PREVIEW
Gamescom 2026 : première nuit de brouillard dans Persona 4 Revival
La sortie d’un épisode de Persona, qu’il soit un remake ou non, est toujours un petit événement. Alors, quand SEGA m’a proposé de venir essayer Persona 4 Revival, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai enfilé mon uniforme de lycéen, j’ai mis mes plus belles lunettes et j’ai espéré ne pas voir trop de choses bizarres à la TV.
Avant de commencer quoi que ce soit dans cette démo, je dois confesser n'avoir jamais terminé Persona 4 Golden que je possède sur PS Vita. Je n’ai jamais réussi à prendre le temps de me poser devant ce jeu qui est pourtant excellent mais terriblement long (on parle d’environ 130 heures pour en faire le tour à 100 %). Alors, quand Sega et Atlus ont annoncé Persona 4 Revival, je me suis dis que c’était ma chance.
Parce que oui, Persona 4 Revival est bien un remake complet de Persona 4 Golden. Et pour l’occasion, tout a été remis au goût du jour, ou en tout cas, aux standards de "l'esthétique Atlus depuis environ dix ans". L’histoire reste la même et est terriblement efficace. On incarne “le protagoniste” (on peut lui donner le nom que l’on souhaite, genre celui des animés et du spin-off, donc Yu Narukami), un lycéen parti vivre chez son oncle, dans la petite ville rurale d'Inaba. Au cours de l’aventure, on apprend qu’une mystérieuse “Chaîne de minuit” apparaît parfois sur les télévisions de cette petite ville imaginaire du Japon les soirs de pluie. Et le lendemain de cette diffusion, un cadavre est découvert.

On apprend plus tard qu’un monde parallèle existe et qu’il se trouve de l’autre côté des écrans de télévision. Évidemment, notre personnage peut y accéder, ainsi que quelques autres de ses amis. Et c’est là que la démo entre en scène, avec mon arrivée dans ce monde parallèle, accompagné d’un ami, Yosuke Hanamura. Avec lui, j’ai pu faire un combat et affronter une Ombre, qui s’est révélée être sa Persona. Une fois vaincue, j’ai pu l’obtenir et l’utiliser. J’ai fait ensuite la même chose avec une autre amie, Chie Satonaka. Les personas sont comme dans les autres jeux, à savoir d'autres versions des personnages mais axées sur une face cachée de leur personnalité.

Bon, je vais être honnête : ce n’est pas à la Gamescom, sur une démo de deux fois quinze minutes, que j’ai pu me rendre compte de la grandeur de ce jeu devenu mythique. Rappelons que dans les Persona, rien que la partie introduction et tutoriel s'étale souvent sur plusieurs heures et que l’histoire décolle très lentement. De même, je n’ai pas pu voir tous les autres systèmes de jeu, comme tout simplement vivre la vie ordinaire d’un adolescent japonais en dehors des mondes parallèles, faire du karaoké, aller à l’école, avoir des histoires d’amour, etc. Tout ce qui fait le cœur d’un Persona en fait.

Néanmoins, j’ai pu au moins comparer à la version PS Vita datant de 2012 et effectivement, Persona 4 Revival lui met une grosse claque en pleine face. Globalement, on se retrouve devant le même souci du détail que dans un Persona 5 Royal, Persona 3 Reload ou même dernièrement Metaphor: ReFantazio. C’est beau, c’est propre, ça garde son esthétique propre et cette couleur jaune un peu partout. Dire que c’est juste agréable à l'œil serait mentir et j’avoue, j’ai très envie de prendre le temps de m’y plonger et d’y passer mon début d’année prochaine. Et ça tombe bien, le jeu est prévu pour le 18 février 2027 sur PS5, Xbox Series et PC.