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Tortuga : Pirates et Flibustiers

Tibium par Tibium,  email
Tortuga : Pirates et Flibustiers s'attaque au trop souvent délaissé background du pirate avec son lot de vaisseaux des mers à couler pour la gloire, la fortune et la jambe de bois. Voler la recette du célèbre Pirate’s de Sid Meier aurait été très simple, mais Tortuga va grâce à son système de gestion / stratégie réactualiser le genre sans jamais pourtant le révolutionner.

Vous aurez pour mission de sillonner les mers des Caraibes sur une époque datant de 1570 à 1660. Partant de pratiquement rien, vous devrez au fur et a mesure de votre avancement gagner des batailles navales, mais aussi annexer des villes pour asseoir votre notoriété auprès de différentes nations ( Espagne, Hollande, Angleterre, France ). Avant toutes choses un petit tour sur le menu principal qui nous offre quelques options graphiques à changer, ou autre volume du son. Un système minimaliste, mais qui suffit amplement. On s'aperçoit alors assez vite qu'aucune option de multi n'est possible, ni d'ailleurs de skirmich pour mater de l'IA. Bon bien, je vais prendre la campagne alors...



Une campagne sinon rien


Elle débute par un tutorial vous montrant les principales possibilités de Tortuga. Vous voila donc arrivé à Port au Prince, votre ville d'adoption. Quelques bâtiments à visiter vous permettrons d'acheter, vendre, glaner des missions ou bien encore jouer aux dés votre solde afin de la faire fructifier. Impatient de prendre la mer, vous quitterez le port et partirez à la découverte de ce monde. Vous y comprendrez très vite les tenants et aboutissants du jeu et l'utilisation du manuel deviendra vite superflue tant la simplicité du jeu est à son paroxysme. Votre but sera de satisfaire les exigences des nations que vous aurez choisi afin de gagner en notoriété et obtenir de leur part plus d'argent, de missions et surtout faire basculer en leur faveur la puissance que ces dernières imposent.



Engagez-vous, qu’ils disaient


Afin de rassembler un équipage, les beaux yeux de sa majesté ne suffiront pas, il faudra aussi de l'argent. Vous pourrez alors, si vous étés courageux, vous lancer dans le commerce entre villes reposant sur la loi de l'offre et la demande. Un système trop simple (apporter des marchandise d'une ville a l'autre) vous permettra de gagner suffisamment d'argent. Vite lassé par se petit coté représentant de commerce, vous préférerez sûrement obtenir de l'argent par le biais de missions diverses mais répétitives (apporter des médicaments, convoyer une personnalité, couler un pirate renommé, etc... ). Le coté gestion est vraiment minimaliste et l'argent ne sera jamais un problème, il sera tout juste très ennuyeux à gagner.



A l’abordage !


Fort heureusement, pour vous dégourdir un peu, vous aurez à combattre avec votre flotte. De la carte des mers principales, vous basculerez alors sur le lieu même de la zone de combat. Représentée en 3D, la scène sera « zoomable ». Vous guiderez alors votre bateau pour essayer autant que possible de viser le flanc des navires adverses pour leurs infliger le plus de dégâts possibles. 3 types de boulets sont alors proposés et changeable pendant le combat :

  • Boulets normaux : Ils feront de gros dégâts à la coque du bateau qui finira par couler.

  • Boulets à mitraille : Ils infligeront de lourdes pertes parmi l'équipage du bateau qui mettra alors beaucoup plus de temps à recharger ces canons entre chaque tir.

  • Boulets ramés : Ceux-là déchireront les voiles, le bateau sera alors beaucoup plus difficile et lent à la manœuvre.


  • Ces trois types de boulets permettent de mettre au point des tactiques d'attaques différentes qui, lorsqu’elles sont bien utilisées, sont souvent payantes. Une quatrième possibilité sera également d'aborder le navires adverses et d'engager un combat entre homme (à ne faire que si vous êtes en supériorité numérique). Vous pourrez alors piller le bateau et prendre toutes sa cargaison. Il vous faudra aussi par le biais d'ordre de mission prendre des villes défendues par des canons. Le système également simpliste d'attaque de ville n'apporte pas non plus une trop forte adrénaline qui pourrait vous amener à risquer une crise d'épilepsie comme pourtant mentionné sur le manuel...



    Vigie Pirate


    Servi pas des graphismes colorés bien réalisés, l'ambiance du jeu est malgré tout très pauvre. En effet, les animations sur la carte principales sont très rares, rien ne bouge si ce n'est quelques nuages et la fumé d'un volcan qui ne se réveillera jamais. Le même rendu se fait d'ailleurs sentir dans toutes les scènes su jeux (villes, batailles etc... ). Un manque de dynamisme qui vient gonfler le sentiment de lassitude. Ajouté un fond sonore succin à ceci, on comprend que Tortuga laisse vite sur sa faim et plonge le joueur dans une monotonie profonde. Les batailles et le sentiment de bien servir la nation choisie viennent vous réveiller sans pour autant vous transporter. L'interface est claire, mais aurait pu être réduite pour laisser plus d'espace soit à la mini carte trop peu visible soit à l'écran où se déroule l'action. A noter également le pathfinding de notre navire complètement inexistant qui entraîne parfois un passage à tabac de sa souris pour débloquer son bateau échoué sur le rivage.

    Inconditionnel des jeux de pirates, réjouissez-vous ! Une légère bise fraîche vient souffler en votre faveur. Soyez indulgent, car Tortuga ne viendra pas bouleverser le genre... Adepte des grosses productions et du STR bien léché, passez votre chemin ! Tortuga n'est pas fait pour vous, à moins d'avoir de grave crise d'insomnie... En revanche si vous voulez découvrir un jeu mettant en avant un genre encore trop peu prisé avec une réalisation moyenne mais loin d'être bâclée et si en plus votre budget est limité (moins de 30 €), alors Tortuga pourrait bien vous faire passer de longues heures sympathiques.

    SCREENSHOTS

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