ACTU
[Popcorn] Aucun Autre Choix / Marty Supreme
par CBL,
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2026 commence mollement niveau jeux vidéo mais commence très fort niveau ciné avec deux films mettant tous deux en scène un anti-héros dont l'obsession le conduit dans une spirale infernale : Aucun Autre Choix du coréen Park Chan-wook (Oldboy, The Handmaiden, Decision To Leave) et Marty Supreme de l'américain Josh Safdie (Good Time, Uncut Gems) sans son frère Benny.
Aucun Autre Choix raconte l'histoire de Yoo Man-su (joué par Lee Byung-hun), un cadre dans l'industrie du papier. Il a tout pour lui : une belle maison, une femme aimante, deux enfants, deux chiens (un luxe en Corée) ... jusqu'au jour où il perd son boulot après le rachat de sa boîte par les américains. Un an plus tard, il n'a toujours pas de boulot et les factures s'accumulent. Voulant garder à tout prix son train de vie, il décide de trouver et tuer les candidats potentiels à un boulot qu'il vise.
Si le tout vous dit quelque chose, c'est normal. Il s'agit de la deuxième adaptation du roman The Ax de Donald E. Westlake après celle de Costa-Gavras en 2005, Le Couperet. La famille de Costa-Gavras co-produit d'ailleurs le film. Du coup il s'agit vraiment d'une version coréenne de Le Couperet avec tout ce que ça implique. C'est toujours de l'humour noir mais c'est encore plus grinçant et cynique que la version française, le monde du travail coréen étant encore plus sombe qu'en France.
Moraliste et divertissant, c'est aussi souvent délicieusement absurde et merveilleusement joué même si le style coréen souvent excessif peut rebuter les non-habitués. Ce n'est pas le meilleur Park Chan-wook à mon humble avis mais ça reste un sacré chef d'oeuvre qui donne un grand coup de pied dans la fourmilière qu'est le capitalisme coréen et par extension le reste du monde. Le protagoniste hésite par moment mais ne semble jamais questionner ses choix alors que finalement rien ne l'oblige à continuer. Aucun Autre Choix est en train de gagner tout plein de prix et sort en France le 11 février.
Dans Marty Supreme, Timothée Chalamet joue le rôle de Marty Mauser vaguement de la vie de Marty Reisman. Marty est un juif new yorkais qui vend des chaussures dans les années 50 mais sa vraie passion est le tennis de table. Il est bon au point d'être invité dans des tournois internationaux. Mais il a un aussi un ergo surdimensionné et n'a pas un rond. Il va donc mentir et arnaquer tout et tout le monde pour accomplir ce qu'il considère comme sa destinée.
Si vous avez vu Uncut Gems avec Adam Sandler, vous serez en terrain connu vu qu'il s'agit grosso modo du même film mais qui pousse les choses encore plus loin. Il s'agit d'une fuite en avant dans laquelle Marty tente de fuire ses problèmes et ses ennemis en créant encore plus de problèmes et d'ennemis. C'est un peu comme si un accident de voiture causait un accident de train qui causait un accident d'avion et que vous regardiez le tout en direct. Mais pas au ralenti. Malgré ses 2h30, le film a le rythme d'un match de tennis de table et propose d'ailleurs quelques séquences assez dingues de ping pong. La force de Marty est qu'il arrive à entraîner ses proches (volontairement ou non) dans sa folie et ne regarde jamais en arrière sauf quand les choses explosent. Au sens propre.
Le tout est porté par une bande-son anachronique très 80s et une cinématographie constituée principalement de plans serrés histoire de ressentir et de subir au maximum tout ce qui se passe. Mais surtout le film est porté par un Timothée Chalamet en très grande forme qui donne de sa personne et qui débite des montagnes de dialogues. Même s'il joue un odieux personnage, on a du mal à ne pas s'attacher à lui et on a limite envie qu'il gagne. Les seconds rôles sont aussi délicieux, mention spéciale à Gwyneth Paltrow qu'on est content de voir sortir du délire Marvel-Goop. A voir à tout prix. Ca sort en France le 18 février.
Aucun Autre Choix raconte l'histoire de Yoo Man-su (joué par Lee Byung-hun), un cadre dans l'industrie du papier. Il a tout pour lui : une belle maison, une femme aimante, deux enfants, deux chiens (un luxe en Corée) ... jusqu'au jour où il perd son boulot après le rachat de sa boîte par les américains. Un an plus tard, il n'a toujours pas de boulot et les factures s'accumulent. Voulant garder à tout prix son train de vie, il décide de trouver et tuer les candidats potentiels à un boulot qu'il vise.
Si le tout vous dit quelque chose, c'est normal. Il s'agit de la deuxième adaptation du roman The Ax de Donald E. Westlake après celle de Costa-Gavras en 2005, Le Couperet. La famille de Costa-Gavras co-produit d'ailleurs le film. Du coup il s'agit vraiment d'une version coréenne de Le Couperet avec tout ce que ça implique. C'est toujours de l'humour noir mais c'est encore plus grinçant et cynique que la version française, le monde du travail coréen étant encore plus sombe qu'en France.
Moraliste et divertissant, c'est aussi souvent délicieusement absurde et merveilleusement joué même si le style coréen souvent excessif peut rebuter les non-habitués. Ce n'est pas le meilleur Park Chan-wook à mon humble avis mais ça reste un sacré chef d'oeuvre qui donne un grand coup de pied dans la fourmilière qu'est le capitalisme coréen et par extension le reste du monde. Le protagoniste hésite par moment mais ne semble jamais questionner ses choix alors que finalement rien ne l'oblige à continuer. Aucun Autre Choix est en train de gagner tout plein de prix et sort en France le 11 février.
Dans Marty Supreme, Timothée Chalamet joue le rôle de Marty Mauser vaguement de la vie de Marty Reisman. Marty est un juif new yorkais qui vend des chaussures dans les années 50 mais sa vraie passion est le tennis de table. Il est bon au point d'être invité dans des tournois internationaux. Mais il a un aussi un ergo surdimensionné et n'a pas un rond. Il va donc mentir et arnaquer tout et tout le monde pour accomplir ce qu'il considère comme sa destinée.
Si vous avez vu Uncut Gems avec Adam Sandler, vous serez en terrain connu vu qu'il s'agit grosso modo du même film mais qui pousse les choses encore plus loin. Il s'agit d'une fuite en avant dans laquelle Marty tente de fuire ses problèmes et ses ennemis en créant encore plus de problèmes et d'ennemis. C'est un peu comme si un accident de voiture causait un accident de train qui causait un accident d'avion et que vous regardiez le tout en direct. Mais pas au ralenti. Malgré ses 2h30, le film a le rythme d'un match de tennis de table et propose d'ailleurs quelques séquences assez dingues de ping pong. La force de Marty est qu'il arrive à entraîner ses proches (volontairement ou non) dans sa folie et ne regarde jamais en arrière sauf quand les choses explosent. Au sens propre.
Le tout est porté par une bande-son anachronique très 80s et une cinématographie constituée principalement de plans serrés histoire de ressentir et de subir au maximum tout ce qui se passe. Mais surtout le film est porté par un Timothée Chalamet en très grande forme qui donne de sa personne et qui débite des montagnes de dialogues. Même s'il joue un odieux personnage, on a du mal à ne pas s'attacher à lui et on a limite envie qu'il gagne. Les seconds rôles sont aussi délicieux, mention spéciale à Gwyneth Paltrow qu'on est content de voir sortir du délire Marvel-Goop. A voir à tout prix. Ca sort en France le 18 février.