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SNES Mini : Nintendo fait des émules

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
Disponible officiellement aujourd’hui, la Nintendo Classic Mini : Super Nintendo Entertainment System est arrivée avec quelques jours d’avance chez bon nombre d’entre nous. En tous cas, pour celles et ceux étant passés par la case précommande, sous peine de se retrouver le bec dans l’eau comme pour la Nintendo Entertainment System Classic Mini. C’est parti pour un retour dans les années 90 !

Nostalgie time

Avec un peu plus de 1,5 million d’unités vendues dans le monde, la Nintendo Classic Mini : Nintendo Entertainment System a été un véritable carton d’un Noël 2016 placé sous le signe de la nostalgie. Le petit objet est très vite parti dans les limbes de la rupture de stock ou sur eBay n’hésitant pas à chatouiller le x4 du prix de vente. Evidemment, il n’en fallait pas beaucoup plus pour que Nintendo annonce quelques mois plus tard la sortie d’une Nintendo Classic Mini : Super Nintendo Entertainment System.
 

Reprenant les bases de sa grande sœur, cette Mini Super Nes nous replonge dans les années 90 reproduisant fidèlement le design de la Super Nintendo, dans un boîtier bien plus petit tenant dans la main. L’impression générale est du meilleur effet, reprenant les courbes de cette console mythique, jusqu’au moindres petits détails comme les couleurs, le logo, la trappe de la cartouche, les grilles d’aérations et les boutons. On a vraiment l’impression de voir une Super Nintendo rétrécie. C’est bluffant et surprenant, surtout lorsqu’on a l’habitude de la taille de l’originale. On retrouve même le bouton Power coulissant, ainsi que le bouton Reset, qui ici sert de retour au menu de la console.

Tout n’est pas pour autant parfait, puisque le bouton Eject, la fente de la cartouche ou encore la façade de la console sont factices. Bon ok, c’est vraiment du détail. Au final, si je devais souligner le seul défaut, ce serait bien celui de la façade avant, proposant les ports manettes. Pas question pour Nintendo de reproduire les mêmes ports manettes que sur Super Nintendo, cela aurait pris trop de place. Du coup, on se retrouve avec une façade qui se déplie laissant apparaître deux ports Wii, pour y connecter les deux manettes. Pas de ports USB, donc impossible de se servir de ces manettes autre part que sur une console Nintendo. C’est un peu dommage, mais franchement, c’est chipoter pour pas grand-chose, tellement le reste est impeccable.

Là où c'est intéressant, c'est que ce port Wii est compatible avec pas mal de choses. Si vous disposez d'un écosystème Nintendo chez vous, c'est la fête de la compatibilité. Sur Super Nes Mini, vous pouvez utilisez les manettes fournies avec la console, mais aussi les manettes de la Nes Mini et la manette classique pro de la Wii. Les sensations ne sont forcément pas les mêmes, mais ça fonctionne parfaitement (à part le manque de boutons pour la Nes). De même, les pads de la Super Nes Mini fonctionnent parfaitement sur Nes Mini, Wii et même Wii U, ce qui peut être pratique si vous avez achetez des jeux Virtual Console. 

Concernant la connectique, on se retrouve avec du simple et efficace : une sortie HDMI pour brancher la mini console à sa TV et un port micro USB afin de l’alimenter. Deux câbles sont fournis dans la boîte, donc aucun problème pour tout brancher. Sauf si vous ne disposez pas de port USB sur votre TV, auquel cas il faudra rajouter un adaptateur secteur pour USB ou utiliser votre matériel de téléphone portable ou tablette.



Nintendo a aussi pris en compte les remarques concernant sa Mini Nes, livrée à l’époque avec une seule manette. Pas cool, puisque plusieurs jeux étaient jouables à deux, ce qui obligeait donc à l’achat d’un autre pad (ou de brancher un pad Wii). Cette fois-ci, Nintendo a mis deux manettes directement dans la boîte ! Et contrairement à la console, elles n’ont pas changé de taille, gardant les mêmes dimensions qu’à l’époque. Je n’ai pas vraiment noté de différence, à part peut-être le plastique un peu moins granuleux. A noter aussi que les câbles sont plus grand que sur la Mini Nes, passant de 80 cm à 145 cm. C’est bien plus grand, mais toujours pas assez pour jouer tranquillement affalé dans le canapé comme avec n’importe quel pad sans fil. Par exemple dans mon cas, je suis obligé de poser la Mini Super Nes sur la table basse, puisque j’ai 3 m de distance entre ma TV et mon canapé. Ce qui au final pose un tout petit problème avec le câble USB fourni dans la boîte, puisqu’il ne fait que 150 cm. J’utilise donc un autre câble pour être vraiment à l’aise.

