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Splinter Cell : Chaos Theory

Joule par Joule,  email  @j0ule  
Une vie de famille inexistante, une mauvaise fréquentation, beaucoup trop de risques… A presque cinquante balais, beaucoup auraient déjà raccroché. Ce n’est pas le cas de notre bon vieux Sam Fisher, plus en forme que jamais, qui revient dans de nouvelles aventures à vivre dans Splinter Cell : Chaos Theory.

Serious Sam


La grande bataille entre Sam Fisher et Solid Snake n’aura finalement pas lieu, les troisièmes opus respectifs ayant pris des chemins radicalement différents. Là où Metal Gear Solid tente une incursion osée dans la jungle et les nouveautés que cela peut apporter, le nouveau Splinter fait dans ce qu’il connaît le mieux : l’infiltration pure et dure dans des niveaux confinés. Certes, les designers ont effectué un travail colossal pour casser ce goût amer de linéarité qui nous restait sur le palais après les deux premiers épisodes : des salles plus grandes, plusieurs moyens de finir une mission, et un level design du feu de Dieu qui tient en haleine le joueur à chaque instant. Reste que l’habitué des précédents épisodes restera en terrain connu, et finalement, ce n’est pas plus mal.

Remuer le couteau dans l’appelé


On ne se contentera donc en guise de nouveautés que de petites retouches, bonifiant un gameplay déjà bien huilé. Outre une nouvelle jauge sonore qui a fait son apparition dans le HUD, quelques mouvements de bon aloi ont été ajoutés à la panoplie de notre ami Sam : notre cinquantenaire peut désormais foudroyer un ennemi d’un coup de paume de main, s’accrocher au bas d’une balustrade et chopper un terroriste par le col pour le projeter dans le vide, ou carrément étrangler un de ces malfrats en étant suspendu la tête en bas. Le coup du lapin par le cochon pendu, pour faire plus imagé. Une nouvelle arme est également à disposition : un banal couteau qui permettra de charcuter l’ennemi imprudent ou même de déchirer toiles de tente et autres tissus pour surprendre quelqu’un dans le dos. Coucou, c’est qui ?

Montréal, parce que je le vaux bien


Si Splinter Cell : Pandora Tomorrow proposait des graphismes très proches de ceux du premier Splinter Cell, force est d’avouer qu’Ubisoft a mis les petits plats dans les grands en ce qui concerne la réalisation graphique de ce troisième opus (en ce qui concerne les versions Xbox et PC tout du moins, les versions PS2 et Gamecube étant paraît-il assez catastrophiques à ce niveau). Les effets de lumière sont encore plus bluffants, et la variété des niveaux permet d’apprécier à sa juste valeur le travail des artistes de Montréal. La modélisation des personnages est saisissante, et les animations faciales des ennemis le couteau sous la gorge sont purement jouissives, si tant est que l’on soit un peu sadique.

Le Versus débite


Et du sadisme, il va en falloir un paquet pour le mode Versus, reconduit pour cette seconde suite. Pas besoin de faire les présentations, tout le monde se souvient que ce mode multijoueur oppose deux espions en vue à la troisième personne à deux mercenaires qui jouent eux en vue subjective. Pas de doute, il s’agit toujours d’un franc succès, les rééditions des anciennes maps étant réussies et les nouvelles en mettant plein la vue. Un nouveau mode de jeu fait son apparition, dans lequel les espions doivent voler et déplacer des disques. Si on meurt avec des disques sur soi, ils sont irrémédiablement perdus. Stress assuré. On apprécie également l’intronisation de quelques mouvements issus du mode coopératif, qui est la grosse nouveauté de ce Chaos Theory.

Agent double


Le mode Coop de Splinter Cell : Chaos Theory met une bonne claque lors de sa découverte. Il permet à deux joueurs de remplir des missions ensemble, grâce à une véritable coopération : pas question ici que chacun parte dans son coin, car c’est l’échec à tous les coups. Sorte de kama sutra de l’infiltration, il incitera à se grimper dessus, à se couvrir l’un l’autre, à chuchoter dans son micro pour ne pas se faire entendre par les gardes, à se faire descendre en rappel ou même carrément à projeter son partenaire grâce à une prise de judo que ne renierait pas notre David Douillet national. Toutefois, les maps étant ultra linéaires pour permettre toutes sortes de mouvements à deux, ce mode ne sera pas convaincant sur la durée, d'autant plus qu'il ne propose (pour le moment ?) que cinq malheureux niveaux. Une fois l’effet de surprise envolé, on se tourne vers les Versus pour des orgies à quatre. C’est tellement plus drôle face à d’autres humains.

A noter que les versions PS2 et Gamecube que nous n’avons pas reçues semblent très nettement en dessous des versions Xbox et PC. Le problème pour cette dernière étant la foule de bugs qui empêchent une majorité de joueurs de jouer en coopération, voire tout simplement online. Vous voila prévenus.

Sur Xbox, Splinter Cell : Chaos Theory est une franche réussite : un solo renouvelé par un level design des plus attrayants, un gameplay retouché par endroits et une linéarité un tantinet cassée. Les modes multijoueurs sont vraiment un énorme plus, faisant office de jeu dans le jeu. Le versus promet de longues heures de plaisir, tandis que le coopératif laissera le joueur sur sa faim, une fois l’effet de découverte estompé. Un très très grand jeu, assurément.

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