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Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
PREVIEW

Gamescom 2026 : les indés ou presque #1

Xavor2Charme par Xavor2Charme,  email
La Gamescom, j’y vais pour deux raisons : tester du matériel hors de prix et discuter avec les développeuses et développeurs indés. Les discussions se font souvent à bâtons rompus hors du discours formaté des gros éditeurs. Je vais donc en voir beaucoup, certains obtenant leur article dédié comme Inkblood dont je vous enjoins à lire l’interview des créateurs. Pour les autres, voici un petit tour d’horizon des titres que j’ai pu tester, parfois totalement au hasard au détour d’un stand libre.

Les jeux de l’Indie Arena Booth

J'ai pris le temps de faire le tour du gigantesque stand où s'entassent les indés divers et variés, grands ou petits. Si ça n'était pas si rempli de vilains visiteurs, cela pourrait devenir mon paradis sur Terre car en l'état, pas mal des jeux les plus attendus, comme Bad Magpie, étaient tout simplement inaccessibles sans faire la queue de longues minutes. Il est aussi relativement compliqué de ne pas tomber sur des titres qui en fait ont déjà une démo sur Steam. Les jeux présentés ici le sont souvent suite à des opportunités prises au débotté. À noter que l’Indie Arena Booth permet aussi de mettre en avant des initiatives comme le fonds Wings qui aide au financement des titres développés par les femmes et autres créateurs marginalisés.

Usual June - Démo dispo

Commençons par la nouvelle création de Finji, Usual June. C’est un jeu d’aventure narratif où l’on contrôle June, étudiante en vacances avec ses potes, qui après avoir reçu des pouvoirs d’outre-tombe doit sauver la ville de Fen Harbor. La démo présentait quelques combats qui sont super, ainsi que des dialogues qui ont le gros défaut d’arrêter l’action. Comme on est accompagné, on se retrouve alors à marcher cent mètres, à déclencher un ou plusieurs dialogues pour enfin se bagarrer quelques secondes. J’espère que ce n’est que parce que c’est le début du jeu et/ou une démo et que le ratio finira par pencher côté combat. Parce que même si les dialogues sont cools, leur intégration est assez intrusive et cela pourrait desservir un jeu très beau et bien animé “à la Spiderverse” avec de petites saccades en plus d’être sympa à jouer.

SKINFACE - Démo dispo

Alors, vous êtes un type qui doit en tuer un autre. Mais manque de bol, la cible ne semble vouloir ouvrir qu’à des personnes qu’elle connaît. Muni d’une photo d’un proche, il suffit d’aller explorer la zone environnante pour arrêter les gens qui passent pour leur chiper directement un œil, une bouche, un nez qui ressemble à peu près. Le passant dépossédé décède sur place et il vous faut en plus esquiver la police. Une fois votre nouveau visage arboré, vous pouvez entrer et littéralement éplucher votre victime.



SKINFACE des Flamands Adam Pype et Ties Groen est gore, original et particulièrement rigolo. Le style graphique tout en collage est assez inédit et sied particulièrement bien à la thématique du jeu. Maiiiiis il suffit d’arriver au deuxième niveau de la démo pour se rendre compte des limites du concept : dans un dédale un peu plus grand, on passe son temps à courir de passant en passant en espérant qu’ils possèdent l'œil bizarroïde qu’il nous faut pour compléter le visage en nous dirigeant au hasard, le tout en étant poursuivi par les flics sans trop d’autres moyens que la fuite. Les développeurs ont des idées en tête pour étoffer tout ça, le jeu étant encore très peu avancé. À surveiller.

Odd town - Démo dispo

Continuons dans les jeux où l’on agresse les gens tout en étant poursuivi par les flics en parlant de Odd Town. Coincé dans une bourgade française avec une bagnole en panne, notre avatar doit trouver de l’argent pour simplement se nourrir en attendant la réparation. Libre alors à nous d’aller racketter les passants, remplir des missions pas très légales pour les locaux, tout ça pour pouvoir nous payer une pizza. Le style graphique low-poly est chouette et l’ambiance franchouillarde rafraîchissante même si on aurait pu se passer des noms de rue du style Baguette Street. 



Bon concrètement, on est sur une sorte de Postal 2-like indé. À voir si la narration arrive à raconter quelque chose d'intéressant car le contexte, lui, l’est. On le saura assez vite, le jeu de The Flying Baguette (décidément) sortant en octobre.

