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PREVIEW

Gamescom 2026 : première grosse conférence à la KRAFTON Media Day

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @SW-5831-6614-4024
Pendant que Xavor testait des volants et que Billou essayait des jeux indépendants tout bizarres dans des minuscules stands, de mon côté, j’ai eu l’occasion d’aller m'asseoir une petite heure au Congress-Centrum du Koelmesse, pour découvrir ce que Krafton a dans ses cartons pour les années à venir. Et pour le coup, j’ai été assez surpris de son orientation.
Avec ses 3 400 employés et quelques, sa brouette de studios internes et ses multiples franchises, on pourrait avoir l’impression que Krafton fait partie du paysage vidéoludique depuis des lustres. Au final, pas du tout ! Cette société sud-coréenne n'a même pas huit ans et pèse actuellement 7,8 milliards de dollars en bourse. Une belle aventure portée par PUBG: Battlegrounds, qui date tout de même de mars 2017 pour son accès anticipé et de décembre de la même année pour sa sortie officielle.

Mais voilà, Krafton ne compte pas se reposer sur ses lauriers et semble savoir que tout cela pourrait s’écrouler comme un château de cartes si rien ne bouge. Tout n’est pas rose chez eux, comme les histoires d’édition autour de Subnautica 2, ou encore le petit flop d'inZOI, mais au moins, ils tentent le coup. Entre alors sur la grande scène un certain Taeseok Jang, Head of Global Publishing and PUBG Franchise. Et le monsieur nous annonce avec un calme olympien que Krafton doit prendre des risques, tout en capitalisant sur le trésor de guerre de ses grosses franchises. C’est donc parti pour la présentation de cinq nouveaux projets internes, tous en mode présentation vidéo / PowerPoint et évidemment sans aucun moyen de tester tout cela pour le moment. 

Project ZETA

Pas forcément ma tasse de thé, Project ZETA est développé par le studio NIRVANANA, formé par une grosse partie des équipes derrière Eternal Return, un MOBA (que je connais uniquement via le groupe Aespa). Cette fois-ci, ils nous annoncent une sorte d’évolution du genre, le MTA pour Multi-team Tactical Arena. J’ai honnêtement pas vraiment vu la différence, mais il semblerait que ce soit un peu pareil mais avec quatre équipes de trois joueurs, toutes ayant des objectifs pour remporter la victoire. Ça a l’air sympa. Maintenant, de là à m’attirer, va falloir s’accrocher.

Age Twisters

Prenez les jeux de Hazelight Studios, à savoir A Way Out (2018), It Takes Two (2021) et Split Fiction (2025), ou encore le tout récent Orbitals de Shapefarm, et vous obtenez grosso modo ce que souhaite proposer Piccolo Studio. Dans Age Twisters, on jouera donc exclusivement en coop où on suivra un grand-père et sa petite-fille dans une aventure riche en couleurs et surtout, riche en gameplay basé sur les âges. En gros, nos personnages pourront changer d’âge, de vision sur le monde, et donc de capacité à faire ceci ou cela. Franchement, ça a l’air pas mal, donc je garde ça du coin de l'œil.

TARAE: The Unbound

Comme beaucoup de jeux asiatiques ces dernières années, le studio Boundary souhaite s'émanciper de la culture occidentale, comme Black Myth: Wukong (2024) chez Game Science, et tant d’autres. Franchement, je trouve ça cool de découvrir de nouvelles cultures, et TARAE: The Unbound rentre dans cette catégorie à pieds joints. À première vue, il s’agit d’un Action RPG dark fantasy comme il en existe des dizaines chez nous, sauf que lui, est inspiré de l’Asie de l’Est. De fait, les classes des personnages, le système de combat et évidemment son histoire, sont assez différentes de ce que l’on connaît par ici. Maintenant, il faut encore que le jeu soit bon et de ce que j’en ai vu, ça a l’air de le faire. Mais il faudra le tester pour en avoir le cœur net.

No Law

Le jeu qui m’a le plus tapé dans l'œil lors de cette conférence est No Law, développé par les suédois de Neon Giant à qui ont doit déjà The Ascent, qui était bien mais pas top. Cette fois-ci, ils gardent l’univers cyberpunk mais le transposent en FPS. Du jamais vu… Hum, bon, disons que la ville de Port Desire semble être un bon terrain de jeu à la déconne, puisque les lois ne semblent pas être forcément la priorité numéro une en ce lieu. J’espère que le scénario tiendra aussi bien la route que la moustache du personnage principal. Et puis, cette violence totalement assumée a le mérite de ne pas le catégoriser de pâle copie de Cyberpunk 2077, ce qui est déjà un bon point.

PUBG: DED.NET

Conscient qu’il faut se réinventer pour exister, Krafton mise sur une nouvelle forme de PUBG avec PUBG: DED.NET. Sur scène, Dave Curd, directeur créatif chez PUBG Studios, nous sort tous ses arguments : il faut tout repenser à A à Z, tout en gardant l’esprit PUBG et en poussant les potards à fond pour aller au-delà de ce qui a déjà été fait par cette franchise. Cette fois-ci, il s’agira d’un jeu de tir dans l’univers de PUBG, mais avec des mécaniques de roguelite. Il faudra donc refaire et refaire les mêmes runs, mais avec des joueurs avec un comportement différent ?

Sauf que le monsieur a fortement appuyé sur le fait que les maps joueront un rôle très important. Est-ce que celles-ci seront blindées d'événements pour éviter la redondance ? C’est fort probable. Et avec une action se déroulant dans la région de Cascadia, inspirée du nord-ouest Pacifique des années 1990, il y a de quoi faire pousser les délires assez loin. De mon côté, je n’ai pas été subjugué par ce que j’ai vu. Je reste néanmoins curieux, parce qu’il est évident qu’ils ne vont pas tenter n’importe quoi pour reprendre le flambeau de PUBG. À moins que… 

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