PREVIEW
Gamescom 2026 : premiers pourboires avec Crazy Taxi World Tour
Développeur / Editeur : SEGA
Quand je pense à Crazy Taxi, je pense à la Dreamcast, à ce plaisir instantané du jeu d’arcade, à cette bande son de zinzin alors qu’il n’y avait même pas dix morceaux en comptant les menus, et juste évidemment à ce plaisir fou de débouler à fond la caisse dans une ville ensoleillée à prendre n’importe quel risque du moment que le client est heureux.
Oui, mais ça, c’était en 1999. C’était il y a bien longtemps, nous n’avions pas le même âge et les jeux vidéo de l’époque étaient différents. Alors, revenir avec Crazy Taxi en 2026, faut quand même les avoir bien accrochées pour penser ne serait-ce qu’une seconde qu’en dehors des joueurs et joueuses de l’époque, ça va exciter les foules qui ne jurent que par les graphismes haute définition ou par des season pass à deux balles. Mais pourquoi pas. Après tout, la nostalgie fonctionne souvent.Pour rappel, Crazy Taxi avait un concept ultra simple, que Crazy Taxi World Tour reprend trait pour trait, en y ajoutant des petites choses. Pour cette preview, je n’ai pas été dépaysé une seule seconde. À peine la démo lancée que je me retrouve dans cette ville fictive mais fortement inspirée de l’Europe et totalement fantasmée. Ok, ce n'est pas San Francisco, mais c'est tout comme à l’époque niveau sensations. Ensuite vient le “YA YA YA YA YA” de The Offspring dans mes oreilles. L’ambiance est là et d’ailleurs, je n’ai pas pu découvrir d’autres morceaux que ceux de l’époque, dont ceux de ce groupe culte et de Bad Religion. Je suis dans mes chaussons.

Je démarre mon bolide et c’est parti pour… bah je ne sais pas trop quoi. Ici, mon travail de taxi peut débuter uniquement quand j’en ai envie. Ce n’est pas obligatoire et je peux donc me balader en mode monde ouvert dans cette grande ville, mais je n'ai honnêtement pas à grand-chose à y faire à part tourner en rond. Allez, je vois un passant qui me fait signe, donc je file et je m’arrête comme un bourrin dans sa zone. Il me fait un signe et la grosse flèche s’affiche pour me donner la direction vers laquelle je dois me diriger, puis le chronomètre s’affiche. Je comprends assez rapidement que je vais devoir prendre le plus de clients et me faire le plus d’argent possible dans cette limite de temps. J'ai posé mon cerveau sur le bureau, tout va bien.

Je vais vite, j’enchaîne les dérapages, le client me file des pourboires et j’arrive à destination. J’en reprends un autre non loin de là et je pousse un peu le délire. Cette fois-ci, je rase les bagnoles, j’en cogne quelques unes et… oh, les collisions ne sont pas gérées comme sur la Dreamcast. Bon, ça passe mais je trouve cela bien plus simple et je me demande si cela va avoir un impact sur la suite. Je prends un autre client et là, je m'aperçois que j’ai une sorte de jauge de turbo. J’enclenche mon petit kit de nitro comme dans Fast & Furious et je me rends compte que la jauge se vide très rapidement, mais se remplit aussi en prenant des virages en mode drift. Ok, il faut donc alterner ces pratiques pour aller vite et se faire un bonus de paiement significatif.

Le chronomètre terminé, j’engrange le score et je suis content. Voilà pour le mode classique, comme proposé depuis le premier épisode. Au fil des essais, je réalise que certains passants sont un peu spéciaux. Ces derniers ont des sortes de missions à nous proposer, comme cette femme qui m’explique qu’elle doit ramasser les poubelles et que donc, la meilleure solution, ce serait que je fonce dessus pendant qu'elle se met à l’arrière de ma caisse et qu’elle aspire le tout avec un gros aspirateur. C’est de l’arcade, ne cherchez pas à comprendre. Tout comme ce mec qui me demande de faire le plus grand saut possible pour l’envoyer dans les airs, etc. Des trucs un peu loufoques qui cassent un poil la routine qui a commencé à s'installer doucement mais sûrement au bout d’à peine quinze minutes.

Et c’est peut-être là le vrai problème de Crazy Taxi World Tour. Arrivera-t-il à sublimer le premier épisode qui était justement cool parce que pas long, mais aussi très ancré dans son époque d’arcade à la maison, chose totalement oubliée depuis des années ? Les sensations sont pourtant présentes, même si je note que la voiture est plus simple à conduire qu’à l'époque, mais je ne sais pas, je n’arrive pas à savoir si je vais y jouer des heures ou non, et si je suis devant un vrai nouveau jeu. Gageons que les autres modes, les autres villes et potentiellement ce mode multijoueur feront en sorte de filer un coup de boost à Crazy Taxi World Tour.

Honnêtement, je garde un peu espoir, mais c’est parce que j’adore Crazy Taxi et juste ce concept un peu débile de faire le taxi en mode arcade. Mais j’ai tout de même des doutes quant au contenu proposé, ou même sur les activités dans les différentes villes. Tout m’a semblé assez balisé, un peu copier/coller sans grande inspiration et pas si vivant que ça. On verra tout cela courant de l’année 2027 sur Switch 2, PS5, Xbox Series et PC.