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TEST

Vitamin Connection

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : WayForward Limited Run
Support : Switch
En attendant que Shantae and the Seven Sirens sorte de son hibernation accès anticipé sur l'Apple Store et pour varier les plaisirs après un River City Girls plutôt électrique (et qu'on a bien aimé !), les développeurs chéris par les amateurs de fun acidulé WayForward reviennent là où on ne les attendait pas. Crime de lèse-majesté pour certains, simple opportunisme pour d'autres, ils s'attaquent en tout cas avec leur nouveau titre à la chasse gardée de Nintendo : mettre en avant des capacités uniques de la Switch dans un jeu vidéo. Coopération, gesticulation autour des joy-cons, gameplay asymétrique, comédie musicale... et coronavirus sont donc les maîtres mots de l'improbable Vitamin Connection qu'on a testé, forcément en tandem.
Vita-Boy et Mina-Girl forment un duo de nano robots expérimentaux fleuron de l'industrie pharmaceutique nippone dans les sixties déjantées de Vitamin Connection. Envoyés par erreur chez la parfaite petite famille américaine des Sable, prononcez "di-Sable" (infirmes dans la langue de Trump), ces cachetons augmentés vont être rapidement adoptés par tous les membres du ménage, du dernier rejeton gaffeur au beau gosse de père en passant par un toutou avide de friandises, et ce pour soigner leurs moindres maux. Vous vous en doutez bien, c'est là que les joueurs entrent en action. Une fois passée la cinématique au design vaguement inspiré par les Jetsons d'Hanna-Barbera qui introduit chaque nouveau niveau, on plonge littéralement dans le gosier des malades pour une aventure intérieure vitaminée. Chacune de ces balades est orchestrée un peu comme les niveaux d'un shmup, on se promène sur des rails (comprenez que la caméra avance toute seule) dans une représentation loufoque du corps soit plusieurs vaisseaux (boyaux ?) connectés entre eux par des carrefours a choix multiples.

Mal-au-bide-mania

Au fur et à mesure de notre avancée sur ces flots intérieurs, on crée la carte du malade "visité" et on se dirige tant bien que mal vers les différents points vitaux à soigner. Ce faisant, on rencontre de nouveaux personnages. On ne soupçonne pas tout ce qui se passe dans un corps humain : des virus et autres maladies dangereusement kawaii dont un cochon arc-en-ciel (que vient-il faire là celui-là ?) font la fête et planifient des coups pendables, mais on y trouve également d'autres visiteurs de passage comme le mystérieux samouraï sans peur Pro-Biotic, l'explorateur des glandes Endo, deux toutous deejays, une nano-mécano, etc. Malgré ces divertissements, on passera la plupart de son temps à dézinguer du virus depuis notre comprimé intelligent, qui ressemble à s'y méprendre à un joy-con bicolore. Ça tombe bien puisque, oh hasard, le jeu exploite à fond les manettes de la Switch et en coopératif s'il vous plait !



Pendant que l'un des joueurs contrôle les mouvements au stick de son côté, l'autre s'occupe de gérer l'assiette du suppositoire à l'aide du gyroscope de son joy-con. L'un enclenche un laser et l'autre dirige son rayon. Plus tard dans le jeu, on acquiert une pince télescopique, ici aussi le joueur un utilise le capteur infrarouge du joy-con pointé vers la TV comme une wiimote pour diriger le bras alors que le joueur 2 active la pince à la demande. Ceux qui ont poncé Snipperclips ou le très bon Lovers in a Dangerous Spacetime savent que la coopération est alors indispensable. On communique beaucoup autour de l'écran, on rigole aussi énormément des bourdes de l'autre, de l'absurdité des situations de "combat" contre les adorables virus ou des environnements souvent tortueux dans des niveaux à scrolling, on le rappelle, automatique. Les développeurs ont surtout axé le challenge autour de pièges mobiles à éviter, de blocs à tirer avec la pince ou à détruire avec le laser. Parfois le scrolling accélère même et il faut alors ajuster sa position par rapport au centre de l'écran pour éviter de perdre petit à petit de la vie.

Gare au Ulalavirus !

Arrivé à chaque organe, on joue les antivirus dans des mini-jeux délirants toujours imaginés pour deux personnes et là aussi utilisant avec malice le motion-sensor des manettes : jeu de danse ou il faut bouger dans le tempo, machines à pince où l'on dirige le bras de la grue en écartant plus ou moins notre main du capteur infrarouge (un must !), arceau contrôlé par les deux joueurs à cheval sur un câble électrique qu'ils ne doivent pas toucher, etc. Il y a de quoi se bidonner devant la TV, sans jamais se prendre la tête. En effet, la punition n'est jamais au rendez-vous, le jeu étant pensé pour être partagé avec toute la famille il sauvegarde très régulièrement votre partie. Toutefois, certains passages optionnels ont de quoi mettre à mal les meilleures synergies entre joueurs. Et si votre truc à vous c'est les plaisirs solitaires, Vitamin Connection se joue aussi en solo, les joy-cons rassemblés dans le machin en plastique fourni avec la Switch. Mais on perd forcément une grande partie de ce qui fait son charme, son gameplay asymétrique et l'exploitation des fonctionnalités uniques des contrôleurs.



Il vous reste l'humour et ce je ne sais quoi de Space Channel 5 qui donne envie de se trémousser en y jouant. C'est d'ailleurs en grande partie dû à son exceptionnel traitement audio. Des doublages enregistrés par les habitués du studio : Cristina Vee (qui a déjà chanté le thème de River City Girls) et de nombreuses voix bien connues de la scène anime US. La bande son elle a été composée par le studio de production de Jake Kaufman Mint Potion rassemblant un collectif d'artistes de multiples horizons. Il y a du lourd, du très très lourd. On passe de la j-pop au rock en passant par du hip-hop dans des rythmes effrénés et avec des lyrics toujours raccord avec les courtes aventures des deux héros. C’est peut-être le seul vrai reproche qu'on peut lui faire, le jeu n'est pas bien long. Comptez quatre à cinq heures pour faire le tour de la campagne, des niveaux cachés, des défis standalone sur les mini-jeux et le maigre contenu débloqué après le générique de fin, une poignée de niveaux supplémentaires dans lesquels on découvre les premières aventures de Pro-Biotic et son laser akimbo.

Vitamin Connection propose un gameplay à partager pas vu depuis Snipperclips et quelques-uns des meilleurs gimmicks de 1-2-Switch enfin mis au service du jeu vidéo ! Alors oui, malgré un contenu il faut bien se l'avouer assez léger, si vous cherchez de quoi rameuter TOUTE la famille autour de la TV le temps d'un weekend, vous ne serez surement pas déçus.

SCREENSHOTS

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