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Civilization IV

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
Ca fera bientôt 15 ans que le premier Civilization est sorti. Ce titre m’avait fasciné par ses possibilités incroyables et son intelligence rare. Sid Meier et sa bande ont réussi l’exploit de sortir des nouvelles versions qui surpassaient à chaque fois l’original. Ce quatrième opus ne déroge pas à la règle et demeure le meilleur Civ jamais produit.
Dans Civilization IV, on joue le rôle d’un dirigeant illustre comme Gandhi qui doit gérer et faire prospérer une civilisation connue ou inventée à travers les âges depuis l’an –4000 jusqu’en 2050, au tour par tour. Pour cela il faudra tout gérer : la construction des villes et des bâtiments qui les composent, la recherche, la guerre, la diplomatie, le commerce, l’aménagement du territoire…
Sid Meier n’est plus le game designer en chef. C’est Soren Johnson qui le remplace après avoir déjà fait un excellent travail sur le III. Néanmoins, le bon vieux Sid s’est assuré que le jeu respectait bien la franchise et vous pourrez apercevoir sa trombine en faisant le tutorial. Même si vous avez un doctorat en mégalomanie appliquée et que vous parlez géopolitique au petit déjeuner, ce tutorial sera bien utile car Civilization IV apporte un grand nombre de nouveautés.

Graphiquement, ça risque de faire un choc aux fans mais Civilization est passé en 3D grâce au moteur Gamebryo (le même qu’Oblivion !). Le résultat est assez plaisant sans être exceptionnel. Outre quelques effets d’eau discrets, Il n’y a pas de pixel shaders ni d’éclairage dynamique dans tous les sens et le jeu tourne très bien sur une config assez modeste. Par contre, la 3D apporte des possibilités de zoom impressionnantes : on peut partir d’une vue rapprochée d’une unité pour arriver à une vue globale de la Terre, ce qui est pratique pour affiner sa stratégie.
L’interface a été complètement revue et largement simplifiée grâce à pas mal d’ajouts comme des pop-ups qui s’ouvrent quand une ville a fini sa chaîne de production. Mais Firaxis est allé plus loin en ajoutant un grand nombre de fonctions permettant d’automatiser une partie du jeu : production, aménagement, exploration… Evidement, rien n’est imposé. Ainsi, les novices pourront débuter en douceur sans avoir une foule de paramètres à gérer tandis que les joueurs confirmés pourront goûter aux joies du micro-management.

Quoi de neuf docteur ?



Civilization IV conserve le concept de Culture instauré dans le 3ème opus. Chaque ville produit de la culture, plus ou moins vite selon les bâtiments que vous avez fait. Plus votre culture est grande et plus la zone d’influence de la ville sera grande. L’ensemble de ces zones d’influence constitue les frontières de votre pays. Il est même possible de voler des villes ennemies frontalières grâce à la culture. Le grand ajout de ce jeu est la religion. Sept religions réelles sont présentes dans le jeu. La construction de temples apporte du bonheur et de la culture aux villes voire de l’argent si vous êtes celui qui a découvert une des religions. Mais elle entraînera des mésententes voire des guerres avec les autres civilisations qui n’ont pas la même religion… L’idéal est de faire de votre ou de vos religions les plus répandues dans le monde en les propageant grâce aux routes ou aux missionnaires.

L’autre grosse nouveauté de ce jeu sont les doctrines. Il n’est maintenant plus question de choisir un seul type de régime. Il va falloir choisir une doctrine dans chacun des cinq domaines : gouvernement, loi, travail, économie et religion. Les possibilités offertes sont multiples. Libre à vous d’être un monarque absolu prônant la liberté d’expression et l’écologie ou un état policier laïque bureaucratique. Les doctrines choisies auront aussi une influence dans vos relations avec les autres civilisations et passer d’une doctrine à une autre provoquera l’anarchie dans vos villes.

Enfin, le jeu introduit le concept de Personnages Illustres. Peut-on imaginer la Grèce Antique sans Platon, l’Angleterre sans Shakespeare, la Pologne sans Copernic et Corbier sans sa barbe ? Grâce aux merveilles et à aux spécialistes offerts par certains bâtiments, vous pouvez obtenir plusieurs de ces Personnages illustres qui sont de cinq types : artistes, marchands, prophètes, ingénieurs et scientifiques. Ils vous permettent d’obtenir des bâtiments spéciaux, de trouver de nouvelles technologies, d’améliorer une ville, de faire une œuvre d’art pour booster la culture, de déclencher un âge d’or… Il y a encore de nombreuses modifications du gameplay, notamment au niveau des combats et des ressources, dont on pourrait parler qui font que ce jeu n’est pas juste une mise à jour graphique du III. Citons par exemple le système de santé qui englobe les problèmes de taille et de pollution d’une ville, le système de bonheur qui fait qu’un citoyen mécontent ne travaillera pas mais ne déclenchera pas de révolte…

Que va-t-on faire ce soir Cortex ?



Les tours peuvent se jouer de manière simultanée ce qui permet d’éviter d’attendre que les autres joueurs aient fini leur tour. Comptez huit à neuf heures pour venir à bout d’une partie. Outre la victoire « temporelle » qui récompense la civilisation ayant le plus de points en 2050, il existe cinq autres victoires. C’est à vous de devenir le président de l’ONU, d’être le premier à envoyer un vaisseau vers Alpha du Centaure, d’écraser les autres civilisations., de posséder le plus de territoires ou d’avoir les villes les plus cultivées.

L’IA est peut-être un peu trop prévisible mais elle est très efficace. En montant un peu la difficulté, on tombe rapidement sur des adversaires redoutables qui savent mettre à profit tout ce que le jeu offre. Le jeu est assez gourmand en ram même si plusieurs patchs ont corrigé les fuites de mémoire. On pourrait dire que l’arbre des technologies est trop court mais ce serait pinailler. Même le mode multijoueur propose un challenge intéressant que ce soit en équipe ou en solo, avec ou sans IA. L’implémentation récente du mode Pitboss permet de jouer à plusieurs sans que tout le monde ne soit connecté en même temps, les participants étant prévenus par mail quand c’est à leur tour de jouer. La musique est superbe et le packaging constitue la cerise sur le gâteau : en ces temps de boîtes DVD et de downloadable content, Civilization IV est fourni avec un manuel de plus de 200 pages en français et un poster double face en couleur récapitulant un grand nombre d’informations utiles. Enfin, le jeu est facilement modifiable et possède une communauté dynamiques de joueurs qui créent des nouvelles unités, des nouveaux scénarios ou des nouvelles cartes pour renouveler sans cesse le plaisir.
Intelligent, complet, long, prenant et riche, Civilization IV frôle la perfection. Tout en restant accessible aux débutants, il comblera les fans de la série par ses mécanismes compliqués et pourtant si facilement maniables. Attendez vous à passer de longues nuits devant le PC à commercer avec les Américains tout en préparant quelques missiles balistiques. Rarement un jeu n’aura offert des parties aussi variées et intéressantes. Profitez en bien, le prochain sort dans 5 ans.

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