Un hardware déjà connu

Pour celles et ceux qui s’intéressent un peu au hardware, voici une information assez importante. Je n’ai évidemment pas ouvert ma Mini Super Nes pour constater les choses, mais l’excellente équipe Digital Foundry l’a fait pour moi. Et (presque) surprise, ils ont tout simplement découvert que la carte mère embarquée dans la Mini Super Nes est exactement la même que pour la Mini Nes ! Nintendo a juste été obligé de découper les coins d’une manière différente pour faire entrer la plaque dans le boitier, mais c’est tout. Des caractéristiques techniques plus que suffisantes, quand on se souvient que la Super Nintendo était propulsée par un processeur WDC 65C816 16-bits, 64 Ko de mémoire vidéo et 128 Ko de RAM.

On se retrouve donc avec ceci :
  • Processeur : Allwinner R16 SoC – 4 core ARM Cortex A7s
  • GPU : ARM Mali 400 MP2
  • RAM : 256MB DDR par Hynix
  • Stockage : 512 Mo en NAND
Si tu aimes les gros plans, voici celui de la Super Nes Mini et celui de la Nes Mini.
Crédit photo : Digital Foundry

En étant médisant, on pourrait se dire que Nintendo ne se fait pas chier. Mais au contraire, je pense qu’à ce niveau, le travail est juste très bien pensé. L’équipe Nintendo European Research and Development basée à Paris a tout simplement imaginé un hardware pouvant supporter un émulateur NES ou SNES, tout en prenant en compte les spécificités de certains jeux afin de reproduire fidèlement les sensations de l’époque. Par exemple, l’utilisation d’une puce Super FX pour Star Fox, mais aussi la puce Super FX 2 utilisée pour Star Fox 2 et Super Mario World 2: Yoshi’s Island, ou encore la puce DSP1 (Digital Signal Processor) servant au mode 7 pour Super Mario Kart, ainsi que la puce SA1 (The Super Accelerator) qui était dans la cartouche de Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars. Des spécificités techniques pensées en amont, à l’époque de l’élaboration de la Mini NES. Et surtout des spécificités techniques permettant à Nintendo de monter une chaîne de production pour remettre des Mini consoles sur le marché très rapidement. C’est d’ailleurs pour cela que Nintendo a annoncé le retour de la Mini Nes en 2018 et qu’il n’y aurait pas de pénurie pour la Mini Super Nes.

La hausse du prix par rapport à la Mini Nes a donc une véritable explication. Le hardware étant le même, la seule chose augmentant le prix est la présence de deux manettes directement dans la boîte. On parie que la prochaine Mini Nes embarquera elle aussi deux pads pour 79,99€ ?

Rétro menu et nouvelles options

Avant de parler des jeux, passons un peu en revue le menu de la Super Nes Mini, qui comporte quelques nouveautés. Comme dit plus haut dans la partie design de la machine, on accède au dashboard de la console une fois allumée ou d’une simple pression sur le bouton Reset. C’est ici que l’on retrouve les 21 jeux disponibles sous forme d'une longue frise horizontale, présentant les jaquettes et si le jeu en question est jouable seul ou à deux.

Comme on sait tous que les jeux des années 90 sont bien plus difficiles que les AAA sortant de nos jours, Nintendo a pris la bonne initiative de proposer 4 slots de sauvegarde pour chaque jeu. Evidemment, on peut sauvegarder à n’importe quel moment du jeu, ce qui est bien pratique pour certains RPG ou des jeux d’arcade sans sauvegarde automatique. A noter aussi qu’il existe une fonction Replay qui va en sauver plus d’un de la crise de nerf. En gros, il s’agit ici d’un retour arrière des 40 dernières secondes pour des jeux d’arcade et allant jusqu’à 5 minutes pour un RPG ! Par contre, la manière de l’activer est un peu fastidieuse. Il faut appuyer sur Reset pour se retrouver sur le menu, puis ensuite aller vers le bas et enfin, appuyer sur la touche X. Ce n’est pas hyper pratique et j’aurais bien aimé une sorte de combinaison de touche sur le pad.

Je n'ai pas de screen de l'interface mais une photo de chat, ça fonctionne toujours bien.

Pour le reste, on peut noter le strict minimum, mais suffisant. On retrouve la possibilité de changer la langue du menu, mais aussi trois niveaux d’affichage offrant un rendu 720p en 4/3, le rendu original donc en de 512 × 448 pixels et un autre mode avec une sorte de filtre « tube cathodique », comme à l’époque. Pour avoir tout testé, je dirais que les trois se valent. Tout dépend de la TV que vous avez ou même de votre distance avec l’écran. Enfin, 4/3 oblige, des habillages sont aussi dispo. Ça va du fond noir tout con pour combler les deux grandes bandes noires des côtés gauche et droit, à une sorte de wallpaper façon Super Mario World, etc. Ce n’est pas forcément du meilleur goût, mais ça plaira à tout le monde.

