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Le Relief, partie 3 : autour du relief

divide par divide,  email  @divideconcept
On ne pourrait conclure ce dossier sans évoquer des questions que beaucoup se posent : le relief apporte t-il réellement quelque chose ? Cette mode va t-elle perdurer, ou disparaitre comme la vague des années 50 ?
A l'heure actuelle il est difficile de trancher sur ces 2 points, toutefois voici quelques pistes pour y répondre :

Au cinéma, la plupart des films actuels n'utilisent le relief qu'à des fins spectaculaires (envois d'objets au premier plan, séquences montagnes russes...), mais a t-il une réelle utilité sur le plan narratif ? Pourrait-on concevoir un film romantique ou historique avec l'apport du relief ?
Il faut se rappeler des débuts du cinéma parlant : le premier film sonorisé, Le Chanteur de Jazz (1927) n'était en réalité qu'une suite de numéros musicaux. Il a fallut attendre quelques années pour que s'établisse une grammaire du son au cinéma, combinant utilement dialogues, musique, effets sonores, avec ses codes et ses contre-utilisations qui en font aujourd'hui un élément indispensable dans tout film.
La grammaire du relief en est encore à ses tout premiers balbutiements : si Hitchcock et Zemeckis en ont vaguement esquissés quelques lignes, on est encore loin d'avoir assimilé tout son potentiel narratif.

Dans les jeux vidéo, l'apport du relief est d'autant plus controversé puisqu'il soulève d'autres problèmes concernant le gameplay et les performances. Mais là aussi, il y a sans doute une utilisation réfléchie à creuser : à l'heure actuelle, aucun jeu n'utilise le relief comme élément de gameplay.
Il se peut aussi que l'évolution de la 2D au relief ne soit pas plus important que le passage de la mono au 5.1 : un plus appréciable, mais pas indispensable.

L'autre problème du relief, c'est l'inconfort qu'il suscite chez certains spectateurs, qui pourrait bien clore son utilisation avant la fin de la décennie; à priori les technologies relief n'évolueront pas de manière radicale dans cette période.
En ce qui concerne les hologrammes, on en est encore à l'équivalent des moniteurs CRT noir et vert : il y a encore un long chemin d'ici une utilisation probante sans lunettes...
Il faut cependant noter qu'il y a eu un progrès notable entre le relief des années 50/80 et celui des années 2010 : la majorité des gens peuvent en profiter sans effets indésirable. Si ces technologies s'affinent encore un peu, peut-être celui-ci trouvera t-il sa voie par la force des moeurs.

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La première du Chanteur de Jazz
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