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ACTU

Prise chaude : ​Sega, c'est plus triste que toi

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Sega fête ses 60 ans cette semaine et si vous espériez quelque chose d'excitant vous pouvez passer votre chemin. Au programme il y a des soldes sur Steam, des machins collectors qui prendront rapidement la poussière et une fresque temporelle qui assure le strict minimum. En clair, le mot d'ordre est "Bon anniversaire à nous-même! Donnez nous des sous".

Même son de cloche chez Nintendo pour les 35 ans de Super Mario Bros : il est surtout question de nous vendre à prix exorbitant des portages de vieux jeux, des jeux électroniques déjà en rupture de stock et des éditions Super Mario de Jenga et de Monopoly. Pourtant il y aurait tellement mieux à faire.

Où sont les concours de fan art et ceux de cosplay ? Où sont les compétitions tout azimut (speed runs, tournois...) ? Où sont les cross-over improbables genre Kiryu et Majima qui se retrouvent dans Streets Of Rage 4 ? Où sont les interviews de développeurs, les vidéos et documents d'archive ? Où sont les ventes aux enchères de documents hyper rares types le GDD de Sonic au profit d'un oeuvre de charité ?

Une idée folle serait d'organiser une game jam. Imaginez le concept : Sega/Nintendo fournirait une bardée d'assets graphiques en tout genre (sprites, modèles 3D...), proposerait un thème et en avant la musique. Juste pour une fois, si on pouvait mettre de côté l'aspect mercantile et ne pas avoir peur d'égratigner ces précieuses licences, ce ne serait pas mortel ? Et il y a des précédents.

Pour les 70 ans de Warner Bros., le studio a pris un risque. Il a autorisé une bande de joyeux drilles à puiser dans leur catalogue avec seulement deux contraintes : ne toucher ni à Eastwood ni à Kubrick. Le résultat est un des flims les plus mythiques de ces trentes dernières années : Le Grand Détournement.
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