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PREVIEW

Gamescom 2026 : premier jeu de fan avec NEO BERLIN 2087

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : ByteRockers' Games Elysium Game Studio
​S'il y avait un rendez-vous casse-gueule à la Gamescom cette année, c'était bien NEO BERLIN 2087. Entre une direction artistique un peu trop inspirée de tout ce que le cyberpunk compte de tropes, une utilisation très scolaire de l'Unreal Engine 5 qui lui donne un rendu plastique très caractéristique, deux ou trois metahumans et une impression de rigidité en vidéo, je ne partais pas confiant. Et pourtant, le jeu cache un amour certain pour le petit prince de l'imsim cyberpunk, ce qui pourrait le sauver du naufrage.
Et ça se remarque dès les premières secondes puisque son héros Nolan prend la parole et on reconnaît immédiatement la voix d'Elias Toufexis, doubleur officiel d'Adam Jensen dans le diptyque Deus Ex moderne signé Eidos Montréal. Simple argument marketing ? Sûrement pas pour son créateur qui nous l'assure, il est un fan inconditionnel de l'immersive sim. Et c'est vrai que passée une première séquence d'enquête qui nous propose d'analyser une scène de crime à l'aide d'un scanner et d'en déduire (ou pas si on se trompe) la cause de la mort d'un flic présent sur place, le jeu nous propose des séquences d'infiltration qui font beaucoup d'efforts pour ressembler à l'original, malgré un budget riquiqui. Ça passe par un premier niveau étudié pour la fourberie, avec un peu de verticalité pour se faufiler et désorganiser des IA stupides juste ce qu'il faut pour s'amuser avec.

On prend plaisir à les leurrer pour les isoler et zigouiller ou endormir (au choix, le jeu proposera aussi un run pacifiste) un garde avant de le traîner derrière une caisse et ainsi de suite, ou nettoyer complètement la map. Seule entorse au grand livre de Deux Ex, les combats sont rendus plus cinématographiques par un effet de bullet time que l'auteur du jeu est venu chercher dans Matrix, bien qu'on y voie plus un côté Max Payne. Les armes sont également plus nerveuses que dans son idole, ce qui transforme NEO BERLIN 2087 en véritable film de John Woo lorsqu'on décide de la jouer bourrin, ce qui n'est pas franchement ma tasse de thé.



Bon, malgré ce premier contact accrocheur quand on le regarde par le prisme du jeu hommage, il faut bien avouer que le côté indé qui a les yeux plus gros que le ventre perdure pour l'instant. Je ne suis jamais fan de cette patine brillante assistée par Unreal Engine 5 sur les assets et le titre en est pétri, en plus d'être balayé par une pluie qui n'arrange rien. Les animations sont également assez pauvrettes. Est-ce parce que le jeu nous permet de basculer entre première et troisième personne à la volée qu'on se rend compte de cette sécheresse ? Il n'en demeure pas moins que la démarche du héros accroupi est assez étrange, et il en va de même lorsqu'il balade des corps dans l'environnement.

La direction artistique générale fait quand même pas mal "petit guide illustré du techno cyber générique" avec ce personnage au regard mystérieux et à l'imper caractéristique, les signes CRIME SCENE projetés sur le sol comme dans Blade Runner, les interfaces en réalité augmentée et j'en passe. Je regrette que le jeu soit, à cette étape du développement, un pot-pourri de la culture scifi cyber dans laquelle on a baigné étant gosses et qui n'a pas vraiment d'originalité dans sa présentation. Cela passera-t-il par le scénario ? En tout cas, il a de la suite dans les idées avec une nouvelle interprétation du mur de Berlin qui sépare, dans le futur, la ville reconstruite après un cataclysme du No Man's Land extérieur. Et puis, son éditeur Byterockers Games a décidé de lui laisser le temps de cuire en cuisine au moins jusqu'en 2028, ce qui lui permettra, on l'espère, de peaufiner sa formule et pourquoi pas de se trouver une véritable identité.



En tout cas, on ressort de cette prise en main avec un peu d'espoir, ce qui n'est pas si mal. À suivre donc.

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