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Yaiba : Ninja Gaiden Z, entre somnolence et décadence

Damien par Damien,  email  @damien_furst
 
Ninja Gaiden, c’est une histoire d’amour qui a commencé en 1988 sur NES. À l’époque, le jeu fut considéré comme l’un des meilleurs titres de la console et a même posé les bases de la narration vidéoludique telle qu’on la connait aujourd’hui, grâce à ses 19 minutes de scènes cinématiques révolutionnaires. La licence est ensuite revenue sur le devant de la scène en 2004 sur Xbox, avec une aventure maîtrisée en tous points, particulièrement jouissive. Depuis, il faut bien l’avouer, la série de Tecmo s’est un peu perdue, avec des épisodes moins inspirés et plus discrets. Et ce n’est certainement pas ce spin-off complètement WTF qui va changer la donne…
Yaiba : Ninja Gaiden Z est le fruit d’un travail collaboratif entre trois studios de développement : Team Ninja (connu pour la série Dead or Alive mais également Metroid: Other M), Spark Unlimited (les responsables, entres autres, du moyen Lost Planet 3) et Comscore (jeune studio fondé par Keiji Inafune, le mec à l’origine de Megaman, Onimusha, et Dead Rising). Un melting pot d’expériences et de compétences qui, sur le papier, a tout pour rassurer l’amateur de beat’em all avide de sensations et de maltraitance de boutons.

It’s alive! It’s alive! 


Contrairement aux Ninja Gaiden « classiques », le joueur n’incarne pas Ryu, mais un certain Yaiba. Les deux protagonistes voient leurs rôles s’inverser, puisque Ryu est ici l’antagoniste. Yaiba lui voue en effet une haine sans commune mesure, sans que l’on comprenne d’ailleurs vraiment pourquoi, et va tenter, dès le début de l’aventure, d’anéantir son adversaire. Hélas pour lui, Yaiba va se voir terrassé par Ryu, avant de se réveiller quelque temps plus tard, transformé en cyborg, dans un monde dévasté par une épidémie de zombies. Yaiba, encore un peu plus chafouin suite à sa défaite, va se remettre à la poursuite de son rival avec la même idée en tête : l’exterminer.



Yaiba est aux antipodes de Ryu. C’est un gros déconneur, amateur d’humour potache et de blagues bien dégoulinantes. Oui, vous l’avez compris, ce Ninja Gaiden Z est complètement à l’opposé de l’ambiance des précédents épisodes et ne se prend pas au sérieux une seule seconde. Une atmosphère assez déroutante qui, à vrai dire, ne correspond pas vraiment aux caractéristiques de cette série. Ici, les zombies côtoient des monstres en tous genres dans des environnements futuristes affublés de couleurs criardes et d’un cel-shading bien agressif. En fait, Ninja Gaiden Z est aussi déconcertant qu’un mash-up entre Mickey et Manhunt, ou qu’un mix entre Beyond Two Souls et Skyrim. Ca ne va tout simplement pas ensemble.

Ninja Gaiden Zzzzzz

Oh je vous vois déjà piaffer d’impatience en réclamant un paragraphe dédié au gameplay. Rassurez-vous, là-aussi, le constat est bien morne. Si l’on perçoit de-ci de-là les restes du game design de Ninja Gaiden, rien ne parvient à procurer le tant recherché plaisir de jeu. Par rapport à ses prédécesseurs, Yaiba est doté de nouveaux pouvoirs : l’électricité, le feu et le poison. Ces trois éléments sont au coeur du gameplay et il sera de votre responsabilité de les utiliser à bon escient, selon les points faibles de vos ennemis mais également selon les particularités du décor. Petit problème, cette idée rafraichissante se noie au milieu d’un océan d’approximations. On pourra évoquer par exemple le niveau de difficulté, qui oscille sans arrêt entre l’affreusement facile et le très compliqué, le système d’esquive on ne peut plus bancal, ou encore ces QTE bien casse-couilles qui n’ont rien à faire dans un tel jeu.


Il en découle une expérience très peu passionnante et répétitive à souhait, que rien ne parvient à sauver, pas même son aspect technique. L’orientation cel-shading partait pourtant d’une bonne intention et aurait pu amener un vent nouveau sur la série. Mais dans les faits, le jeu est moche et surtout de très mauvais goût. Dès les premières minutes, on est perdu dans la foule de textures, toutes plus colorées et saturées les unes que les autres. Le jeu se paie même luxe d’être instable au niveau de son frame rate, et d’afficher un aliasing parfois très présent. Il en découle une mauvaise lisibilité de l’action et une sensation de confusion très désagréable, là où les beat’em all sont censés mettre le joueur dans de bonnes dispositions, afin que celui-ci puisse travailler son skill avec précision.
Difficile de comprendre ce qui a poussé Tecmo à sortir sur le marché un titre aussi insipide que Yaiba : Ninja Gaiden Z. Passez votre chemin, y’a rien à voir !
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