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Un Rédacteur Factornews vous demande :

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Gamescom 2026 : premier mini short dans les États-Unis du Japon avec Showa American Story

 
Cela fait un petit moment que je regarde les actus concernant Showa American Story. Ce ne sera pas le AAA de l’année, mais il a un style tout particulier que j’apprécie énormément dans le jeu vidéo : la bagarre, la déconne, le grand n’importe quoi et le foutage de gueule des États-Unis. C’est donc tout à fait normal d’avoir pris du temps pour cette petite merveille.
Je m’emballe probablement comme bien souvent, mais j’ai vraiment aimé la proposition de Nekcom Entertainment, studio chinois basé à Wuhan, avec Showa American Story. Outre le fait de m’avoir laissé en mode “t’es chez toi mec, tu peux rester dans ce box pendant soixante minutes, mets-toi à l’aise et appelle-nous si tu veux un café”, j’ai rapidement senti que les développeurs de ce jeu sont en roue libre depuis quelques années. Oui, quelques années parce que j’ai appris que la phase de conception de ce titre s'est étalée de 2016 à 2018, pour un développement qui a débuté fin 2018. Grosso modo, j’ai joué à un jeu qui a dix ans de boulot dans les pattes avec une équipe d’une trentaine de personnes et un petit budget.



Mais apparemment, cela ne fait pas peur à son éditeur, 4Divinity, aussi connu sous le nom 2P Games pour l’Asie (en dehors du Japon), qui offre une totale confiance à Xiangyu Luo, le Founder, Chairman, Chief Executive Producer et Creative Director du studio. En gros, c’est un clone de Kojima, qui a lui aussi ses petits délires pas vraiment sérieux. Lors de la préprod du jeu, lui et son équipe ont tout de suite eu les mêmes idées et inspirations. Le monsieur cite par exemple Dragon Ball, Mobile Suit Gundam, Hokuto no Ken et Saint Seiya en références manga/anime, tandis que pour la musique, c’est plutôt l’occident qui l’a marqué avec The Police et Modern Talking. Il fallait mettre tout cela dans le même jeu.



On se retrouve donc en 1991 dans une sorte d’uchronie où le Japon aurait totalement colonisé les États-Unis d'un point de vue culturel. Cela donne un mélange assez drôle, avec un prisme très B-movie pour ne pas tomber dans le premier degré, une héroïne un peu sexy en mini short jean, de la violence et des gerbes de sang totalement exagérées, de l’humour noir et tout un tas de conneries totalement décalées avec des méchants hyper caricaturaux.



J’ai pu faire la connaissance de la protagoniste principale, Chigusa Choko, une cascadeuse de 19 ans. Ma démo a débuté peu après le début du jeu. La personne qui m'a accueilli m’a vite expliqué que le début est blindé de vidéos et que donc, on était un peu plus loin dans l'histoire. Mais dans les grandes lignes, il faut juste savoir que Chigusa Choko s’est rendue à un casting de film accompagnée de sa sœur Aya dans le quartier d’Hollywood, enfin non, dans celui de Neo Yokohama, le nouveau nom de Los Angeles. Malheureusement, celle-ci s’est fait enlever par de mystérieux hommes et Chigusa s’est fait tuer. Elle se réveille plus tard d’une manière totalement inexplicable. À son réveil, c’est le bordel et elle se retrouve dans un monde post-apocalyptique avec des zombies et des monstres, parce que pourquoi pas. Ses objectifs seront de retrouver Aya, de découvrir la vérité sur sa mort et évidemment de se venger en mode vénère.



Ma démo m’a donc permis de prendre en mains directement Chigusa et deux compagnons : Michael Hero qui est en fauteuil roulant et un autre mec, Bubba, avec son costard et son petit chapeau bien classe. Pas grave, ils ne m’ont pas servi plus que cela, dans cet action-RPG avec de très grosses inspirations provenant de Yakuza, No More Heroes et Persona. Vous allez vite comprendre.



La partie Yakuza concerne le mode de jeu en lui-même : vue à la troisième personne et beat ’em up bien bourrin avec une jauge de rage pour dégommer encore plus de méchants à coup de sabre, de flingue ou de n’importe quoi d’autre faisant l’affaire. Le système de combat est assez complet sans pour autant aller titiller un Bayonetta. On retrouve les classiques attaques ultimes et en chaîne permettant de passer d’un ennemi à l'autre dans une sorte de petit ralenti qui nous rend invisible un court instant. Le feeling est plutôt cool et il y aussi des jauges de break pour certains gros ennemis. Ça fonctionne parfaitement bien et je me suis amusé à défoncer tout le monde.



L’inspiration No More Heroes vient globalement de la structure du jeu, qui semble être une sorte de fuite en avant sur la route 66, le tout avec des ennemis hauts en couleur et tout droit sortis de l’esprit tordu de Suda 51. Pour le coup, on sent l’inspiration et ce n’est pas pour me déplaire. Ça va du président américain hyper baraqué et poilu aux méchants de base habillés en legging de catch, en passant par des petits boss qui se battent en cosplay de Statue de la Liberté. Quand je vous dis que j’ai passé un bon moment, ce n’était pas une blague. 



Quant à Persona, c’est la seule inspiration que je n’ai pas pu essayer. Mais dans les faits, le jeu donnera lieu à des interactions assez poussées entre les personnages, des activités suivant un calendrier et beaucoup de personnalisation des équipements et tenues. Ça promet d’être intéressant et complètement idiot. Côté technique, le titre ne s'en tire pas si mal pour une équipe aussi petite. Ok, ce n'est clairement pas le plus beau jeu que j'ai vu lors de cette Gamescom 2026, mais l'ambiance est là, et c'est tout ce qui compte pour moi.



Reste plus qu’à patienter, puisque Showa American Story est annoncé pour un vague 2026 sur PS5 et PC, même si je pense qu’il débarquera plutôt en 2027.

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