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Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
PREVIEW

Gamescom 2026 : les jeux en vrac #2

Xavor2Charme par Xavor2Charme,  email
Nous avons vu beaucoup de jeux Fro, Billou et moi et nous vous gavons de previews comme des oies depuis fin août. Afin de reposer votre foie, voici quelques titres tout de même notables mais sur lesquels je vais un peu moins m’attarder. Il y a des jeux prometteurs, des bizarreries, des moments un peu gênants et un chien qui parle.

Hubert

Rah là là, quand un jeu a l’air assez mal parti mais qu’il vient d’un gros développeur, nous n’avons généralement pas trop de scrupules à le dégommer. Surtout quand il nous est présenté par une personne sans âme déblatérant des éléments de langage sans queue ni tête. Cela devient tout de suite plus compliqué quand nous sommes face à un développeur indépendant et je vais malheureusement devoir dire quelques vérités au sujet d’Hubert.



Hubert est un chien des rues adopté par une dame qui décide de devenir bergère en faisant passer le cabot pour un chien de berger. Et là déjà, c’est compliqué : la modélisation des êtres humains est catastrophique, le jeu des acteurs est assez gênant et le chien, que l’on contrôle donc, parle en permanence, de façon bien trop enjouée pour être supportable plus de quelques minutes (secondes ?). Le problème, c’est qu’au niveau du gameplay, ce n’est pas bien folichon non plus avec des phases de rameutage de moutons un peu bêtes, du suivi d’odeur à la The Witcher et des combats mous contre des loups. 



Rien n’est particulièrement bien fait et c’est bien dommage. Des discussions que j’ai eues avec l'un des développeurs, il s’avère que le studio tchèque tente de proposer autre chose (et c’est pour ça que je suis allé les voir). En effet, les membres de Brocap ont travaillé sur Mafia 3 et après avoir mis en scène des fusillades et des égorgements, l’envie de créer un jeu pacifique s'est manifestée. Mais celui-ci, qui en l’état ne semble pas bien avancé, est en fait déjà annoncé pour le 12 octobre 2026. Peut-être qu’Hubert arrivera à retomber sur ces quatre pattes au dernier moment mais laissez-moi en douter…

Stage Tour

Continuons sur les entrevues peu engageantes avec Stage Tour, la tentative de faire revivre Guitar Hero et Rock Band en 2026. Que je sois quand même honnête, en bon ado de la classe moyenne de l’ouest parisien, j’ai adoré Guitar Hero. Ça m’a fait découvrir des groupes et des classiques puis je suis passé à autre chose. Entre temps, Rocksmith d’Ubisoft est sorti, proposant un véritable outil d’apprentissage de la guitare. Me voir donc vingt ans plus tard, faire clic-clic-clic sur une petite guitare en plastique à cinq touches pendant qu’un des devs fait ploc-ploc-ploc sur sa batterie m’a vraiment fait me demander : "Pourquoi ? Pour qui ? Mais qu’est-ce que je fous là ?".



Qui veut encore jouer à ça ? Qui veut encore s’encombrer de ces machins coutant au minimum 115 € pour la guitare et 210 € pour la batterie ? Est-ce que cela intéresse les ados d’aujourd’hui ? À la limite, vu que l’on peut utiliser le matos d’époque, je comprends que ça attire quelques nostalgiques mais au vu de la sélection des titres proposés (avec par exemple le très courageux Ed Sheraan) que je trouve anecdotiques et de l’enrobage graphique moins beau que celui de Guitar Hero III Legends of Rock, j’ai quand même des doutes. Je suis plus excité par le mode karaoké et les contrôles à la manette, inspirés du Rock Band Unplugged de la PSP. Nous verrons bien, cette résurrection du genre développé par RedOctane Games sortant le 10 décembre 2026.

Appulse

En allant voir Appulse chez Raw Fury, un jeu de flipper / twin-stick shooter / roguelite, je m'attendais à tomber sur un bonhomme de 65 piges, perfecto et cheveux gominés, sentant la clope, pastaga à la main et voulant absolument me parler de sa mob. Quelle ne fut ma surprise en découvrant que Lilian Montmartin, un des développeurs de Le Rado, n’était pas le cosplay Lucien de Margerin auquel je m’attendais mais un jeune homme fringant de moins de 30 ans.



Appulse nous demande alors de faire du flipper, de compléter des missions et de temps en temps, de dégommer des robots qui envahissent le vaisseau que représente la table. Ce dégommage se fait en tirant partout depuis la bille que l’on peut du coup un peu contrôler avec le recul de nos tirs. Ajoutons à cela une esthétique DOOM 2016 avec des explosions et des néons partout et vous obtenez un jeu peut-être trop chargé. Bon, après je jouais en posant des questions et en écoutant les réponses mais le titre demande à être concentré et il est bien intense.



L’habillage est tout de même fort réussi, avec une base spatiale principale et des tables en orbite autour, sur lesquelles nous nous lançons directement sans coupure. C’est très classe. Pour terminer, j’ai demandé à Lilian comment ont été conçues les tables, vu que je l’imagine mal squater le PMU du coin lors de ses jeunes années. Ils ont donc fait des recherches sur le web et ont même assisté à une grande convention du flipper dans les alentours de Nantes, d’où sont originaires nos pépères de Le Rado. Il y a une démo et le jeu sort en 2026 si tout va bien.

Chronicles: Medieval

Terminons par un jeu vu en hands-off : Chronicles: Medieval de Raw Power. Si vous aimez les différents jeux de stratégie et bacs à sable médiévaux et que vous avez toujours rêvé d’un titre qui les rassemble tous, alors vous êtes à la bonne adresse. Les déplacements sur la carte et le brouillard de guerre ressemblent à Crusader Kings III, l'aspect diplomatique et le fait de pouvoir se balader en ville à la troisième personne, c’est du Mount & Blade et la préparation des batailles s'apparente à du Total War. Une fois les bastons lancées, on peut prendre le contrôle direct de notre personnage pour casser la gueule des pouilleux d’en face, encore une fois comme dans Mount & Blade. À savoir que le jeu se déroule pendant la guerre de Cent Ans et se concentre donc sur l’Angleterre et la France.



La densité des soldats et les animations lors des batailles semblaient tout à fait satisfaisantes et les personnages bien modélisés. En tout cas, c’était suffisamment épique pour être distrayant à regarder, avec 2 000 unités maximum pour se mettre sur la tronche, tout en essayant de ne pas trop en demander au PC des joueurs. Notons qu’il est tout à fait possible de gagner en menant une guerre économique ou par la diplomatie. Il est tout de même possible d'assiéger les villes mais pas tout de suite, les sièges modélisés étant prévus pour plus tard après la sortie du jeu, dont l'accès anticipé est programmé pour 2027.

D'ailleurs, voici la vidéo de présentation à laquelle j'ai eu droit.


 
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