Mac, inspiré de ce qu'on retrouve sur les AirPods d'Apple (une pression pour lecture/pause/prise d'appel, une double pression pour la piste suivante, une triple pression pour la piste précédente). Là encore, le maitre-mot est efficacité.
Enfin, un bouton-poussoir de type toggle permet de basculer entre 2,4 GHz et Bluetooth. Eh oui, pas de Bluetooth simultané pour un positionnement prix à 99 euros (149 euros selon le site de HyperX, mais le prix a dégringolé une semaine après le lancement pendant le Black Friday). Il fallait faire des compromis.

Enfin, un bouton-poussoir de type toggle permet de basculer entre 2,4 GHz et Bluetooth. Eh oui, pas de Bluetooth simultané pour un positionnement prix à 99 euros (149 euros selon le site de HyperX, mais le prix a dégringolé une semaine après le lancement pendant le Black Friday). Il fallait faire des compromis.

On ne retrouve pas non plus de prise jack 3,5 mm qui permettrait d'écouter sa musique la batterie à plat, mais comme nous allons le voir plus bas, ça ne sera pas un problème. De manière générale, le placement des boutons est idéal, on ne les cherche jamais des doigts et on sait sur quoi on appuie sans tâtonner. Le dongle 2,4 GHz est lui assez protubérant, 4 cm de long tout de même, mais surtout assez large, ce qui va immanquablement sacrifier un second port USB-C placé trop près. On aurait préféré un système à la SteelSeries. Avant de passer au son en lui-même, un mot sur les (oui les) microphones du casque. S'il embarque un micro col de cygne qui vient se fixer fermement sur la gauche, le casque comprend également deux micros intégrés qui en font un challenger au titre des casques gaming, mais pas que, et qui fonctionnent à la fois en Bluetooth et en 2,4 GHz. Pratique !
Une fois posé sur les oreilles, le casque ne bouge pas, ne laisse pas passer un peu d'air comme sur le haut de gamme Razer lors des mouvements, et est assez équilibré pour qu'on ne ressente pas son poids de 353 g (342 g sans la tige micro), ce qui est un plus lors des longues sessions ou tout simplement lorsqu'on s'en sert dans les transports en commun. Le son, lui, est aussi une très bonne surprise.
En sortie de boîte et après mise à jour logicielle, le casque délivre une prestation plutôt sérieuse, si on part du principe qu'il reste un modèle gaming dans la centaine d'euros. Il se montre d'abord scolaire, sans faire de l'esbroufe dans les basses comme ses concurrents. Mais de la musique au jeu vidéo, du salon au métro, le casque impressionne par la clarté de ses retranscriptions, de l'excellent thème de Jujutsu Kaisen LOST IN PARADISE aux envolées de la superbe bande originale d'ARC Raiders, sans jamais faire de fausse note d'un côté ou de l'autre du spectre. Les instruments sont bien retranscrits, sans jamais baver sur la scène, la prestation reste constamment solide.
En sortie de boîte et après mise à jour logicielle, le casque délivre une prestation plutôt sérieuse, si on part du principe qu'il reste un modèle gaming dans la centaine d'euros. Il se montre d'abord scolaire, sans faire de l'esbroufe dans les basses comme ses concurrents. Mais de la musique au jeu vidéo, du salon au métro, le casque impressionne par la clarté de ses retranscriptions, de l'excellent thème de Jujutsu Kaisen LOST IN PARADISE aux envolées de la superbe bande originale d'ARC Raiders, sans jamais faire de fausse note d'un côté ou de l'autre du spectre. Les instruments sont bien retranscrits, sans jamais baver sur la scène, la prestation reste constamment solide.
La stéréophonie est très bonne et il est toujours possible de retoucher à l'égaliseur 10 bandes du logiciel Ngenuity pour ajouter un peu de coffre aux basses si jamais l'envie se fait sentir. Bref, on pensait le SteelSeries Arctis Nova 3 Wireless roi cette année dans son domaine, mais il faut bien avouer que HyperX vient le détrôner allègrement !
Et il ne s'arrête pas là puisqu'il vient aussi chercher l'excellent micro du Danois sur son terrain. La petite cellule de 10 mm en haut de son col de cygne délivre un résultat tout à fait honorable, bien qu'un peu plombé par une réduction de bruit IA.
Et il ne s'arrête pas là puisqu'il vient aussi chercher l'excellent micro du Danois sur son terrain. La petite cellule de 10 mm en haut de son col de cygne délivre un résultat tout à fait honorable, bien qu'un peu plombé par une réduction de bruit IA.
Mention spéciale à la "flexi-rigidité" à toute épreuve de sa tige qui a le bon goût de ne pas retomber après quelques heures. Il fait en tout cas bien mieux que des casques au double de son prix. Et pour bien enfoncer le clou, il intègre donc un duo de micros intégrés qui, s'ils ne brillent pas par une vraie clarté de la voix (avec pas mal d'écho des bruits ambiants hélas), ont le mérite d'exister et de pouvoir prendre des appels en mobilité. On en vient enfin à parler batterie parce que c'est l'argument principal mis en avant par le constructeur.
Je voulais la tester dans ses limites. Aussi ne l'ai-je chargée que jusqu'à 80 % le 6 décembre dernier, le jour de la réception du casque, que j'ai ensuite mis à l'épreuve pendant deux semaines intensives de boulot (quatre heures par jour au moins) sans compter les trajets en transports et les soirées sur ARC Raiders. Enfin, pendant deux semaines en vacances loin de chez moi, il a été mon compagnon de route à la fois en mobilité dans les rues de Rouen, mais également lors de mon nettoyage de backlog annuel en mix 2,4 GHz / Bluetooth, avec Gal Guardians: Servants of the Dark sur Switch (15 heures) et 428 Shibuya Scramble sur PS5 (28 heures). Résultat des courses, le casque m'annonce encore 20 % de batterie restante à l'heure où j'écris ces lignes le 7 janvier. On comprend mieux l'absence de port jack avec une telle autonomie.
Il fallait de l'audace pour aller titiller SteelSeries sur ses acquis, mais le Cloud III S Wireless de HyperX est bourré de bonnes surprises, que ce soit dans son design simple et vraiment efficace, une empreinte sonore très sérieuse pour son prix, une configuration micro qui permet d'oser la mobilité au quotidien et une autonomie monstre qui ne vous laissera jamais tomber ! C'est bien simple, il devient simplement mon casque de référence dans sa gamme tarifaire d'entrée de gamme.





