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PREVIEW

Gamescom 2026 : premières radiations dans Metro 2039

Xavor2Charme par Xavor2Charme,  email
Développeur / Editeur : Deep Silver 4A Games
Aaah Metro. Tu m’as toujours fait de l'œil avec ta tête de S.T.A.L.K.E.R. souterrain, tes belles images et tes passes d’armes dynamiques. Malheureusement, tu es en fait linéaire comme les décors dont tu t’inspires et j’ai toujours fini par laisser tomber tes intrigues à mi-parcours dans les trois jeux de ta saga. Peut-être que ce Metro 2039 tout juste annoncé sera-t-il celui de la réconciliation. En tout cas, j’ai pu l’essayer pendant trente minutes et tout ce que je sais, c’est que l’originalité ne fait pas partie du cahier des charges.
Lorsque l’on est Ukrainien, que soi-même ou ses proches subissent les lâchers de bombes russes sur la tête, je pense que l’on doit prendre un malin plaisir à modéliser Moscou en ruines. Même si 4A Games le fait depuis 2010 et la sortie de Metro 2033, le contexte a depuis bien changé. L’auteur russe des romans originaux, Dmitri Gloukhovski, a même été condamné par contumace (il vit maintenant à l’étranger) en 2023 à huit ans de prison en Russie pour avoir simplement affirmé que Poutine est responsable du conflit ukrainien. Ce nouvel épisode continue donc d’explorer le métro moscovite, dont les stations ont été transformées en village cerné par les mutants, les radiations et les factions aux idéologies problématiques.



La démo propose alors de se balader à l'extérieur du métro pour aller cribler de balles quelques néo-nazis du Novoreich, la faction ayant finalement pris le pouvoir sur le métro. Malheureusement, la situation est pire que sous terre : on doit faire gaffe aux filtres de notre masque à gaz ainsi que contourner les radiations qui agissent littéralement comme des murs invisibles. Oublions alors pour le moment les poches ouvertes de Metro Exodus car ici, le jeu rappelle plus les deux premiers épisodes, même si quelques captures d'écrans ont l'air de présenter des zones plus aérées. Si vous y avez joué, nous sommes dans de gros chaussons radioactifs, avec des décors superbes, des armes déglinguées rigolotes, des araignées et des couloirs, le tout servi via une interface intradiégétique. C’est aussi toujours magnifique mais je pense que si personne ne m’avait dit que c’était un nouveau Metro, j'aurais pu croire à une version remasterisée de Metro Last Light.



Les phases de jeu alternent alors entre chasse au mutant, échange de tirs et infiltration, toujours comme dans les épisodes précédents. J’ai même eu droit à une séance de QTE, chose que je pensais totalement vaporisée de la surface de la planète depuis quelques années. Petite nouveauté cependant, l’exploration est un peu plus mise en avant avec la possibilité d’utiliser une lampe à UV pour choper des indices dans l’environnement et résoudre des énigmes. Ce n’est pas à se taper le derrière par terre mais cela permet d’un peu mieux rythmer le jeu.



Nous avons aussi affaire à un nouveau personnage principal pour remplacer Artyom qui a terminé son arc dans le jeu précédent. Place donc ici à l’Étranger, un rustre bonhomme rudoyant des inopportuns dès l’intro de la démo et ayant l’air d’être aussi sympathique qu’un Doom Slayer lâché en Europe de l’Est. Les développeurs promettent “le jeu Metro le plus bouleversant à ce jour”. J'attends de voir comment la narration me fera vibrer avec cet avatar. Le titre sortira sur Xbox Series, PS5 et PC le 4 février 2027.

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