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ACTU

Gunzilla Games : des NFT plein les poches, mais des salaires en stand-by ?

Buck Rogers par Buck Rogers,  email
 
On pensait que les promesses du Web3 à la con étaient derrière nous, suite à un rejet massif des joueurs, des inquiétudes légitimes sur la spéculation et la financiarisation du loisir, mais également à cause de l’impact écologique des blockchains en général. Toutefois, un irréductible développeur nous a pondu le Battle Royale free-to-play Off The Grid blindé de NFT. Et ce n’est même pas cela le pire. Le studio qui l’a développé, Gunzilla Games, qui a pour cofondateur Neill Blomkamp (District 9, Elysium, etc.), serait un présumé mauvais payeur quand il s’agit de rémunérer ses salariés.

Relevé par Insider Gaming, Game Developer et Kotaku, le studio Gunzilla est ainsi accusé par d’anciens employés de ne pas les avoir payés durant plusieurs mois. D’après les témoignages recueillis, plusieurs salariés affirment avoir travaillé sans avoir perçu de rémunérations, et cela parfois sur de longues périodes. L’un d’eux résume la situation : « On nous promettait constamment que l’argent arrivait, mais cela ne se produisait jamais ».  Un autre témoignage met en lumière un climat d’incertitude permanent : « C’était une situation très stressante. Beaucoup de gens restaient uniquement parce qu’ils espéraient être payés à un moment donné ». Et des témoignages comme cela, il y en a énormément… On comprend clairement qu’ils étaient d’une certaine manière pris en otage.

D’ailleurs, ces déclarations qui dressent le portrait d’un studio en difficulté financière sont en parfait contraste avec leur communication, qui est plus tournée vers la croissance. Alors oui, ça ne surprend pas puisqu’elle cherche à attirer des investisseurs plutôt que de simples joueurs. Mais en théorie, sur le papier, Gunzilla n’est pas un petit acteur fragile. Bien au contraire, les fonds levés ont été de 46 millions de dollars en 2022 et 30 millions supplémentaires en 2024. Il y a de quoi s’acheter des gratte-dos en ivoire. Sans oublier que l'entreprise possède par ailleurs une blockchain propriétaire (GUNZ), un token (GUN) et un système d’échange d’objets en NFT. De plus, en mars 2025, Gunzilla a racheté le média Game Informer, quelques mois après sa fermeture brutale par GameStop.

Au final, difficile de ne pas voir dans le studio le parfait symbole d’une industrie qui a parfois perdu le sens des priorités. Comme peut-être ici : promettre aux joueurs de gagner de l’argent avec des NFT, tout en étant présumé incapable de payer ceux qui fabriquent le jeu. Car, avant de créer de la valeur virtuelle, encore faut-il être capable d’assumer ses obligations, elles bien réelles.

Et en parlant d’obligations, comme nous sommes piles dans le sujet, je me permets de partager cette information qui devrait concerner certains de nos lecteurs. Comme vous le savez, l’équipe de Factor est de tout cœur avec vous, mais il y en a un en particulier : journalismetotal@factornews.com

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