PREVIEW
Gamescom 2026 : première humiliation avec Mega Man: Dual Override
Développeur / Editeur : Capcom
Il y a des fois comme ça, en plein salon, où des jeux nous remettent à notre place. Parti confiant car ayant déjà parcouru quelques épisodes classiques, Mega Man: Dual Override m’a gentiment rousté dès 9h30 le premier jour du salon. Après un Mega Man 11 franchement pas très sexy, le blue bomber revient d’entre les morts pour un nouvel épisode à la DA séduisante et avec une promesse de fidélité à ses débuts sur NES.
Les Mega Man, c’est du classique. On choisit un niveau, on le parcourt, on en chie parce que c’est dur puis on s’attaque au boss que l’on pulvérise si on équipe la bonne arme. Ici, je n’ai pu tester que le niveau de Twinkle Girl qui vit dans une usine de feux d’artifices, en contrôlant Mega Man (il sera aussi possible d’incarner Proto Man). Cette démo nous laissait donc apprécier quelques nouveautés, comme le chapitrage en trois parties du niveau avec boss à la fin, le choix de modificateurs permettant d’aider la progression comme du soin automatique en cas de mort imminente et enfin, une fois en jeu, la mécanique d’Override permettant de booster temporairement nos attaques.Cette mécanique essentielle demandant un temps de recharge permet de nous sauver les fesses en cas de pépin ou d’en finir plus rapidement si on est arrivé à garder du jus devant les boss. Et il va vous en falloir car les deux mid-boss que j’ai rencontrés ont été une plaie à corriger. Mais le véritable ennemi ici, c’est la plateforme en elle-même. Si je ne suis pas arrivé devant Twinkle Girl, qui m’attend toujours dans le hall 8 du Koelnmesse, c’est parce que j’ai fini par lâcher l’affaire devant un challenge que j’ai trouvé un poilounet mal réglé. N'y voyez absolument pas un stratosphérique seum. Non, non, non.

En effet, j’ai détecté plusieurs petites vacheries ainsi que des timings de saut impossible à prévoir sans mourir au moins une fois. C’est la grande différence entre un jeu difficile et un jeu pas sympa : le jeu difficile laisse au moins une chance aux joueurs les plus expérimentés de passer n’importe quel challenge du premier coup. Il y avait des passages dans le genre dans les épisodes NES mais je n’ai pas l’impression qu’ils manquent à qui que ce soit. Je vais néanmoins rester magnanime car le titre ne sort qu’en 2027 et que tout cela peut être corrigé facilement.
La démo se déroulait sur Switch 2 et la technique n’était pas impeccable avec notamment pas mal d’aliasing. A l'instar de mes critiques sur le level design, je ne vais pas être définitif, d’autant plus que la direction artistique du jeu est très sympa, respectant celle de l’époque et proposant des décors largement plus foisonnant que le 11. Bref, il reste un peu de taf mais s’il y a bien un éditeur auquel on peut faire confiance ces dernières années, c’est bien Capcom. Le jeu sortira absolument partout, même sur Xbox.




