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House of the Dead : Overkill

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
The House Of The Dead (HOTD) est une série de rail shooters qui a eu le droit à un épisode par génération de console. On s'attendait donc à voir débarquer le IV (sorti en arcade) sur cette génération. Au lieu de ça, Sega a préféré balayer la série d'un revers de la main et sortir un HOTD qui pompe allégrement sur le projet Grindhouse. Avec The House of the Dead : Overkill, dites adieu au Dr Curien et au côté un peu ringard des précédents jeux et dites bonjour à la Louisiane, aux mutants, à l'hémoglobine qui tâche et au langage fleuri d'Isaac Washington. Rassurez-vous, l'increvable agent G est toujours là.

The House of the Dead : Overkill envoie les deux héros en Louisiane en 1991 (avant les évènements du premier HOTD) pour lutter contre le maléfique Papa Caesar. Le jeu est divisé en 7 niveaux, chacun constituant un film de série Z au nom délicat (Fetid Water, Scream Train, Overkill...). Headstrong Games a mis le paquet sur la forme. L'image a un grain dégueulasse comme une vieille pellicule, il y a parfois des absurdités de montage des cinématiques et des faux raccords, chaque film est introduit par une grosse voix qui présente la situation (pensez à la [link=http://www.youtube.com/watch?v=W8cCzltPD6Y]bande-annonce de Machete[/link]), le jeu est exagérément gore avec des litres de sang qui coulent et des kilos de chair qui volent, les dialogues sont gras, drôles et vulgaires et les personnages sont des stéréotypes vivants. G semble sortir tout droit de Matrix avec ses lunettes de soleil. Isaac Washington est black (forcément vu qu'il s'appelle Washington) et balance plus de "mother fucker" qu'un Samuel L. Jackson. Papa Caesar est un genre de Burt Reynolds avec une dégaine à l'européenne. Quant à la fille... ai-je besoin de dire autre chose que son nom, Varla Guns ?


Do not say the Z word !


La forme c'est aussi les graphismes. Sans être moche, le jeu aurait pu faire bien mieux. L'aliasing est très prononcé, certaines textures sont en 16 bits ce qui offre des dégradés de couleurs d'un autre âge. Malgré tout, le côté crade de l'ensemble est très bien rendu, les shaders de flou font leur petit effet et les mutants qu'on dégomme sont bien animés et bien modélisés. Par contre, le jeu souffre de quelques saccades et de certains bugs qui obligent parfois à rebooter la console. On pardonne tout cela car la partie sonore est proche de la perfection. Les doublages sont excellents, les bruitages sont bien ignobles et surtout la BO est fantastique.

Mais la forme n'est rien sans le fond. Même si Sega n'a pas porté HOTD IV, Headstrong en a gardé le gameplay pour Overkill. On peut donc envoyer des grenades et secouer la Wiimote pour recharger ou se libérer de l'emprise d'un mutant. A chaque niveau qu'on termine, on gagne plus ou moins de fric en fonction de ses performances. Cet argent permet d'acheter des armes (on peut en porter deux en même temps) et de les améliorer. Si l'idée est séduisante au départ, elle peut aussi ruiner le jeu. Contrairement aux précédents opus, la difficulté n'est pas très élevée et on peut facilement regagner de la vie en tirant sur les nombreuses trousses à pharmacie qui parsèment les niveaux. Si le jeu n'est déjà pas très dur avec le flingue de base, ça devient carrément du gâteau avec un gros flingue amélioré comme le fusil d'assaut. A noter que mourir n'est pas synonyme de game over. On perd juste un bon paquet de points.


Les mutants sont des hommes presque comme les autres : visez la tête.


Heureusement, The House of the Dead : Overkill est un rail shooter au sommet de son art : les ennemis sont très nombreux et arrivent en masse, les niveaux sont longs (et encore plus long dans le mode intégral qu'on débloque en finissant le mode histoire) et la mise en scène est très dynamique même si les dev' abusent du "je me retourne et y'a dix personnes en face". On prend un sacré pied à dégommer du mutant que ce soit seul ou à deux. Le must est la présence de bonus qui permettent pendant un court instant de passer en bullet time et de vous déchaîner au ralenti. Si vous aimez scorer comme un porc, ce jeu est fait pour vous grâce à un bon système de combo. Tant que vous ne tirez pas à côté, vous faites monter le niveau de combo jusqu'à atteindre le niveau Sangsationnel salué par un drapeau américain. Le level design est assez classique mais offre des grands moments de bonheur comme le train fantôme dans la fête foraine. La plus grosse ombre au tableau est finalement les boss qui n'offrent pas beaucoup de challenge et qui n'ont pas de patterns très variés.

Merci à [link=http://www.jeuxvideo.com]Jeuxvideo.com[/link] pour les captures.

Headstrong Games n'a pas encore l'expérience des japonais en matière de rail shooting et sont un peu à la traîne niveau technique mais compensent aisément tous ces défauts par un hommage colossal au cinéma de genre. On rit, on pousse des "eurk" de dégoût et surtout on se défoule en flinguant joyeusement du mutant. Avec House of the Dead : Overkill, Sega offre une nouvelle perle à une console qui en a bien besoin.

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