Tails of Fate

Partons sur complètement autre chose avec Tails of Fate de Chase the Bunny. Joli Metroidvania ciblant surtout les combats, il propose en plus de permuter entre trois personnages à la volée pour les épicer. De ce que j’ai pu essayer, cela m’a pas mal rappelé Hollow Knight dans les sensations. Les animations sont soignées et le jeu promet des biomes variés éclatés sur une carte du monde type JRPG. Ça m'a pas mal rappelé Monster Boy et le Royaume Maudit de Game Atelier, qui semble avoir été un peu oublié malgré ses qualités. Le jeu n’a ni date de sortie, ni démo pour l’instant.

Les jeux du pavillon Swiss Games

Vous ne le savez sans doute pas, mais quand on ressort d’un rendez-vous à la Gamescom, on nous refile souvent des goodies : T-shirts moches qui serviront de pyjamas, pin’s inutiles et autres bidules dont on se demande bien ce qu'on va en faire. Alors, quand on nous tend un véritable couteau suisse Victorinox badgé Swiss Games, on est content d’avoir enfin un truc utile. En outre, il est assez rigolo d’être fouillé à l’entrée du salon et d’en ressortir avec une lame. J’ai enfin su ce que cela faisait d’être l’Agent 47, sans les meurtres et la calvitie. En outre, j’aime bien le pavillon suisse. Il y a deux ans, j’avais testé le très chouette Henry Halfhead. Cette année, je me suis donc attardé pour y voir quatre jeux.

Cascade - Playtest possible

Si vous voulez vous sentir vieux, il suffit de tester Cascade et de parler aux jeunes développeurs de Silicon Souls. Ce jeu totalement hystérique à la croisée entre Rez et les serveurs Surf de Counter-Strike reprend l'esthétique Y2K à la mode au service d’un roguelite à la première personne. Il s’agit alors de traverser les niveaux en gagnant le plus de vitesse possible et en glissant à 360°, mais aussi en combattant ou esquivant des ennemis. C’est un peu compliqué au début mais au bout de deux-trois essais, j’avais chopé le coup de main. Les développeurs ont l’air d’avoir pas mal d’idées sous le coude et je suis personnellement assez fan de la DA dont ils sont assez fiers. Pas de date de sortie pour l’instant.

Rustbuckets

Je me suis remis à Doom: The Dark Ages pour la sortie de son fou furieux DLC Revelations. Je suis donc assez réceptif au principe contre-intuitif de bouclier offensif. Le studio Scrap Mole propose un joli jeu à la vue isométrique où l’on contrôle un robot en fracassant d’autres en balançant son bouclier. Le petit twist de Rustbucketsc’est que l’on contrôle la trajectoire de ce dernier avec le stick droit en continuant de déplacer le personnage avec le stick gauche. Cela permet alors aux devs d’imaginer pas mal de situations et d’ennemis autour de cette mécanique, même si la volonté de ne proposer aucun magnétisme peut rendre certaines séquences un peu frustrantes. J’ai passé quelques minutes à faire tourner le bouclier autour d’un adversaire qui ne prend des dégâts que dans le dos juste parce que je n'atteignais pas très précisément son point faible. En espérant que cela soit au minimum adouci d’ici la sortie qui n’est pas encore annoncée.

Crawfish

Peut-être mon préféré du stand de par son ambiance et son principe, Crawfish de Strobetano est un FPS mignon un peu crétin où l’on enchaîne les arènes de combat pour déglinguer au fusil à pompe complètement personnalisable de vilains poissons terrestres. Voilà, voilà, mais moi si je pouvais me marier avec un shotgun, je le ferais. C’est très mignon, l’écriture est délicieusement idiote, même si pour les sensations de tir, ce n’est pas encore incroyable. Pas de date de sortie non plus. Ça ne sera pas le jeu de l’année mais je vais le surveiller.

The Factory Must Fall - Playtest possible

Terminons ce tour du pavillon helvète par le préféré du monsieur des relations presse, The Factory Must Fall de Squared Games. Je suis ici en terrain inconnu car le titre propose un mix d’auto-battler, de jeu d'automatisation et de STR PvP. Il n’est pas marqué Laurent sur mon front et je n’aurai pas grand-chose à en dire sinon que le jeu est finalement assez simple et fun, se focalisant sur une série de rounds. On construit sa base, ses défenses et ses lignes de production pour fabriquer des unités qui seront déployées lors des phases automatiques de bagarre. Le titre me fait penser à l’antique Z dont j’avais acheté l’édition Pointsoft à 10 francs chez Leclerc. D’ailleurs, un carnet de dessin était posé à côté de l’écran avec les croquis des différents assets. Dommage que cette pâte dessinée à la main ne se retrouve pas tellement dans le rendu final. Ce qui est dommage, c’est que lui aussi n’a pas de date de sortie.

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