ACTU
[MAJ] C’est malheureusement la fin pour Spiders
Nous n’avons pas forcément le bras très long sur chaque sujet chez Factornews, mais les confrères d’Origami ont eu des informations concernant les énormes problèmes d’argent du côté de Nacon.
Comme on le disait en février dernier, l'entreprise est dans une très mauvaise passe et a annoncé avoir fait une déclaration de cessation de paiements. Concrètement, elle n’a plus assez d’argent pour rembourser les différents emprunts, suite à une potentielle mauvaise gestion et de mauvaises ventes des jeux des différents studios, dont ceux de Spiders.
D’après Origami donc, le studio parisien Spiders, qui date tout de même de 2008 et qui est spécialisé dans l’action-RPG avec ses licences GreedFall, Steelrising, Mars War Logs ou encore The Technomancer, fermera bientôt ses portes. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir mis le studio en vente. Malheureusement, aucun repreneur ne s’est manifesté et donc aujourd’hui, 29 avril 2026, l’administrateur judiciaire chargé du redressement de Nacon demandera la mise en liquidation judiciaire de Spiders. Il reste encore un infime espoir, mais ça sent vraiment mauvais.
À cette mauvaise nouvelle s’ajoute aussi un futur assez sombre pour KT Racing (anciennement Kylotonn), Cyanide et Nacon Tech. Pour le moment, rien est fait pour eux, mais on peut supposer assez facilement que ces studios fermeront potentiellement eux-aussi dans les semaines ou mois à venir.
Comme quoi, le rachat de Spiders par BigBen Interactive en 2019, alors que le studio a travaillé main dans la main avec Focus pendant plusieurs années, n’était pas du tout une bonne idée, puisque cela a surtout généré des difficultés de développements et un changement de direction, avec le départ de Jehanne Rousseau en 2023, remplacée par Anne Devouassoux (provenant de Kylotonn). Dans l’histoire, c’est surtout 70 personnes qui vont pointer à France Travail dans les jours à venir. Est-ce une surprise alors que le STJV avait relayé des pressions inacceptables sur les négociations à Spiders et une lettre ouverte des travailleur‧euses du studio à leur direction ? Pas vraiment. Et c'est bien malheureux.
MAJ (de Buck) : le couperet est malheureusement bien tombé et c’est la fin brutale d’un des derniers studios de RPG AA français. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Spiders a confirmé être placé en liquidation et cesser immédiatement ses activités. Le studio explique avoir longtemps attendu des réponses claires concernant son avenir avant d’apprendre que "la société dans son ensemble n’existe plus".
Mais au-delà des difficultés économiques, cette fermeture prend une tournure plus polémique avec les déclarations du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV) qui, dans un communiqué publié après les procédures judiciaires touchant plusieurs filiales de Nacon, critique sévèrement la gestion du groupe et évoque des décisions qui auraient aggravé la situation des studios concernés.
Le STJV affirme notamment que le groupe aurait, je cite, « interdit à Spiders d’aller proposer son travail à d’autres éditeurs ou investisseurs », ce qui aurait potentiellement bloqué certaines possibilités de sauvetage. Ces affirmations restent toutefois à prendre avec précaution. Dans ces moments difficiles, l’équipe de Factor est comme toujours de tout cœur avec les petites mains, et si vous jamais vous sentez le besoin de donner votre version de cette tragédie, journalismetotal@factornews.com est à votre disposition.
Comme on le disait en février dernier, l'entreprise est dans une très mauvaise passe et a annoncé avoir fait une déclaration de cessation de paiements. Concrètement, elle n’a plus assez d’argent pour rembourser les différents emprunts, suite à une potentielle mauvaise gestion et de mauvaises ventes des jeux des différents studios, dont ceux de Spiders.
D’après Origami donc, le studio parisien Spiders, qui date tout de même de 2008 et qui est spécialisé dans l’action-RPG avec ses licences GreedFall, Steelrising, Mars War Logs ou encore The Technomancer, fermera bientôt ses portes. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir mis le studio en vente. Malheureusement, aucun repreneur ne s’est manifesté et donc aujourd’hui, 29 avril 2026, l’administrateur judiciaire chargé du redressement de Nacon demandera la mise en liquidation judiciaire de Spiders. Il reste encore un infime espoir, mais ça sent vraiment mauvais.
À cette mauvaise nouvelle s’ajoute aussi un futur assez sombre pour KT Racing (anciennement Kylotonn), Cyanide et Nacon Tech. Pour le moment, rien est fait pour eux, mais on peut supposer assez facilement que ces studios fermeront potentiellement eux-aussi dans les semaines ou mois à venir.
Comme quoi, le rachat de Spiders par BigBen Interactive en 2019, alors que le studio a travaillé main dans la main avec Focus pendant plusieurs années, n’était pas du tout une bonne idée, puisque cela a surtout généré des difficultés de développements et un changement de direction, avec le départ de Jehanne Rousseau en 2023, remplacée par Anne Devouassoux (provenant de Kylotonn). Dans l’histoire, c’est surtout 70 personnes qui vont pointer à France Travail dans les jours à venir. Est-ce une surprise alors que le STJV avait relayé des pressions inacceptables sur les négociations à Spiders et une lettre ouverte des travailleur‧euses du studio à leur direction ? Pas vraiment. Et c'est bien malheureux.
MAJ (de Buck) : le couperet est malheureusement bien tombé et c’est la fin brutale d’un des derniers studios de RPG AA français. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Spiders a confirmé être placé en liquidation et cesser immédiatement ses activités. Le studio explique avoir longtemps attendu des réponses claires concernant son avenir avant d’apprendre que "la société dans son ensemble n’existe plus".
Mais au-delà des difficultés économiques, cette fermeture prend une tournure plus polémique avec les déclarations du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV) qui, dans un communiqué publié après les procédures judiciaires touchant plusieurs filiales de Nacon, critique sévèrement la gestion du groupe et évoque des décisions qui auraient aggravé la situation des studios concernés.
Le STJV affirme notamment que le groupe aurait, je cite, « interdit à Spiders d’aller proposer son travail à d’autres éditeurs ou investisseurs », ce qui aurait potentiellement bloqué certaines possibilités de sauvetage. Ces affirmations restent toutefois à prendre avec précaution. Dans ces moments difficiles, l’équipe de Factor est comme toujours de tout cœur avec les petites mains, et si vous jamais vous sentez le besoin de donner votre version de cette tragédie, journalismetotal@factornews.com est à votre disposition.