20 jeux + 1

Passons maintenant au plus important : les jeux. Comme pour la Mini Nes, cette nouvelle console n’offre pas la possibilité de rajouter de nouveaux titres. On restera donc à 21 jeux, même dans 10 ans. Sauf si vous avez l’esprit hacking, évidemment (même si là, vous avez certainement déjà un Raspberry Pi sous la TV puisque vous avez suivi notre tuto RecalBox). Perso, à la place de Nintendo, j’aurais proposé une connexion Wifi s’activant avec l’obligation de se connecter via un Nintendo Account, et l’option d’acheter des jeux supplémentaires. Mais non, il faudra donc se contenter de 21 titres, contre 30 sur Mini Nes et environ 2000 sur votre carte SD insérée dans votre Raspberry Pi.

Mine de rien, le choix n’a pas dû être évident pour Nintendo, puisque la Super Nintendo est une console proposant des tas de jeux excellents. On retrouve tout de même un paquet de pépites et même pas mal de jeux d’éditeurs tiers. Du côté de Capcom, le choix est assez varié avec Mega Man X, Street Fighter II Turbo : Hyper Fighting et Super Ghouls'N Ghosts. Quant à Square Enix, les heures défileront via les 3 RPG, Final Fantasy III (donc FF VI), Secret of Mana et Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars. Enfin, Konami n’est pas en reste avec de l’arcade super dure proposant Contra III : The Alien Wars et Super Castlevania IV.

Tout le reste des titres provient de chez Nintendo. Si on pourra regretter d’avoir le premier Donkey Kong à la place de l’excellent second opus, ou encore deux jeux Kirby, on ne peut pas dire que Nintendo nous propose le moins bon de son catalogue avec Super Mario World et sa suite, The Legend of Zelda : A link to the Past, F-ZERO ou encore Star Fox, tout est là.


Voici la liste exacte des jeux proposés :
La seule « mauvaise » nouvelle est que tous les jeux sont en version américaine, ce qui sous-entend des textes en anglais. Ce n’est pas vraiment un souci pour la plupart des joueurs de l’époque, mais cela pourrait en être un pour les plus jeunes, découvrant par la même occasion la Super Nintendo. Par contre, et là c’est cool, tous les jeux sont en 60 Hz. Terminé les bandes noires ou les ralentissements de certains jeux ! Et puis, sans les versions US, on n'aurait pas Final Fantasy VI et EarthBound, jamais sorti sur Super Nintendo en Europe. Un mal pour un bien donc.
 
Je dois tout de même avouer que j’aurais bien aimé voir d’autres titres dans cette liste, qui est un peu petite compte tenu de l’espace de stockage embarqué dans la console. J’aurais par exemple aimé voir Chrono Trigger de Square Enix, Super Mario All-Stars histoire de gratter encore quelques jeux, un petit Teenage Mutant Hero Turtles IV : Turtles in Time chez Konami, ou encore un shoot’em up.

Mais… mais… on a droit à…

Star Fox 2

Prévu à l’époque pour une sortie en 1995, Star Fox 2 a su rester au chaud, au fond d’un tiroir, pour revenir 22 ans plus tard sur Super Nes Mini ! C’est vraiment la surprise de cette console, puisqu’il n’est pas possible de choper ce jeu autre part. Pour la petite histoire, Nintendo avait à l’époque décidé d’annuler la sortie du jeu, pourtant totalement terminé, pour ne pas faire pâle figure face à la Nintendo 64 sortant en 1996. C’était presque logique, mais un peu bizarre comme décision.

L’occasion de reprendre son Arwing et de découvrir un jeu qui a inspiré d’autres titres de chez Nintendo, comme Star Fox Command en 2006 sur DS pour la map ou encore le fait de se transformer en Walker (le poulet de l’espace) repris dans Star Fox Zero sur Wii U. 

Il n’est pas question ici de missions toutes simples comme dans le premier épisode où l’on enchainait les niveaux. Star Fox 2 propose une map dans laquelle on se balade en vue de dessus et surtout, nous laisse le choix d’aller ici et là pour aider nos alliés face aux méchants de l’histoire. Et effectivement, si le jeu est cool comme l’était Star Fox, la 3D a vraiment pris un coup dans la gueule. Mais pour les fans, ça reste tout de même plaisant à jouer. 
On a devant nous l’objet rétro de l’année, c’est évident. Ici, pas de « console la plus puissante du monde ». Non. Nintendo nous propose tout simplement de revivre l'époque mythique des années 90 avec un achat compulsif totalement assumé. Tout le monde n’a pas de Super Nintendo dans le salon. Et limite, tout le monde n’y a pas joué ! Du coup, cette Nintendo Classic Mini : Super Nintendo Entertainment System fait vraiment l’affaire, tout en proposant du lourd côté contenu. Il s’agit clairement d’un achat coup de cœur pour les fans de la Super Nintendo souhaitant retrouver les sensations de l’époque, tout en restant dans la légalité. Parce que oui, si on compte le prix de ces 21 jeux sur l’eShop, on dépasse allégrement les 80 balles. Oui, je tente de trouver une excuse valable pour avoir craqué.

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