PREVIEW
Gamescom 2026 : première étoile tombée du ciel dans Nightscape
Développeur / Editeur : Mezan Studios
Sur le papier, Nightscape coche pas mal de cases pour sortir un peu du lot des milliers de titres qui sortent chaque année. Loin d’un AAA, il s’agit d’un jeu d’aventure en 2,5D, développé et auto-édité par un tout petit studio, le tout racontant une histoire ancrée dans l’ancien monde arabe, donc pas forcément ce que l’on voit partout. Mais alors, ça valait le coup d’y jouer trente minutes ?
Quand je me suis approché des bornes de jeu de Nightscape, le titre de Mezan Studios, fondé en janvier 2021 à Doha (Qatar), je me suis dit qu'il ne ferait peut-être pas si “petit jeu indé” que ça. En effet, Mezan Studios exposait sur le pavillon Qatar de la Gamescom 2026, organisé par Invest Qatar (l'agence de promotion des investissements du pays). Même sans être un expert, on sait que l’argent coule à flot dans ce pays. Et pourtant, après une courte discussion avec l’un des responsables du jeu et l’attaché de presse, Mezan Studios est bien et bien totalement indépendant, et loin de rouler sur l’or. 
On parle d’une équipe de cinq à huit personnes selon les périodes et d'un développement qui a débuté dès la création de l’entreprise, voire un peu avant, et donc d'un jeu qui a donc largement plus de cinq ans dans les pattes.. Et je vais être honnête, comme d’habitude, mais manette en main, j'ai plus eu l’impression de jouer à un titre en cours de développement qu'à une production qui sort en fin d'année. On y joue Layla, une jeune astronome. De ce que j’ai compris de l’histoire via cette démo, son père a disparu et une force maléfique a fait tomber les étoiles sur Terre. L'objectif est donc double.

Heureusement, Layla dispose de quelques pouvoirs magiques provenant des constellations arabes. Au fil de l’aventure, elle pourra contrôler le vent, la pluie et la foudre, afin de résoudre des puzzles environnementaux et se friter avec des méchants. Dans mon cas, les méchants étaient tous des gros scorpions tout noir et des bidules volants. Rien de fou dans le design, ni dans les combats qui se passent assez facilement à coup de flèches magiques.

Pour ne pas se sentir trop seul devant son écran et avoir une foutue voix qui nous dit tout ce qu’il faut faire, Layla est très rapidement accompagnée d'une chèvre volante qui peut nous aider à comprendre les actions à réaliser. Mais on s’y habitue. Et puis le studio a plutôt bien travaillé l'ambiance, s'inspirant de lieux réels comme les côtes et mangroves du Qatar, les champs de lave d'Arabie saoudite, Salalah, Socotra, Al-'Ula, etc. Pour quelqu’un comme moi qui n’a jamais visité ces pays, c’est assez dépaysant et agréable. Surtout qu’il ne s’agit pas d’un Metroidvania mais bien d’un titre découpé en chapitres et durant entre cinq à sept heures.

Malheureusement, de ce que j’ai pu jouer, c’était assez plat et beaucoup trop simple. Les combats sont mous, les décors manquent cruellement de textures et de profondeur, les énigmes sont vraiment très basiques… Si bien que je n’ai jamais été bloqué, que ce soit par la réflexion ou les combats. L’équipe de développeurs m’a assuré que le challenge allait arriver un peu plus tard, mais sur un titre aussi court, j’aurais aimé qu’il soit là dès le début. On va espérer et croiser les doigts bien fort pour que le reste du jeu soit au top, surtout que l'ambiance est vraiment intéressante.
Nous aurons les réponses à toutes ces questions assez rapidement puisque Nightscape est prévu pour cette fin 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series. On m’a aussi assuré que le 60 FPS est l’objectif clé pour la version Steam Deck. En même temps, la page Steam ne spécifiant pas un jeu très gourmand, ça devrait aller.