PREVIEW
Gamescom 2026 : premières gesticulations devant la Nex Playground
Développeur / Editeur : Nex
Support : Nex Playground
Alors que Frostis et Xavor entamaient leur Gamescom en arpentant des halls publics encore relativement vides, je me suis rendu dans la salle de réunion d'un hôtel cossu aux abords du Koelnmesse pour découvrir rien de moins qu'une nouvelle console de jeux vidéo ! Eh non, je ne vais vous parler ni du projet Helix, ni de la PS6, mais bien de la Nex Playground, l'autre console qui fait pas mal de bruit outre-Atlantique puisqu'elle s'est carrément vendue plus que la Xbox pendant le dernier Black Friday aux États-Unis.
Et si Nex a fait le déplacement à la Gamecom, c'est parce qu'après s'être attaqué au marché britannique il y a quelques mois, le voilà qui se lance en Allemagne d'ici la fin de l'année 2026. Et pour ce faire, il débarque sur le vieux continent avec quelques licences fortes. Mais d'abord, la Playground, kézako ? En guise de console, on est face à un petit cube lesté de 15 cm de côté aux codes couleur rigolos (vert lagon, jaune citron et blanc cassé) qui embarque une caméra faisant office de capteur de mouvement comme unique contrôleur. Voyez-le comme un Kinect next-gen tout intégré, avec une LED indiquant quand la caméra vous traque et un cache pour conserver votre vie privée. La machine tourne sous Android avec une surcouche logicielle développée par Nex qui présente un menu étudié pour toute la famille, et en premier lieu sa cible principale : les enfants.En swipant avec les bras de haut en bas et de gauche à droite, on va sélectionner les titres parmi le catalogue présenté : cinq jeux basiques inclus, 60 supplémentaires via le pass trimestriel ou annuel avec de nouveaux titres qui arrivent tous les mois. Ceux-ci varient d'adaptations de jeux mobiles à succès comme Fruit Ninja à des productions exclusives comme le tout nouveau Starri qui propose une expérience proche d'un Beat Saber et qui a déjà signé Imagine Dragons dans sa liste de titres de départ. Dans tous les cas, tout est entièrement jouable avec son corps, détecté et tagué à l'aide de la caméra évoluée de la Playground.

D'ailleurs, cette dernière est capable de détecter jusqu'à quatre personnes à l'aide d'un objectif grand angle et d'algorithmes bardés d'IA. Lors de notre test, nous n'avons détecté ni lag, ni freeze intempestif, tout tourne parfaitement bien. J'ai pu jouer et m'entretenir avec ses pères, David Lee et Tom Kang, qui ont un objectif clair : créer la plateforme la plus sûre pour les enfants. Cela passe par des certifications PEGI pour tous les jeux et un contrôle qualité strict imposé par Nex. Chaque titre signé par le constructeur doit avoir une version Playground dédiée, à la fois fluide, à la prise en main adaptée et fun pour toute la famille, de 7 à 77 ans.
La preuve : même lorsque le constructeur s'associe avec Bandai Namco pour produire un épisode Pac-Man dédié, ou un Sonic Forces avec SEGA via son studio Hardlight, il impose des expériences uniques et calibrées pour ne pas sortir des clous et visant le fun immédiat. Le mode coopératif de Pac-Man fonctionne très bien. On dirige le glouton avec les bras en mimant la direction que l'on veut qu'il suive. Sur Sonic Forces, on contrôle Sonic lancé à toute blinde sur une autoroute et on change de voie / saute par-dessus les obstacles en bougeant simplement notre corps.
J'ai terminé ce premier aperçu d'une petite demi-heure par la découverte du packaging mais surtout des premiers accessoires créés pour la machine comme un ballon de basket "intelligent" en mousse, équipé d'un capteur qui permettra de mimer l'action dans de futurs jeux. Le constructeur a également d'autres idées en tête et nul doute qu'il proposera d'autres manières de jouer dans un futur plus ou moins proche. Reste la question du tarif d'entrée qui est élevé : 319 euros la machine et un abonnement indispensable pour en profiter à 45 euros le trimestre ou 99 euros par an. Compte tenu du contexte actuel où tout ce qui est électronique passe par une "taxe IA" coûteuse, l'accessibilité aux foyers ne va pas être une mince affaire, même si Nex prévoit de vendre sa console dans les supermarchés et magasins culturels type Fnac en priorité.
