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PREVIEW

Gamescom 2026 : premiers coups de couteau dans Nekome: Nazi Hunter

Développeur / Editeur : ProbablyMonsters
Supports : PC / PS5 / Xbox Series
Le vendredi matin de la Gamescom, j’avais le choix entre prendre un jus d’orange et une gaufre avec de la chantilly, ou alors tuer des dizaines de nazis. Finalement, j’ai fait les deux et c’était encore mieux. Et si en plus je peux faire ça avec classe, avec des coups de boules dans la tête et de couteau bien placés dans le bide, c’est vraiment bien mieux (pour les nazis hein, ma gaufre, je l’ai mangée avec délicatesse).
Je me suis pointé chez ProbablyMonsters un peu les mains dans les poches, sachant que derrière la porte, ce serait forcément une démo pas dégueulasse qu’on allait me proposer. Et c’est normal, puisque le studio ne sort pas de nulle part. Il a été co-fondé par Harold Ryan, ancien CEO de Bungie, rien que ça. Malgré cela et une équipe dirigeante avec des CV assez énormes, la boîte a eu des soucis, passant de 150 personnes environ il y a six ans à bien moins aujourd'hui (je n’ai pas les chiffres exacts, mais ils ont morflé).



Pourquoi, me direz-vous ? Eh bien, tout simplement parce que ProbablyMonsters a beau avoir une équipe dirigeante avec des gros CV, ça ne l’empêche pas de faire n’importe quoi. Et cela a impacté le développement de Nekome: Nazi Hunter, même si le studio se cache bien de donner une date de début de développement précise. Reste que pour un titre annoncé en février 2026 avec un vague 2027 pour l’année de sortie, il s’en sort assez bien. Ce que j’ai testé tient clairement de la démo qui demande encore pas mal de boulot, mais c’est très prometteur.



Déjà, l’histoire est assez peu commune. Généralement, quand on parle de la Seconde Guerre mondiale, on parle évidemment des nazis, mais aussi de la France, de l’Angleterre et encore plus des Américains. Mais jamais des Roms. Et c’est là l’excellent choix de ProbablyMonsters, puisque le jeu nous propose de faire la connaissance de Vano Nastasu, jeune homme rom. Pour l’histoire, et sans faire mon professeur parce que c’est justement une partie de l’histoire que je connais que très peu, il faut savoir que les Roms ont été victimes du génocide nazi (le Porajmos), qui a fait entre 500 000 et 1,5 million de morts selon les estimations.



Et Vano, il en a gros. Au début de la démo, on le voit jeune, se baladant avec son père, sa mère, sa sœur et son grand frère dans une caravane. Malheureusement pour eux, leur route croise celle de nazis. Ses parents se font assassiner devant ses yeux, sa soeur enlever, et son frère se suicide pour que lui reste en vie. Depuis, Vano n’a qu’une idée en tête, tuer tous les nazis. Et c’est un super projet.



Petit bon en avant, me voilà dans une sorte de grande salle de réception, avec Vano un peu plus âgé et en tenue de serveur. Une grande table est dressée au milieu de cette majestueuse pièce, avec des dizaines de plats et une belle lumière. Mais plein de nazis gâchent ce beau tableau. La cinématique continue (avec le moteur du jeu), pour laisser Vano dévoiler une tête coupée sous l’un des plats. Tout le monde prend peur et c’est là que le jeu commence pour moi, avec du combat au couteau.



Titre en développement oblige, on sent assez rapidement que tout n’est pas trop terminé. Ça sent les combats des premiers Assassin’s Creed, avec des “je te tape toi, puis toi, puis re-toi, puis re-re-toi”, mais ça va, je me débrouille comme je peux et les idées de combat ne sont pas mauvaises, avec des esquives, des ralentis, des finish qui vont bien et surtout, mais alors surtout, beaucoup de violence. L’esthétique grindouse façon films de Tarantino est clairement présente et comme la direction artistique ne penche pas dans le réalisme, ça passe très bien. La suite de l’action n’a pas proposé une grande révolution de gameplay, puisqu’il s’agissait plus ou moins de sortir de ce grand bâtiment, en se faufilant ici et là et en se cachant derrière des meubles, tout en zigouillant chaque nazi que l’on croisait. L’IA est aux fraises, mais je laisse passer. Ce n’est que la démo d’un jeu qui est loin d’être prêt.


Bref, du peu que j’en ai vu, soit environ trente minutes, j’ai trouvé du potentiel dans ce Nekome: Nazi Hunter. Et puis, il a le temps de se peaufiner, puisque pour rappel, il est prévu pour une sortie courant 2027 sur PS5, Xbox Series et PC. Si ça se trouve, on le retrouvera même à la Gamescom 2027.

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